GLOSSAIRE DU WHISKY

543 RÉFÉRENCES ( FRANÇAIS ET ANGLAIS )

1- INTRODUCTION

Le whisky constitue un univers d’une richesse exceptionnelle, où se rencontrent traditions séculaires, innovations techniques et une diversité sensorielle presque infinie. Derrière chaque bouteille se cache un ensemble de savoir-faire, de procédés et de choix humains qui façonnent son identité. Pour appréhender pleinement cette complexité, la maîtrise d’un vocabulaire précis s’avère indispensable.

Ce lexique a pour vocation d’offrir un outil de référence structuré, destiné à éclairer les amateurs comme les connaisseurs avertis. Il rassemble les termes essentiels liés à toutes les étapes de l’élaboration du whisky : des matières premières aux techniques de maltage, de brassage, de fermentation et de distillation, jusqu’aux subtilités de la maturation et de l’embouteillage. Il intègre également le langage spécifique de la dégustation, permettant de décrire avec rigueur les profils aromatiques et les sensations en bouche.

Au-delà de la simple définition, chaque terme s’inscrit dans un contexte technique, historique ou sensoriel. L’objectif est ainsi de dépasser une approche purement descriptive pour proposer une compréhension approfondie des mécanismes qui influencent le style et la qualité des whiskies, qu’ils soient issus d’Écosse, d’Irlande, du Japon, des États-Unis ou d’autres régions émergentes.

Dans une discipline où la précision du langage reflète la finesse de l’analyse, ce lexique se veut à la fois un guide pédagogique et un instrument d’expertise. Il accompagnera le lecteur dans sa progression, lui permettant de décrypter les mentions figurant sur les étiquettes, d’interpréter les discours des distilleries et d’affiner son propre jugement lors de la dégustation.

En offrant des repères clairs et rigoureux, il participe à une meilleure compréhension d’un spiritueux dont la diversité n’a d’égale que la profondeur culturelle et technique.

Certains termes en anglais sont régulièrement utilisés par les auteurs francophones dans leurs publications ou dans leurs ouvrages. Pour cette raison W-L-E© a choisi de publier un glossaire bilingue qui contient aussi bien des termes en français que des termes en anglais . Ces termes sont classés par ordre alphabétique quelque soit la langue utilisée.

Certains mots font partie de l'histoire passée du whisky. Mais, ils sont à connaître  se trouvant dans certains textes historiques. Les liens que vous pouvez rencontrer dans ce glossaire peuvent renvoyer vers  des pages  de Whisky Lovers Encyclopediae©  ou vers d'autres sites.

Pour accéder plus rapidement à la liste des nombreux  termes répertoriés  cliquez sur la première lettre du mot recherché ci dessous . Bien évidemment vous pouvez aussi scroller.

2 - GLOSSAIRE

Les mots du glossaire suivis par un astérisque " * " on été rédigés - Une révision est effectuée périodiquement 

Les fléches bleues vous sont des liens vers le bas ou le haut  de la page 

A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U V  W  X  Y  Z

32 références 

A.B.V. *

L'expression A.B.V. est l'acronyme anglais de Alcohol By Volume (Alcool par Volume), une mesure universelle exprimée en pourcentage qui indique la proportion d'éthanol pur contenu dans le whisky par rapport au volume total du whisky à une température de 20°C.  « 40% abv » veut dire qu'il y a 40% d'alcool et 60% d'eau et de congénères.

Lors de la distillation, le degré initial du spiritueux est particulièrement élevé, oscillant généralement entre 60 % et 70 % d'A.B.V. La législation impose qu'un flacon ne puisse revendiquer l'appellation "whisky" que s'il affiche un minimum de 40 % d'A.B.V. au moment de sa mise en bouteille. La majorité des expressions du marché sont ainsi diluées avec de l'eau pure pour atteindre ce seuil standardisé, favorisant une dégustation accessible.

À l'inverse, les versions dites « cask strength »  (« brut de fût ») ne bénéficient pas de cette étape de dilution, conservant ainsi un A.B.V. élevé qui préserve l'intensité aromatique originelle et offre une expérience sensorielle plus brute, directement héritée du vieillissement en barrique.

A.C.E. *

Acronyme de "Additional Cask Enhancement"  que l'on peut traduire par "renforcement par fût supplémentaire".

L'Additional Cask Enhancement (ACE), terme principalement popularisé par la distillerie Bruichladdich, désigne un procédé de maturation consistant à transférer un whisky de son fût d'origine vers un second contenant pour une période finale.C'est ce qu'on appelle aussi une " finition" ou " finishing"

Contrairement à une maturation traditionnelle en fûts de bourbon ou de sherry, l'ACE vise à modifier le profil aromatique en utilisant des fûts ayant contenu des vins de grands crus ou des spiritueux fins.

Cette technique, souvent appelée « finition » ou « double maturation » ou « finishing» , permet d'infuser des notes complexes de fruits, d'épices ou de tanins sans dénaturer le caractère initial du distillat.

Le processus exige une surveillance rigoureuse afin que l'influence du bois secondaire n'écrase pas l'équilibre délicat du malt.

En pratique, cette étape peut durer de quelques mois à plusieurs années, apportant une dimension supplémentaire à la texture et à la couleur de l'eau-de-vie.

Acides gras **

Traduction en anglais : "Fatty acid" 

Les acides gras sont des composés formés en partie pendant la fermentation du whisky, sous l’action des levures.
Ils influencent la texture du distillat et participent à sa rondeur.
Une partie d’entre eux passe dans le distillat après la distillation.
Pendant la maturation , ils réagissent avec les alcools pour former des esters.
Ces esters contribuent aux arômes fruités, floraux ou crémeux du whisky.

Affinage *

Traduction en anglais :"finish" ou "finishing".

Parfois appellé en français  "maturation secondaire"

Après la maturation , le whisky peut être affiné . Pour cela , il est transféré dans un fût  secondaire d'origine et de caractéristiques différentes de celui dans lequel il a bénéficié de sa maturation "principale".

Cela permet de bénéficier d'une maturation prolongée mais différente .  Cet affinage produira , en quelque sorte ,une double maturation. Il va apporter une complexité des arômes et des saveurs.La durée peut s'étendre , en général , de 3 à 24 mois, mais il n'y a pas de régle.

Aftershots *

Traduction en  français : "queue de distillation" .

C'est l'alcool qui provient de l'alambic en fin de distillation. 

L'utilisation du terme aftershots dans l'industrie du whisky correspond à la définition technique des queues de distillation. Dans le processus de fractionnement au sein de l'alambic de second remplissage (spirit still), la production est divisée en trois segments distincts : les têtes (foreshots), le cœur (heart) et les queues (aftershots).

Les aftershots représentent la phase terminale de la distillation, caractérisée par une baisse significative du degré alcoolique et une concentration élevée en composés organiques lourds, tels que les huiles de fusel.

Ces éléments, bien que porteurs de certains arômes, deviennent indésirables s'ils sont présents en excès dans le distillat final.

Pour optimiser le rendement et préserver la complexité du profil aromatique, les distillateurs ne conservent pas ces queues pour la mise en fût, mais les dirigent vers le récepteur de bas-vins (feints receiver). Elles sont ensuite systématiquement réintroduites dans la charge de la distillation suivante pour subir un nouveau cycle de purification.

Age *

L'âge d'un whisky correspond à la durée minimale durant laquelle le distillat a séjourné en fûts  avant sa mise en bouteille. Selon la réglementation européenne cette période de maturation doit s'effectuer dans des récipients en bois d'une capacité maximale de 700 litres. Le décompte de l'âge débute précisément au moment du remplissage du fût et s'arrête lors de l'extraction du liquide pour l'embouteillage, le vieillissement cessant dès que le produit est en verre.

La détermination de l'âge affiché sur l'étiquette est régie par la règle du constituant le plus jeune. Dans le cas d'un assemblage (blend) de plusieurs fûts d'âges différents, seul l'âge du plus jeune whisky incorporé peut être mentionné. Par exemple, un whisky de 12 ans peut contenir des distillats de 15 ou 20 ans, mais aucun de moins de 12 ans. Si aucune mention d'âge ne figure sur la bouteille (whisky « NAS » ou No Age Statement), le produit doit néanmoins respecter le minimum légal de 3 ans de maturation pour porter l'appellation de whisky .

Ageing *

Traduction en français : "vieillissement" ou "maturation"

Le terme anglais « ageing » désigne le processus de maturation du whisky en fûts de bois, une étape réglementaire pour obtenir un "whisky". Durant cette période, le distillat ( liquide transparent sortant de l'alambic ) interagit avec le bois (généralement du chêne mais pas toujours selon la réglementation du pays) et l'air à travers les pores du tonneau.

L'environnement extérieur, notamment les variations de température et d'humidité du chai, influence également l'évaporation ( eau et alcool ) et le profil final du produit.

En Écosse et dans l'Union européenne, cette phase doit durer un minimum strict de trois ans pour que le distillat puisse légalement porter le nom de « whisky ».

Aire de Maltage *

Traduction en anglais : "Malting floor "

Zone qui traditionnellement faisait partie des distilleries.  C'est une large zone sur laquelle les grains d'orge humides sont répartis en attendant leur germination. Les  graines sont périodiquement humidifiées et retournées à l'aide d'une pelle ou à l'aide d'un rateau ou une charrue à malt.

De nos jours , depuis une décision de la Distillers Company Ltd. de février 1968 de stopper le maltage dans ses 29 distilleries pour des raisons de rentabilité, on utilise plutôt des tambours de maltage ou des boites de germination de Saladin pour faire démarrer la germination.

Certaines distilleries cependant continuent à fonctionner avec des aires de maltage qui font partie intégrante de leur établissement. Pour la plupart elles ne produisent cependant qu'une proportion du malt dont elles ont besoin , faisant appel à des malteries pour le reste de la production.  On peut citer pour l'Ecosse Abhainn Dearg, The Balvenie, Benriach, Bowmore, Highland Park, Kilchomann, Laphroaig,  Springbank. Au Japon Chichibu . Aux USA Copper Fox, Coppersea, Corsair, Hillrock Estate, Leopold Bros ,Maine Craft, Orange County, Rogue Spirits .

En France la distillerie Rozelieures en Lorraine a sa propre malterie. Ces informations restent à vérifier car elles sont suceptibles de changer dans le temps.

Ref :  maltspedia.com/whisky/maltage-et-broyage/ 

Alambic *

Traduction en anglais : "still" 

Appareil utilisé pour réaliser une distillation . Il peut être en cuivre ou en inox. L’alambic en cuivre est le plus utilisé , car il permet d’obtenir une distillation plus fine .

Certains alambics , plus récents , afin de limité l'usage du cuivre qui est couteux ,  sont construits avec de l'inox et du cuivre . Ce dernier est utilisé uniquement aux différents niveaux où il est necessaire

 Il en existe de plusieurs types . Les 2 types les plus fréquemment employés sont

- le pot still qui est à alambic à repasse dit aussi discontinu. Cela permet une production pat "lots" , en anglais "batches"

- et l'alambic à colonne  qui est aussi connu sous le nom de " Coffey still" - du nom de son inventeur -  ou "patent still" qui permet de réaliser une distillation continue. Ce dernier est plus souvent réservé à la production de whisky de grain .

La distillation serait apparue au Néolithique il y a près de 6000 ans en Mésopotamie . Mais ,selon des historiens actuels  la technique serait venue  de la Chine ancienne. Les Chinois seraient les premiers distillateurs. Elle serait arrivée en Mésopotamie, en Egypte puis en Europe. Certains historiens affirment même que les Chinois auraient probablement utilisé l’orge et le seigle !!!  Il s’agissait alors de procédés très archaïques.

Des auteurs affirment que la distillation aurait été inventée par les Perses qui fabriquaient de l’eau et de l’huile de rose.

Sur le plan archéologique des objets en terre cuite ont été découverts par des fouilles archéologiques à Babylone, en Crète et dans la vallée de l’Indus. Les archéologues ont pu déterminer que ces objets étaient des procédés rudimentaires de distillation destinés à l’extraction des essences et des parfums. Les prêtres gardaient les recettes secrètes

Quelques types d'alambics :

En simplifiant à l'extrême nous pouvons dire que 

  • L'Alambic de Repasse (Pot Still) : Fonctionnant par cuvées successives (batch), il nécessite deux distillations distinctes pour le whisky . Il privilégie la rétention des congénères, produisant un spiritueux lourd, huileux et aromatiquement complexe, typique du Single Malt.

  • L'Alambic à Colonne : Conçu pour une production industrielle et ininterrompue, il permet d'atteindre des degrés alcooliques très élevés (jusqu'à 96 %). Le distillat obtenu est plus neutre et léger que celui du pot still.

  • L'Alambic de Coffey : C'est une variante spécifique de l'alambic à colonne (le patent still). Sa conception brevetée par Aeneas Coffey au XIXe siècle permet d'extraire plus d'arômes que les colonnes modernes, tout en restant plus efficace que la repasse.

  • L'Alambic de Lomond : Hybride entre la repasse et la colonne, il possède une base de pot still surmontée d'un col cylindrique contenant des plateaux mobiles. Cela permet de modifier le niveau de reflux pour produire différents styles de whisky avec un seul appareil.

  • L'Alambic de Vendôme : Bien qu'il puisse être à colonne, sa spécificité réside dans sa capacité à distiller des moûts non filtrés (« on the grain »), là où les colonnes européennes classiques s'encrasseraient.

Alambic à colonnes *

Traduction en anglais :  "column still" 

 

L'alambic à colonne, également connu sous le nom d'alambic à distillation continue ou « Coffey still » ou encore « Patent still » , est un appareil de distillation conçu pour fonctionner de manière ininterrompue, contrairement à l'alambic à repasse (Pot Still).

Structurellement, il se compose de colonnes verticales segmentées par des plateaux perforés.

Le processus repose sur l'injection de vapeur à la base de la colonne tandis que le liquide à distiller ,le moût,  est introduit par le sommet.

Lorsque le moût descend, il rencontre la vapeur ascendante ; cet échange thermique provoque l'évaporation des alcools et des composés volatils.

Ce système permet d'atteindre des degrés alcooliques extrêmement élevés, souvent supérieurs à 90%, en un seul passage.

Il est principalement utilisé pour la production de whiskies de grain, de vodka ou de rhum industriel, offrant une efficacité thermique supérieure et un rendement de production nettement plus élevé que les méthodes traditionnelles.

Référence :

 inspiration de privatewhiskysociety 

Alambic de première distillation *

Traduction en anglais :  "wash still" 

Un alambic de première distillation est le premier alambic utilisé pour distiller le moût fermenté, appelé wash, afin d’en extraire l’alcool brut.

C’est dans cet appareil, généralement en cuivre, que le liquide est chauffé pour séparer l’alcool de l’eau, des levures et des résidus de fermentation.

Le distillat obtenu, appelé low wines, titre encore relativement peu et n’est pas le produit final. Il sera ensuite envoyé vers un second alambic pour la seconde distillation.

Cet alambic joue donc un rôle essentiel dans la naissance du futur spiritueux.

Alambic de type Lomond *

    Traduction en anglais : "Lomond still" 

    L’« alambic de type Lomond » désigne un alambic hybride, à base de pot still, surmonté d’une colonne de rectification, conçu pour ajuster le degré de reflux et donc le style du distillat. Rarement utilisés  . On en trouve  dans les distilleries de Scapa et D’Atmore
    Il  permet d’obtenir des distillats plus légers ou plus riches selon le réglage, entre un profil proche du pot still traditionnel et un profil plus épuré.
    Historiquement, ce type d’alambic a été mis au point dans les années 1955 pour donner plus de flexibilité à la distillation.
    Son nom vient des « Lomond stills », associés à des installations comme Inverleven, mais il ne faut pas les confondre avec les alambics utilisés à Loch Lomond

    Les alambics de type Lomond se trouvent aujourd’hui dans très peu de distilleries. Les principaux sites liés à ce type d’alambic sont :

    • Scapa (Orkney) : conserve un alambic Lomond parmi ses alambics , encore utilisé pour certains single malts.
    • Dalmore
    • Bruichladdich: a récupéré un ancien Lomond still, rebaptisé “Ugly Betty”, mais dédié à la distillation de gin

    Références

    Alambic de seconde distillation **

    Traduction en anglais :  "spirit still" 

    « Alambic de seconde distillation » désigne le second alambic en cuivre utilisé lors d'une double distillation discontinue, typique des single malts écossais et irlandais ( et de bien autres ) .

    Son rôle principal consiste à distiller le liquide issu de la première distillation (low wines ou bas vins) , titrant environ 20 à 25 % d'alcool , afin d'en concentrer les vapeurs et d'atteindre un degré alcoolique supérieur, généralement compris entre 65 et 70 % vol.

    C’est à la sortie de cet alambic que le maître distillateur procède à la coupe des fractions de distillation, séparant les têtes et les queues chargées d'impuretés pour ne conserver que le cœur de chauffe (the heart).

    La forme géométrique spécifique, la hauteur du col de cygne et le niveau d'interaction du cuivre de ce second alambic déterminent de manière irréversible le profil aromatique, la texture et la légèreté du distillat final avant son entonnage. Ce prodil aromatique sera complété par la maturationn en fûts qui va suivre.

    C'est donc lui qui permet d'obtenir le distillat qui sera mis en fûts.

    Alambic à repasse *

    Traduction en anglais :  "Pot still " 

    L'alambic à repasse, également connu sous le nom d'alambic charentais ou pot still, constitue l'équipement fondamental de la distillation discontinue. Ce procédé thermique qu’est une distillation , permet de séparer l'alcool et les composés aromatiques de l'eau en exploitant la différence de leurs points d'ébullition.

    Structure

    L'appareil est traditionnellement fabriqué en cuivre, un métal privilégié pour sa malléabilité, sa conductivité thermique et sa capacité à fixer les composés soufrés indésirables. Il se compose de quatre éléments principaux :

    • La chaudière (ou cucurbite) : Le récipient contenant le liquide à distiller (brassin de céréales pour le whisky). Elle est chauffée directement à feu nu ou via un système de vapeur.
    • Le chapiteau : Le dôme surmontant la chaudière. Sa forme (oignon, olive ou poire) influence le reflux interne et le profil aromatique final du distillat.
    • Le col de cygne : Un tube courbé qui achemine les vapeurs d'alcool vers le condenseur.
    • Le condenseur : Un serpentin immergé dans un bac d'eau froide où la vapeur se liquéfie pour redevenir un liquide alcoolisé.

    Le Processus de la Double Distillation

    La spécificité de la « repasse » réside dans l'exécution de deux cycles de chauffe successifs :

    La première chauffe

    Le liquide initial est porté à ébullition pour obtenir le brouillis (ou "low wines"). Ce premier distillat titre généralement entre 25% et 30% d'alcool par volume. Il contient l'essentiel de l'éthanol mais reste chargé d'impuretés.

    La seconde chauffe

    Le brouillis est réintroduit dans la chaudière pour une seconde distillation plus précise. C'est durant cette étape que s'effectue le coupage, séparant le liquide en trois fractions :

    • Les têtes : Les premiers alcools sortants, riches en esters volatils et méthanol (éliminés ou recyclés).
    • Le cœur : La fraction noble, limpide et aromatique, destinée au vieillissement.
    • Les queues : Les composés les plus lourds et huileux en fin de cycle (éliminés ou recyclés).

    Applications

    Ce mode de distillation est l'exclusivité légale pour la production du Cognac et du Single Malt Scotch Whisky. Contrairement à la distillation en colonne (continue), l'alambic à repasse produit un alcool moins pur en termes de degré (souvent entre 65% et 72%), mais beaucoup plus riche en congénères, ces éléments chimiques responsables de la complexité aromatique et de la texture du produit fini.

     

    A noter que certaines distilleries de whisky  réalisent une triple distillation ( essentiellement en Irlande)

    Comparaison des systèmes de distillation

    En simplifiant à l'extrême nous pouvons dire que 

    • L'Alambic de Repasse (Pot Still) : Fonctionnant par cuvées successives (batch), il nécessite deux distillations distinctes pour le whisky . Il privilégie la rétention des congénères, produisant un spiritueux lourd, huileux et aromatiquement complexe, typique du Single Malt.

    • L'Alambic à Colonne : Conçu pour une production industrielle et ininterrompue, il permet d'atteindre des degrés alcooliques très élevés (jusqu'à 96 %). Le distillat obtenu est plus neutre et léger que celui du pot still. N'est pas un alambic à colonne 

    • L'Alambic de Coffey : C'est une variante spécifique de l'alambic à colonne (le patent still). Sa conception brevetée par Aeneas Coffey au XIXe siècle permet d'extraire plus d'arômes que les colonnes modernes, tout en restant plus efficace que la repasse.N'est pas un alambic à colonne  

    • L'Alambic de Lomond : Hybride entre la repasse et la colonne, il possède une base de pot still surmontée d'un col cylindrique contenant des plateaux mobiles. Cela permet de modifier le niveau de reflux pour produire différents styles de whisky avec un seul appareil. N'est pas un alambic à colonne 

    • L'Alambic de Vendôme : Bien qu'il puisse être à colonne, sa spécificité réside dans sa capacité à distiller des moûts non filtrés (« on the grain »), là où les colonnes européennes classiques s'encrasseraient. N'est pas un alambic à colonne 

    Alambic Vendôme *

    Traduction en anglais :  "Vendome copper still  "  

    L'alambic de Vendôme, fabriqué par la célèbre Vendome Copper & Brass Works basée à Louisville, Kentucky, représente l'un des sommets de l'ingénierie américaine en matière de distillation. Contrairement aux modèles traditionnels à repasse, cet appareil se distingue souvent par sa configuration en colonne continue, bien que l'entreprise conçoive également des modèles hybrides et des pots. Sa structure imposante en cuivre est spécifiquement optimisée pour la production intensive de Bourbon et de Rye Whiskey.

    La particularité technique de cet alambic réside dans sa capacité à traiter des moûts épais contenant encore des grains de céréales, grâce à un système de plateaux internes perforés qui facilitent l'échange thermique et le fractionnement des vapeurs.

    Le cuivre utilisé joue un rôle catalyseur essentiel, éliminant les composés sulfurés indésirables tout en préservant les arômes riches et boisés caractéristiques des spiritueux américains.

    Aujourd'hui, l'alambic de Vendôme est considéré comme un standard industriel par les plus grandes distilleries des États-Unis pour sa robustesse et sa précision thermique.

    Comparaison des systèmes de distillation

    En simplifiant à l'extrême nous pouvons dire que 

    • L'Alambic de Repasse (Pot Still) : Fonctionnant par cuvées successives (batch), il nécessite deux distillations distinctes pour le whisky . Il privilégie la rétention des congénères, produisant un spiritueux lourd, huileux et aromatiquement complexe, typique du Single Malt.

    • L'Alambic à Colonne : Conçu pour une production industrielle et ininterrompue, il permet d'atteindre des degrés alcooliques très élevés (jusqu'à 96 %). Le distillat obtenu est plus neutre et léger que celui du pot still.

    • L'Alambic de Coffey : C'est une variante spécifique de l'alambic à colonne (le patent still). Sa conception brevetée par Aeneas Coffey au XIXe siècle permet d'extraire plus d'arômes que les colonnes modernes, tout en restant plus efficace que la repasse.

    • L'Alambic de Lomond : Hybride entre la repasse et la colonne, il possède une base de pot still surmontée d'un col cylindrique contenant des plateaux mobiles. Cela permet de modifier le niveau de reflux pour produire différents styles de whisky avec un seul appareil.

    • L'Alambic de Vendôme : Bien qu'il puisse être à colonne, sa spécificité réside dans sa capacité à distiller des moûts non filtrés (« on the grain »), là où les colonnes européennes classiques s'encrasseraient.

    Alcohol *

    Traduction en français : "Alcool" 

    Dans le contexte du whisky, le mot " alcohol"  renvoie au degré d’alcool de la boisson, indiqué en pourcentage de volume, souvent sous la forme ABV (Alcohol by Volume).whiskymag
    On le rencontre sur les étiquettes pour préciser la force du whisky, par exemple 40% vol. ou 46% vol.

    Alcool *

    Traduction en anglais : Alcohol

    L'alcool, au sein de l'industrie du whisky, désigne principalement l'éthanol (C2H5OH), un composé organique produit par la fermentation de sucres issus de céréales.

    La fermentation constitue donc l'étape biochimique fondamentale où le sucre est transformé en alcool. Sous l'action des levures introduites dans le moût de céréales, les molécules de glucose et de maltose sont décomposées en éthanol et en dioxyde de carbone (CO2).

    C6​H12​O6​→2C2H5​OH+2CO2

    Ce processus métabolique anaérobie produit également des congénères, tels que les esters et les alcools supérieurs, qui définissent le profil aromatique primaire du futur whisky avant même l'étape de la distillation.

    Dans le processus de distillation, il est séparé de la "bière de malt" (ou wash) grâce à sa température d'ébullition inférieure à celle de l'eau, soit environ 78,3°C.

    Le distillateur segmente la production en trois parties : la tête, le cœur et la queue. Seul le cœur, appelé "esprit" (new make spirit), est conservé pour le vieillissement. Cet alcool blanc titre généralement entre 68% et 72% de volume après une double distillation en alambic à repasse. Durant la maturation en fûts de chêne, l'alcool interagit avec le bois et l'oxygène, extrayant des composés aromatiques tout en subissant une évaporation naturelle nommée la "part des anges". Le produit final doit titrer au minimum 40% d'alcool par volume pour légalement porter la dénomination de whisky.

    Alcool de fusel *

    Traduction en anglais : « fusel oils »

    Les alcools de fusel, dont le nom dérive de l'allemand signifiant « mauvais alcool », constituent un groupe de composés organiques à chaîne carbonée longue, tels que l’isoamylalcool, le butanol et le propanol. Ces alcools supérieurs sont générés lors de la fermentation du moût de whisky par le métabolisme des levures, particulièrement sous l'influence de températures élevées.

    Lors de la distillation en alambic, ces substances se concentrent principalement dans les queues de distillation en raison de leur point d’ébullition élevé et de leur nature hydrophobe, adoptant une consistance huileuse caractéristique.

    Si une concentration excessive peut engendrer des notes de solvant indésirables, un dosage maîtrisé est capital pour l'identité du spiritueux. Contrairement à la vodka qui recherche la neutralité, le whisky tire sa richesse de ces huiles : lors de la maturation en fût, elles réagissent avec les acides pour former des esters, transformant des arômes lourds en notes complexes de fruits, d'épices et de fleurs. La gestion précise de la « coupe » lors de la distillation est donc l'art de convertir ces sous-produits bruts en vecteurs de complexité sensorielle.

    ALCOOL DE FUSEL  versus  HUILE DE FUSEL

    Sur le plan technique, il n’existe aucune différence de nature chimique entre les alcools de fusel et les huiles de fusel ; ces termes désignent les mêmes alcools supérieurs (propanol, isobutanol, alcool isoamylique). La distinction est purement sémantique et physique.

    Le terme « alcools de fusel » fait référence à leur structure moléculaire issue du métabolisme des levures

    L’appellation « huiles » décrit leur comportement physique lors de la distillation. Ayant une solubilité limitée dans l'eau et un point d'ébullition élevé, ces composés s'accumulent dans les queues de distillation où ils ont une consistance visqueuse et un aspect gras. Ainsi, on évoque le terme  « d'huiles de fusel » pour souligner leur texture huileuse et leur résidu persistant dans l'alambic, mais elles demeurent chimiquement des alcools.

     

    Alcoométrique volumique *

    Traduction en anglais:  "alcoholic strength"

    La teneur en alcool d'un whisky s'exprime en pourcentage du volume total de whisky. C'est la raison pour laquelle , sur les étiquettes on trouve , par exemple, 45%vol. Cela veut dire que dans cette bouteille 45% du volume est de l'alcool, le reste de l'eau et des congènéres .

    Autrement dit : Le titre alcoométrique volumique (TAV), exprimé en pourcentage du volume total, représente la proportion d'éthanol pur contenue dans le whisky à une température de 20°C. Cette mesure définit légalement l'appellation : un whisky doit présenter un degré minimal de 40 % vol. pour être commercialisé.

    La concentration alcoolique influence directement la tension superficielle du liquide et la solubilité des composés aromatiques. Ainsi, un volume d'alcool plus élevé agira comme un exhausteur pour les huiles essentielles et les esters, tout en modifiant la perception sensorielle de la texture en bouche.

    American Standard Barrel ( A.S.B.)*

    Traduction en français : "Fût standard de Bourbon"

    L’American Standard Barrel (A.S.B.) est le fût de référence de l’industrie du bourbon américain, d’une capacité réglementaire d’environ 200 litres (53 gallons US).

    Fabriqué presque exclusivement en chêne blanc américain (Quercus alba), il doit obligatoirement être neuf et fortement bousiné pour la production de bourbon.

    Ce niveau de chauffe développe des composés aromatiques majeurs : vanilline, lactones de chêne, caramel, noix de coco et notes épicées.

    Après un seul usage légal aux États-Unis, ces fûts sont massivement exportés vers l’Écosse, l’Irlande ou le Japon pour le vieillissement des whiskies.

    L’A.S.B. favorise une maturation relativement rapide grâce à son rapport surface/volume équilibré. Il constitue aujourd’hui la base aromatique de nombreux single malts modernes, apportant douceur vanillée, structure boisée et rondeur sucrée.

    American whiskey**

    Traduction en français : Whiskey américain 

    Les American whiskies regroupent les whiskies produits aux États-Unis selon des catégories strictement réglementées.

    Ils se distinguent des whiskies écossais par l’usage dominant du maïs, du seigle et du blé plutôt que de l’orge maltée. Cette base céréalière donne des spiritueux au profil souvent plus puissant, généreux et boisé.

    Leur histoire commence avec les colons européens des XVIIe et XVIIIe siècles, qui ont adapté leurs méthodes de distillation aux ressources locales. Le maïs, très présent dans le Kentucky et le Tennessee, a favorisé l’essor du bourbon, devenu le style américain le plus connu .

    Le bourbon doit contenir au moins 51 % de maïs et vieillir en fûts de chêne neufs fortement brûlés, ce qui lui apporte des arômes de vanille, caramel, coco, cannelle et bois toasté.

    Le rye whiskey, composé d’au moins 51 % de seigle, offre au contraire un caractère plus sec, épicé et poivré. D’autres catégories complètent cette diversité, comme le Tennessee whiskey, filtré sur charbon d’érable, le corn whiskey, le wheat whiskey et l’American Single Malt et bien d’autres .

    Le climat américain, plus chaud que celui de l’Écosse ou de l’Irlande, accélère la maturation et intensifie les échanges avec le bois. Ainsi, les American whiskies occupent aujourd’hui une place majeure sur le marché mondial grâce à leur héritage, leur richesse aromatique et leur diversité.

    Amontillado *

    L'Amontillado est un type de vin de spécialité originaire de la région de Jerez, en Espagne, dont les fûts sont particulièrement prisés pour l'affinage (finishing) du whisky.

    Sa particularité réside dans un processus de maturation double : il débute par une phase biologique sous un voile de levures appelé « flor », avant de subir une maturation oxydative après la disparition ou la fortification volontaire de ce voile. Ce parcours singulier lui confère une couleur ambrée et une complexité aromatique oscillant entre les notes sèches du Fino et les nuances riches de l'Oloroso.

    Lorsqu'un whisky est transféré dans un ancien fût d'Amontillado, il absorbe les résidus de ce vin imprégnés dans les douelles de chêne. Cette interaction apporte au distillat des caractéristiques distinctives de noisette grillée, de tabac blond et de fruits secs, tout en conservant une structure élégante et une finale souvent saline. L'utilisation de ces fûts permet aux maîtres distillateurs de complexifier le profil organoleptique du whisky sans en masquer totalement le caractère original de la distillerie.

    Ref

    Sherry Notes - Amontillado characteristics and production

    Amoroso *

    Traduction en anglais : Cream ou Medium Sherry.

    L'Amoroso désigne une catégorie spécifique de vin de Jerez (Sherry) traditionnellement utilisée pour le conditionnement des fûts destinés à l'industrie du whisky. Historiquement, ce terme qualifie un Oloroso auquel a été ajouté une proportion de vin de Pedro Ximénez (PX), créant ainsi un profil aromatique plus onctueux, riche et modérément sucré. Ce processus de mélange, souvent appelé sweeting, permet d'atténuer l'austérité naturelle de l'Oloroso sec par l'apport de sucres résiduels.

    Concernant la maturation du whisky, les fûts ayant contenu de l'Amoroso sont particulièrement recherchés pour leur capacité à transmettre des notes profondes de raisins secs, de dattes, de caramel et de noix grillées.

    Bien que l'appellation "Amoroso" soit devenue plus rare , elle reste une référence interessante pour les distilleries cherchant à produire des expressions de malts gourmandes et corsées. L'influence de ce type de bois sur le distillat final se manifeste par une robe souvent acajou et une texture veloutée en bouche.

    Amylase**

    Enzyme essentielle dans la fabrication du whisky.  Son rôle est de transformer l’amidon contenu dans l’orge maltée en sucres fermentescibles.

    Cette enzyme apparaît naturellement pendant la germination du grain, lorsque celui-ci active plusieurs mécanismes biologiques.

    Lors du brassage, au moment du mashing, l’amylase agit sur les longues chaînes d’amidon et les décompose en éléments plus simples que les levures pourront ensuite utiliser.

    Il existe principalement deux types d’amylase.

    L’alpha-amylase agit à une température plus élevée et commence par fragmenter l’amidon en chaînes plus courtes.

    La bêta-amylase poursuit cette transformation en produisant notamment du maltose, un sucre facilement consommé par les levures.

    Grâce à l’action complémentaire de ces deux enzymes, le mélange devient un liquide sucré appelé wort, qui servira de base à la fermentation.

    La température de brassage joue un rôle très important dans l’efficacité de l’amylase.

    Si elle est trop basse, l’enzyme agit lentement.

    Si elle est trop élevée, elle peut se dénaturer et perdre son activité.

    En général, une température située autour de 63 à 65 °C permet une bonne transformation de l’amidon.

    Cette étape influence le rendement de la fermentation, mais aussi certaines caractéristiques du whisky, comme sa texture et son équilibre en bouche.

    En conclusion, l’amylase est une enzyme indispensable dans la production du whisky. Elle permet la formation des sucres nécessaires à la fermentation, étape elle-même essentielle à la production d’alcool. Sans l’action de cette enzyme, la transformation de la céréale en boisson alcoolisée ne serait pas possible.

    Analyseur *

    Traduction en anglais : "Analyzer"

    Dans le procédé de distillation continue, l'analyseur constitue la première colonne du système à deux colonnes, ( Alambic  Lomond , Patent Still , Appareil de Coffey …) .

    Sa fonction principale réside dans l'extraction de l'alcool à partir du moût fermenté (wash). Le moût circule initialement à travers des tubulures internes pour être préchauffé avant d'être introduit au sommet de l'analyseur.

    À l'intérieur de cette colonne, le liquide descend à travers une série de plateaux perforés tandis qu'un flux de vapeur vive est injecté par la base. Par un mécanisme de transfert de masse et de chaleur, la vapeur ascendante débarrasse le moût de ses composants aromatiques volatils ( congénères ).

    L'alcool et les congénères s'élèvent  ainsi sous forme gazeuse vers la seconde colonne (le rectificateur), tandis que les résidus non alcoolisés, ou spent wash, s'accumulent au pied de l'appareil pour être évacués. Ce stade définit la séparation initiale pour la production de whisky de grain ;

    Analyzer *

    Traduction en  français : "Analyseur"

    Dans le cadre de la distillation continue, l'analyzer  constitue le premier compartiment de l'alambic de type Coffey ou Patent Still, indispensable à la production du whisky de grain. Son rôle premier est d'assurer la séparation thermique initiale du wash (le liquide fermenté) en exploitant les différences de volatilité entre ses composants.

    Le mécanisme repose sur un flux continu et à contre-courant : le wash préalablement chauffé est introduit par le sommet de la colonne et descend à travers une série de plateaux perforés, tandis que de la vapeur d'eau sous pression est injectée à la base et remonte vers le haut.

    Lors de cette rencontre thermique, l'éthanol et les congénères ( ces composés chimiques organiques formés lors de la fermentation et responsables du profil aromatique : les esters fruités, les aldéhydes et une fraction des huiles de fusel,) subissent un tri basé sur leur point d'ébullition.

    Les substances les plus volatiles, qui incluent l'alcool pur ainsi qu'une sélection de congénères légers comme les esters fruités, les aldéhydes et une fraction des huiles de fusel, se vaporisent instantanément sous l'effet de la vapeur montante.

    Ce mélange gazeux complexe est alors entraîné vers le sommet de l'analyzer pour être transféré vers la colonne de rectification.

    À l'inverse, les éléments les plus lourds et non volatils, tels que les acides organiques à longue chaîne, les résidus de levures et l'eau excédentaire, résistent à la vaporisation ; ils sont entraînés vers le bas de la structure et évacués en continu sous forme de résidus liquides (spent wash).

    Angel's share *

    Traduction en français : "part des anges"

    désigne la fraction du volume d’alcool  qui s'évapore naturellement du fût  tout au long de la durée de la maturation du futur whisky (donc au moins pendant 3 ans). La part des anges débute à la mise en fût et stoppe lors de la mise en bouteille

    Ce phénomène résulte de la porosité du bois qui permet des échanges gazeux entre le distillat et l'atmosphère  . En effet, bien que le fût soit hermétique aux liquides, il ne l'est pas aux molécules d'éthanol et d'eau. (Or le futur whisky en cours maturation est constitué  principalement d’eau et d’alcool

    La proportion de la part des anges  va dépendre des conditions hygrométriques et thermiques du lieu de stockage.

    Dans un environnement sec, l'eau s'évapore prioritairement, entrainant une augmentation  du degré alcoolique du liquide restant.

    Dans un milieu humide, l’atmosphère étant déjà plus ou moins saturé en eau c’est l'alcool qui s’évapore  plus facilement que l’eau, entrainant une baisse du titre alcolométrique.

    Dans un environnement chaud , la température élevée accélère l'activité moléculaire au sein du fût, augmentant la pression interne,  et forçant une interaction plus vigoureuse avec le bois. Par exemple .

    Ainsi la part des anges varie selon la région du globe dans laquelle se trouve le fût de futur whisky en cours de maturation

     

    • En Écosse, cette perte annuelle est estimée en moyenne à 2 % du stock total.

     

    • Aux Inde , en raison du climat tropical, notamment dans des régions comme Bangalore, la part des anges  est extrêmement élevé, se situant généralement entre 10 % et 12 % par an. Cette accélération thermique réduit drastiquement le temps nécessaire pour extraire les tanins et les arômes du bois.

     

    • En Israël : Les conditions méditerranéennes et désertiques induisent une perte annuelle comprise entre 9 % et 11 %. La chaleur constante favorise une maturation rapide mais impose une surveillance stricte pour éviter une extraction excessive de bois. Au niveau de la mer Morte ( Whisky M&H Dead Sea ) , la part des anges s'élève  même jusqu’à environ 25 % par an !!

     

    • États-Unis : Les disparités régionales sont marquées par la diversité des microclimats :

    Dans le Kentucky les étés sont chauds et des hivers froids. L'évaporation y oscille entre 3 % et 5 %.

    Au Texas le climat aride et les températures extrêmes poussent la part des anges vers des sommets atteignant 12 % à 15 %.

    Au Nord-Est ( par exemple New York) le climat est plus tempéré, le taux se rapproche des standards européens, soit environ 2 % à 3 %.

     

    Amrut Distilleries

    M&H Distillery

    M&H Apex Terroir: Dead Sea

    Whisky Review

     

    Aqua vitae *

    Terme latin voulant dire "eau de vie"

    L’expression aqua vitae, locution latine se traduisant par « eau de vie », désigne historiquement le produit de la distillation de matières organiques fermentées.

    Au cours du Moyen Âge, cette substance était principalement perçue comme un élixir médicinal aux propriétés curatives supposées, avant de se scinder en diverses traditions régionales selon les ressources agricoles disponibles.

    Dans le contexte spécifique de l’Écosse et de l’Irlande, ce terme constitue l’ancêtre linguistique et conceptuel du whisky.

    L'évolution sémantique s'est opérée par la traduction de la racine latine vers les langues gaéliques, donnant naissance au terme uisge beatha (appartient au gaélique écossais) ou au terme uisce beatha (appartient au gaélique irlandais).

    Avec le temps et l'influence de la phonétique anglaise, cette appellation a progressivement dérivé pour devenir « whisky ».

    Sur le plan technique, l'aqua vitae représentait le passage d'une boisson fermentée périssable à un distillat concentré, marquant ainsi la naissance de l'industrie du grain.

    Aujourd'hui, l'expression demeure un ancrage historique fondamental, rappelant que le whisky moderne puise ses origines dans l'alchimie médiévale et la quête d'une quintessence liquide capable de préserver la vitalité.

    Référence

    scotch-whisky/ story-of-scotch 

     

    Assemblage *

    Traduction en anglais : " blend" : nom , désigne le produit fini (un assemblage)

    "blended" est un adjectif ou un participe passé qui qualifie ce produit (assemblé ou mélangé).

    L’assemblage consiste , avant embouteillage ,  à mélanger plusieurs fûts de whiskies afin de créer un profil aromatique harmonieux et constant. Dans l’industrie, cette étape est dirigée par le Maître Assembleur (Master Blender).

    Cette pratique assure la pérennité du goût d'une marque d'une année sur l'autre.

    Assemblage à la naissance *

    L'assemblage à la naissance consiste à mélanger des distillats (souvent de malt et de grain) dès leur sortie d'alambic, avant toute mise en fût, par opposition au mélange de whiskies ayant déjà subi une maturation.

    Cette méthode vise une fusion organoleptique précoce, mais elle ne transforme pas intrinsèquement la nature réglementaire du produit final en "blend" si les composants proviennent de la même distillerie.

    Contrairement à une idée reçue, cette pratique reste légale en Écosse tant qu'elle respecte les catégories définies par les Scotch Whisky Regulations 2009, bien qu'elle soit devenue marginale au profit du mélange post-maturation qui offre un contrôle plus précis sur le profil aromatique.

    Australian whisky *

    Traduction en français : whisky australien

    Le whisky australien désigne les spiritueux de type whisky produits et vieillis exclusivement sur le territoire australien. 

    L'Australie , compte tenue de son étendue, se distingue par une diversité climatique qui influence le processus de maturation.

    En Tasmanie, le climat tempéré permet une maturation lente et réguliére , comparable aux conditions écossaises.

    En revanche, les régions continentales subissent des variations de température importantes, accélérant l'interaction entre le distillat et le bois des fûts . Ce phénomène augmente la part des anges  et favorise une extraction des arômes du fût sur une période plus courte.

    Réf

    Arôme *

    Les arômes sont des molécules aromatiques perçues en bouche . Ces molécules aromatiques appartiennent à différentes familles chimiques : les alcools, les aldéhydes, les cétones, les acides et les esters. La palette aromatique des whiskies est vaste ( fruité, floral , boisé , céréaliers , phénoliques , etc… cf ici ).

    Les molécules aromatiques, volatiles, atteignent l’épithélium olfactif situé dans la cavité nasale, soit par le nez (par voie ortho nasale), soit par la bouche (par voie rétro nasale).

    Whisky Australia's Legislation Pdf

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    Mise à jour le 17-05-2026

    48 références 

    Backset *

    Traduction en français :  "résidu"

    Terme principalement employé pour la production de whiskey américain. Le backset désigne le résidu liquide acide récupéré au fond de l’alambic après la première distillation (distillation du wash ou moût fermenté).

    Ce liquide, riche en acides organiques (ex: acide lactique) et en composés minéraux, est partiellement recyclé et réintroduit dans une nouvelle cuve d’empâtage (mash tun) ou directement dans la cuve de fermentation.

    L’ajout de ce "backset" a 3 fonctions principales :

    • Abaissement du pH du moût, créant un environnement plus acide ,favorable à l’activité des levures.
    •  Limitation du développement de bactéries indésirables.
    • Standardisation du profil de fermentation, facilitant  la constance aromatique d’un lot à l’autre.

    Ce procédé est connu sous le nom de sour mash process. Il est largement utilisé dans la production du Bourbon et du Tennessee whiskey.

    Synonymes :

    Dunder / Pot ale  ( issu d'un alambic à repasse/pot still) / Set back / Slop/ Spent wash / StillageThin stillage

    Barley *

    Traduction en français : orge 

    L'orge (Hordeum vulgare) figure parmi les céréales les plus anciennement utilisée , dont la culture remonte à plus de 10 000 ans. Cette graminée se distingue par sa robustesse et sa capacité d'adaptation à des conditions climatiques variées.

    Sur le plan botanique elle se divise en deux grandes catégories selon la disposition des grains sur l'épi : l'orge à deux rangs et l'orge à six rangs.

    Bien qu'une part importante de la production mondiale soit destinée à l'alimentation animale, l'orge occupe une fonction importante dans l'industrie agroalimentaire destinée à la population.

    En nutrition humaine, elle apporte des fibres , notamment des bêta-glucanes, reconnus pour leurs effets bénéfiques sur la régulation du cholestérol.

    L'orge est largement utilisée dans la PRODUCTION DU WHISKY, particulièrement pour les  single malts .

    Le choix de cette céréale découle de sa concentration élevée en amidon et sa richesse enzymatique, propriétés optimisées lors du maltage.

    Le maltage permet la conversion de l'amidon en sucres fermentescibles, lesquels seront ultérieurement transformés en alcool par les levures lors de la fermentation.

    Barrel*

    Traduction française  : barrique , fût 

    Un barrel est un fût ou une barrique en bois, généralement en chêne, d'une capacité d'environ 180 à 200 litres, utilisé pour la maturation du whisky.

    Le barrel joue un rôle important dans le développement des arômes et  des couleurs et du "mouthfeel " ( sensation en bouche ) du spiritueux lors de l' interaction du distillat avec le bois (vanille, épices, tanins).

    Barrel proof *

    Traduction en français : brut de fût 

    Utilisé pour les " american whiskey" et les" bourbon " lorsqu'ils sont embouteillé à la force du fût sans dilution.

    Barrique *

    Traduction en anglais : "Barrel"

    Une barrique  est un fût en bois, généralement en chêne, utilisé pour la maturation du whisky.

    La barrique joue un rôle important dans la maturation du spiritueux, en lui donnant couleur, tanins et arômes (vanille, caramel, épices, boisés, etc.).

    En Écosse, le terme "barrique" désigne souvent par extension l’ensemble des fûts de petite taille utilisés en whisky, comme l’American Standard Barrel de 180 à 200 litres.

    La barrique est fabriquée par un tonnelier et peut être neuve ou réutilisée (par exemple après élevage de bourbon, de xérès ou de vin), ce qui influe fortement le profil aromatique du whisky

    BARRIQUE 

    Bas vins *

    Terme français 

    "Low wines" en anglais 

    Les « bas vins », ou low wines, désignent le distillat liquide issu de la première étape de distillation effectuée dans l'alambic de lavage (wash still). Ce produit intermédiaire résulte donc de la condensation des vapeurs d'alcool et d'eau provenant du brassin fermenté.

    les "bas vins"  ont un titre alcoométrique volumique situé environ entre  20 % et 25 %.

    Batch *

    Traduction en français : lot ou cuvée

    Un « batch » désigne une cuvée ou un lot de fûts sélectionnés qui seront embouteillés dans une même série.

    Le terme anglais est souvent traduit en français par « lot » ou « cuvée ».

    L’expression « small batch » renvoie à une petite cuvée, élaborée à partir d’un nombre réduit de fûts choisis par le maître de chai.

    Beer *

     traduction en français : “bière”

    Dans le contexte du whisky, le terme beer désigne le liquide fermenté obtenu à partir d’un moût de céréales (orge maltée le plus souvent), après fermentation par des levures.

    Ce produit, proche d’une bière non houblonnée, constitue l’intermédiaire direct avant la distillation.

    En terme de "distillerie", on parle fréquemment de wash, une “bière de distillation” titrant généralement entre 6 et 10 % vol. d’alcool.

    Contrairement à la bière de consommation, elle n’est ni filtrée ni gazéifiée, et son profil aromatique est volontairement simple.

    Les composés aromatiques formés durant cette phase (esters, alcools supérieurs) influencent directement le caractère du futur whisky.

    Beer still **

    Traduction en français : "Alambic de 1ère distillation" ou "wash still"

    Dans l'industrie de la production de whisky, le terme « beer still » se traduit en français par « alambic à bière » ou « alambic de première distillation ».

    Cet alambic est le premier utilisé lors  du processus de distillation d’un whisky . Terme plutôt employé aux USA, il va essentiellement être utilisé pour  la fabrication  des « american whiskey » ( inclus bien evidemment le Bourbon et le Tennessee whiskey ).

    Contrairement à la distillation discontinue en alambic de cuivre traditionnel (pot still), le beer still est généralement un alambic à colonne fonctionnant en continu.

    Son rôle est de distiller le « wash » (moût fermenté ) recueilli à la fin de la fermentation et  qui titre environ à 8% ou 10% d'alcool. Ce taux pouvant parfois atteindre environ 11 % à 12 %

    Le beer still  va former le « low wine » (ou « singlings » aux USA ), un distillat intermédiaire titrant entre 25% et 35% d'alcool Les résidus solides et aqueux sont évacués par la base.

    La maison du whisky

    Bière *

    Traduction en anglais : "Beer"

    Boisson alcoolisée. Les premières étapes de la formation du whisky sont identiques à celle de la bière.Certains brasseurs travaillent avec des distillateurs afin de transformer leur moût en whisky.

    Bière de malt **

    Traduction en  anglais :  " wash" 

    La bière de malt (appelée wash en Écosse) est le liquide obtenu à l’issue de la fermentation alcoolique.
    C’est ce liquide, déjà alcoolisé, qui sera ensuite distillé.
    En d’autres termes, il s’agit du liquide produit lorsque les levures transforment les sucres fermentescibles issus de l’orge maltée en éthanol, en CO₂ et en composés aromatiques.

    RAPPEL DU PROCESSUS AVANT LA FERMENTATION :

    • Maltage : L’orge est germée puis séchée.
    • Concassage : Le malt est broyé pour faciliter l’extraction.
    • Brassage : Le malt concassé est mélangé à de l’eau chaude dans la cuve-matière (mash tun).
      Cette étape permet de convertir l’amidon en sucres fermentescibles grâce aux enzymes du malt.
    • Le liquide sucré obtenu est le moût (wort).

    Le moût est ensuite transféré dans les cuves de fermentation, les washbacks, où l’on ajoute des levures.
    La fermentation dure généralement 48 à 96 heures, selon les pratiques de la distillerie.

    DIFFERENCES ENTRE " BIERE DE MALT" & BIERE (de consommation)

    1. Absence de houblon
      Aucun houblon n’est utilisé. Le profil aromatique est dominé par les céréales, les esters et les composés produits par la levure.
    2. Teneur en alcool
      La bière de malt titre généralement entre 7 % et 10 % ABV, parfois jusqu’à 11 % selon les distilleries.
    3. Aspect et goût
      Liquide trouble, non filtré, au goût de céréales fermentées, souvent légèrement acide ou aigre, en raison de la présence de bactéries lactiques naturelles.

    RÔLE DANS LA PRODUCTION DE WHISKY

    La bière de malt est introduite dans l’alambic de première distillation, appelé wash still.
    Sous l’effet de la chaleur :

    • l’alcool et les composés volatils s’évaporent avant l’eau,
    • ces vapeurs sont condensées pour produire le low wines,
    • ce distillat sera ensuite redistillé dans le spirit still pour obtenir l’eau-de-vie (new make spirit) destinée à la maturation.

    REFERENCES

    Bilge *

    Traduction en français : panse , bouge

    Le terme anglais "bilge" désigne la partie la plus large d'un tonneau, située au milieu de la structure .

    C'est sur cette zone convexe que repose la bonde (bung), l'orifice scellé par un bouchon qui permet le remplissage et le soutirage du whisky. De plus, la forme arquée de la panse permet de faire rouler et de pivoter le tonneau facilement, réduisant ainsi la surface de friction au sol lors des déplacements manuels par les tonneliers ou les chaisiers.

    Blé *

    Le blé constitue une céréale secondaire mais essentielle dans l’industrie du whisky, utilisée principalement comme ingrédient de substitution ou complémentaire à l’orge et au maïs. Sa teneur en amidon en fait une matière première idéale pour produire des distillats doux et accessibles.

    Dans les whiskies de type grain whisky, notamment en Écosse et en Irlande, le blé est fréquemment employé dans des alambics à colonne afin d’optimiser les rendements et d’obtenir un alcool léger.

    Dans le cas du bourbon américain, le blé peut remplacer partiellement le seigle dans la recette (wheated bourbon), apportant une texture plus ronde, moins épicée et souvent marquée par des notes pâtissières. Il est également utilisé dans certains whiskies européens contemporains, où les distillateurs recherchent des profils aromatiques plus délicats et accessibles.

    Sur le plan technique, le blé nécessite souvent l’ajout d’orge maltée pour fournir les enzymes indispensables à la conversion de l’amidon en sucres fermentescibles. Il contribue ainsi à la diversité des styles de whisky, en influençant la texture, la douceur et la perception globale du distillat, sans dominer aromatiquement comme peuvent le faire d’autres céréales.

    Blé noir *

    Le blé noir, également appelé sarrasin, est une pseudo-céréale qui n' appartient pas à la famille des graminées, contrairement à l’orge ou au blé.

    Originaire d’Asie, il se distingue par ses graines triangulaires à l’enveloppe sombre et par sa grande rusticité, s’adaptant à des sols pauvres et à des climats rudes.

    Utilisé depuis longtemps dans l’alimentation humaine (notamment pour les galettes bretonnes), il possède un profil aromatique très singulier.

    Dans le whisky, le blé noir apporte une signature sensorielle immédiatement reconnaissable. Il développe des notes à la fois rustiques et gourmandes : céréales grillées, noisette, sarrasin toasté, parfois accompagnées de nuances terreuses, légèrement épicées, voire une touche miellée.

    En bouche, il confère souvent une texture sèche et structurée, avec une certaine tension qui tranche avec la rondeur du maïs ou la douceur du blé classique.

    Son utilisation dans la production de whisky reste marginale mais en progression.

    On le retrouve principalement en Bretagne, où certaines distilleries artisanales explorent les céréales locales, ainsi qu’au Japon, où le sarrasin est déjà bien ancré dans la culture (notamment pour les nouilles soba) et inspire des expérimentations en distillation.

    Plus ponctuellement, quelques producteurs aux États-Unis s’y intéressent dans une logique craft, cherchant à diversifier les profils aromatiques.

    Le blé noir reste ainsi une matière première de niche, mais particulièrement prometteuse pour des expressions de whisky à forte identité territoriale.

    Blend *

    Traduction en français: "Mélange ou Assemblage "

    Blended  se traduit par " Mélangé ou Assemblé"

    Dans le langage francophone, et en particuliers dans le cadre du whisky,  le terme anglais blend reste toutefois très utilisé tel quel, notamment pour éviter la lourdeur de certaines traductions techniques.

    Whisky d'assemblage : whisky(ies) de malt + whisky(ies) de grains

    Blended*

    " blend" : nom , désigne le produit fini (un assemblage)

    "blended" est un adjectif ou un participe passé qui qualifie ce produit (assemblé ou mélangé).

    Blended grain EN TRAVAUX

    Blended grain scotch whisky *

    Le terme Blended Grain Scotch Whisky désigne une catégorie spécifique de whisky écossais définie par la réglementation du Scotch Whisky Association.

    Il s’agit d’un assemblage composé exclusivement de plusieurs single grain Scotch whiskies, provenant de différentes distilleries. Contrairement aux blended Scotch whiskies classiques, il ne contient aucun single malt.

    Les whiskies de grain utilisés sont généralement produits à partir de céréales comme le maïs ou le blé,  voir du seigle , souvent avec une petite proportion d’orge maltée, et distillés en alambics à colonne, permettant une production plus légère et neutre.

    L’assemblage vise à créer un profil homogène, accessible et souvent plus doux que les blends incluant du malt.

    Chaque composant doit avoir murit au minimum trois ans en Écosse, conformément à la législation écossaise.

    Le résultat met en avant des notes de vanille, de céréales sucrées, parfois de caramel ou de noix de coco issues de l’influence des fûts.

    Cette catégorie reste relativement confidentielle sur le marché, car la majorité des whiskies de grain est traditionnellement destinée aux blends classiques.

    Cependant, certains embouteilleurs indépendants et grandes maisons ont contribué à sa reconnaissance croissante auprès des amateurs.

    https://www.scotch-whisky.org.uk/discover-scotch/enjoying-scotch/scotch-whisky-categories/ 

    Blended irish whiskey *

    En Irlande le Blended Irish Whiskey désigne l'assemblage d'au moins deux types de whiskeys différents parmi : le Single Pot Still, le Single Malt et le Single Grain.

    Blended malt *

    Traduction en Français : "assemblage de ( whiskies) de malt"

    Terme Anglais utilisé couramment en Français dans le  vocabulaire des whiskies

    C'est un whisky obtenu par l'assemblage exclusif de plusieurs whiskies de MALT(au moins 2) provenant de distilleries différentes, excluant donc  toute adjonction de whisky de grain.

    En Ecosse , Le BLENDED MALT, était autrefois désigné sous les appellations de « Vatted Malt » ou « Pure Malt », constitue l'une des 5 catégories réglementées de Scotch whisky définies par la Scotch Whisky Association (SWA).

    Le terme « Blended Malt » est devenu officiellement obligatoire le 23 novembre 2011, suite à l'entrée en vigueur définitive des Scotch Whisky Regulations 2009.

    Ces règlements ont été instaurés par le gouvernement britannique pour clarifier l'étiquetage du whisky écossais et protéger les consommateurs contre la confusion induite par les termes historiques tels que « Vatted Malt » ou « Pure Malt ». Bien que les règlements aient été publiés en 2009, une période de transition a été accordée aux producteurs pour écouler leurs stocks et modifier leurs étiquettes, rendant l'usage de la nouvelle nomenclature strictement impératif à partir de la fin de l'année 2011.

    Blended malt scotch whisky *

    Un assemblage de deux ou plusieurs whiskies single malt écossais distillés dans plus d'une distillerie ou un assemblage de distillats de single malt.

    A blend of two or more Single Malt Scotch Whiskies distilled at more than one distillery or a blend of Single Malt distillates. 

    https://www.scotch-whisky.org.uk/discover-scotch/enjoying-scotch/scotch-whisky-categories/ 

    Blended scotch whisky *

    C'est un  assemblage d'un ou plusieurs whiskies single malt écossais avec un ou plusieurs whiskies single grain écossais .

    https://www.scotch-whisky.org.uk/discover-scotch/enjoying-scotch/scotch-whisky-categories/   

    Blended whisky EN TRAVAUX

    En Europe et en Ecosse c'est un assemblage de whiskies de malt et de whiskies de grain

    En Irlande le Blended Irish Whiskey désigne l'assemblage d'au moins deux types de whiskeys différents parmi le Single Pot Still, le Single Malt et le Single Grain.

    Aux USA un american blended whiskey est un mélange d'american whiskey contenant au moins 20%  d'american straight whiskey

    Blend / Blended / Blended malt / Blended grain / Blended whisky / vatted / pur malt EN TRAVAUX

    Assemblage de whiskies de malt et de whiskies de grains

    Le terme « blend » désigne un assemblage de plusieurs whiskies différents, sélectionnés pour créer un profil aromatique harmonieux et constant.

    Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’un produit inférieur, mais un savoir-faire . Un blend peut associer des whiskies de malt (issus d’orge maltée et distillés en alambic traditionnel) et des whiskies de grain (produits à partir de céréales variées en alambic à colonne).

    Le  maître assembleur choisit et combine des dizaines, parfois des centaines de fûts pour atteindre un style précis, reconnaissable d’année en année. Ce travail exige une mémoire sensorielle exceptionnelle et une grande maîtrise des interactions entre les arômes.

    Historiquement, les blends ont joué un rôle important dans la diffusion mondiale du whisky, notamment en offrant des profils plus accessibles et réguliers. Aujourd’hui encore, ils représentent une part prépondérante de la production, avec des expressions allant de blends dits "simples" à des assemblages très haut de gamme.

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    DISTINCTION ENTRE LES CATEGORIES DE WHISKY ( Ref Ecosse )

    Pour comprendre la place du Blended Malt dans l'industrie, il est nécessaire de le comparer aux autres structures de production :

    • SINGLE MALT   constitué de 100% d'orge maltée , vient d'une seule distillerie
    • BLENDED SCOTCH  constitué d'un  mélange de malt et de grains venant de plusieurs distilleries

     

    Le terme officiel « Blended Malt » date de la réglementation de 2009 (The Scotch Whisky Regulations). Avant cette date, l'industrie utilisait de façon interchangeable les termes suivants :

    VATTED MALT : Issu du terme « vat » (cuve), désignant l'action de mélanger différents fûts de malt.

    PURE MALT : Un terme marketing qui prêtait parfois à confusion avec le Single Malt, suggérant une pureté d'ingrédient plutôt qu'une méthode de mélange.

    La standardisation actuelle impose la mention « Blended Malt Scotch Whisky » sur l'étiquette pour garantir la transparence envers le consommateur, évitant toute confusion avec les mélanges contenant du grain.

     

    Références

    Body **

    Traduction en français : corps

    Fait référence à la viscosité que l'on ressent en bouche lors de la dégustation d'un whisky ( ou du vin d'ailleurs). 

    Dans le whisky, le terme anglais "body"  désigne la sensation de corps ou de matière en bouche. 
    Il correspond à l’impression de densité, de richesse et de texture que le whisky laisse lors de la dégustation.
    Un whisky peut avoir un "body" léger, moyen ou puissant, selon sa composition et sa méthode de fabrication.
    Cette sensation dépend notamment de l’alcool, des huiles, des acides gras et de certains composés issus de la fermentation et du vieillissement.
    Ainsi, le body participe à la rondeur, à l’onctuosité et à la structure générale du whisky.

    Boîte de saladin *

    Traduction du français en anglais :  "Saladin box" ou "Saladin malting box" .

    Dans l’industrie du whisky, la « case de Saladin » désigne un système de germination « mécanisé » de l'orge, inventé par le Français Eugène Saladin dans les années 1940.
    Ce dispositif, en forme de grande cuve allongée (souvent 50 m de long), permet de retourner mécaniquement le malt en cours de germination grâce à des lames ou chaînes sous un faux plancher aéré.
    Il assure une aération contrôlée et homogène, optimisant le processus de maltage tout en réduisant la main-d'œuvre manuelle.
    Adopté par des distilleries comme Tamdhu en 1950, il marque une avancée technique dans la production de malt pour single malts écossais.

    Bonde *

    Traduction en anglais : "Bung hole"

    Dans le domaine de la tonnellerie,La bonde est un bouchon de bois, de liège ou de silicone, qui sert à boucher l'ouverture d'un fût (dénommée trou de bonde) . Dans certaines régions, elle est appelée bondon.

    Au cours de la maturation du whisky, la bonde  permet au producteur d'accéder au distillat en cours de maturation pour effectuer des prélèvements de contrôle, tout en régulant les échanges gazeux. Selon son enfoncement, elle peut influencer le niveau d'oxydation nécessaire au développement des arômes complexes du spiritueux.

    Bonded warehouse *

    Traduction en Français :  « entrepôt sous douane » ou « chais sous douane »  .

    Il désigne une installation sécurisée où des marchandises soumises à des droits d'accise, comme le whisky, sont entreposées sans que les taxes ne soient encore acquittées.

    Dans le  cadre légal  le gouvernement britannique   garantit la suspension des taxes jusqu'à ce que le produit soit retiré de l'entrepôt pour être mis sur le marché. Bien évidemment  la législation peut différer selon les pays .

    Ce système est intéressant  pour l'industrie du whisky britannique, car il permet au distillateur de faire vieillir  son stock pendant plusieurs années sans immobiliser de trésorerie pour le paiement des taxes.

    Le contrôle est assuré par les autorités douanières qui apposent des scellés ou effectuent des audits réguliers. Le paiement des droits n'intervient qu'au moment de la  « levée de douane », soit lors de l'expédition finale vers le distributeur ou le client.

    Bothie *

    Traduction en français : "refuge"

    Construction qui permettait de se cacher tout en distillant de façon clandestine. Ce terme était employé dans les Highlands ( fin du 17ème au début du 18ème siècle)

    Un décès ou un bootlegger ? photo cliquable

    Bootlegger *

    À l'époque de la Prohibition, le bootlegger était l'antagoniste préféré des autorités, un véritable entrepreneur de l'ombre dont son « titre de fonction » provenait d'une « technique de dissimulation » pour le moins artisanale.

    Le terme tire en effet son origine de la pratique consistant à cacher des flasques de whisky ( de l’époque ) à l'intérieur de la tige de ses bottes (boot leg) pour échapper aux regards indiscrets.

    Véritables logisticiens du risque, ces individus ne se contentaient pas de marcher d'un pas lourd : ils organisaient des convois nocturnes, modifiaient leurs moteurs pour distancer la police et transformaient des recoins de forêt en distilleries improvisées.

    Leur mission ? Étancher la soif d'une nation officiellement « sèche » en acheminant du whisky de contrebande, souvent au péril de leur liberté. Si certains sont devenus des figures du crime organisé, beaucoup n'étaient que des opportunistes agiles, jonglant entre adrénaline, mécanique et bouteilles bien cachées sous le pantalon.

    Bootlegging *

    Le bootlegging désigne la fabrication, le transport ou la vente illégale de marchandises proscrites, particulièrement l'alcool durant la Prohibition. Ce terme tire son origine de la pratique consistant à dissimuler des flacons de spiritueux dans la tige de ses bottes.

    Bottled in bond *

    Traduction en Français : "embouteillé sous douane"

    L’expression Bottled in Bond (souvent abrégée en BIB) désigne une certification réglementaire américaine, instaurée par le Bottled-in-Bond Act de 1897.

    Cette loi, l'une des premières mesures de protection des consommateurs aux États-Unis, visait à garantir l'authenticité et la qualité du whisky face aux nombreuses falsifications de l'époque. Pour porter cette mention, un spiritueux doit répondre à 4 critères techniques stricts :

    • Il doit être le produit d'une seule distillerie, par un seul distillateur, au cours d'une seule saison de distillation (printemps ou automne).
    • Il doit eu une maturation d’au moins 4 ans dans un entrepôt sous douane (bonded warehouse) contrôlé par le gouvernement fédéral.
    • Il doit être mis en bouteille à exactement 100 proof, soit 50% d'alcool par volume.
    • Aucun ajout n'est autorisé, à l'exception de l'eau pure pour ajuster le degré alcoolique.

     

    Références :

    Botling *

    Le terme bottling est un gérondif anglais dérivé du mot bottle (bouteille). Dans le contexte de la production de whisky , il se traduit par l'étape de l'embouteillage. Ce processus consiste à transférer le whisky de son fût de maturation  vers les bouteilles  destinées à la distribution commerciale.

    L'opération de mise en bouteille suit généralement une progression précise visant à garantir la stabilité du produit :

    1. Filtration : Élimination des résidus solides ou des particules en suspension.
    2. Réduction : Ajustement du taux d'alcool par l'ajout d'eau déminéralisée, sauf dans le cas des whiskies dits « brut de fût » (cask strength).
    3. Remplissage : Dosage précis du volume de liquide dans chaque flacon.
    4. Bouchage et étiquetage : Fermeture hermétique et application de la réglementation locale.

    On distingue 2 types d'embouteillages selon le lieu où il se déroule

    • L’official Bottling (OB) : Il s'agit d'un embouteillage officiel réalisé directement par la distillerie qui a produit le whisky. La marque sur l'étiquette correspond alors au nom de l'établissement producteur.
    • L’independent Bottling (IB) : Un embouteilleur indépendant achète des fûts à une distillerie . pour les mettre en bouteille sous sa propre marque. Cela permet souvent de découvrir des variantes de goûts différentes des versions officielles. L’embouteilleur indépendant a aussi la possibilité  acquérir  des fûts pour les faire mûrir avant de les commercialiser sous son propre label.

    Bouche *

    Lors de la dégustation de spiritueux, le terme bouche désigne l'ensemble des perceptions sensorielles , gustatives et tactiles , éprouvées lors de l'introduction du whisky dans la cavité buccale.

    Cette analyse se décompose en trois phases chronologiques : l'attaque (première impression), le milieu de bouche (développement des saveurs et de la texture) et la finale (persistance des arômes après déglutition).

    Au-delà du goût proprement dit (sucré, salé, acide, amer, umami), la "bouche" englobe la notion de mouthfeel ou "sensation en bouche". Cela inclut le corps du whisky (léger, huileux, onctueux...), sa structure, ainsi que l'impact de l'alcool (chaleur ou picotement).

    Un whisky dont les promesses olfactives se confirment lors de cette étape est parfois qualifié de "cohérent", tandis qu'un profil évolutif sera dit "complexe".

    Bourbon *

    Whiskey américain , appelé aussi bourbon whiskey ou  bourbon whisky  produit principalement dans le Kentucky mais pouvant être produit sur tout le territoire des USA; il doit être composé de 51% ou plus de maïs.  Le reste est généralement constitué de seigle ou de blé. Il doit être distillé à moins de 80 % vol. 

    Les fûts utilisés pour la maturation  des bourbons doivent être neufs et bousinés

    La maturation n'a pas de temps minimum légal mais elle doit être de 2 ans minimum pour avoir l'appellation « straight bourbon »

    Une fois utilisé pour fabriquer du bourbon, les fûts utilisés ne peuvent plus l'être pour refaire du bourbon.  C'est ainsi qu'ils  sont souvent rachetés puis utilisés dans tout le monde du whisky pour être utilisés lors de la maturation de leurs  whiskies.

    Aucune coloration ou d'altération de son goût entre la distillation et l'embouteillage n'est possible . De l'eau peut être ajoutée pour ajuster le volume d'alcool .

    Bourbon barrel ( ou bourbon cask ) *

    Traduction en français :  « fût de bourbon » .

    On l’appelle aussi par le terme ASB (American Standard Barrel). Sa capacité est de 200 litres (environ 53 gallons américains).

    Le « bourbon barrel   est «  un fût de chêne qui a été utilisé pour la maturation du Bourbon » .

    Un fût de bourbon est obligatoirement construit à partir de chêne blanc américain (Quercus alba).

    Ce bois possède une structure cellulaire riche en tyloses qui assurent l'étanchéité naturelle du bois nécessaire à un long vieillissement. Sa forte teneur en lactones de chêne et en vanilline confère au distillat des arômes caractéristiques de noix de coco, de vanille et d'épices douces. Sa croissance rapide par rapport aux espèces européennes permet d'obtenir un bois moins poreux, favorisant une interaction équilibrée entre l'oxygène et le liquide.

    Ces fûts  doivent subir une phase de chauffe appelée « bousinage » , en anglais   « charring » :

    L'intérieur du fût est carbonisé par une flamme intense pendant une durée variant généralement de 15 à 50 secondes. Cette couche de charbon actif sert de filtre naturel, éliminant les composés soufrés indésirables du distillat.

    La réglementation des « American whisk(e)y » impose qu’un « bourbon barrel » soit utilisé une seule fois pour produire du bourbon. Après utilisation, ce fût devient un « fût de second remplissage », très recherché par les distilleries de whiskies « hors USA », compte tenu des arômes qu’il transmet.

    Pour que l’appellation « Bourbon » soit reconnue, la boisson doit bénéficier  d’une maturation dans des fûts neufs et carbonisés.

    Bourbon whisk(e)y *

    Whisk(e)y américain , appelé aussi, "bourbon" produit principalement dans le Kentucky mais pouvant être produit sur tout le territoire des USA; il doit être composé de 51% ou plus de maïs.  Le reste est généralement constitué de seigle ou de blé. Il doit être distillé à moins de 80 % vol. 

    Les fûts utilisés pour la maturation  des bourbons doivent être neufs et bousinés.  La maturation n'a pas de temps minimum légal mais elle doit être de 2 ans minimum pour avoir l'appellation « straight bourbon » Une fois utilisé pour fabriquer du bourbon, il ne peuvent donc plus l'être pour faire encore du bourbon. Ils sont souvent utilisés dans tout le monde pour la maturation des whiskies.Aucune coloration ou d'altération de son goût entre la distillation et l'embouteillage n'est possible . De l'eau peut être ajoutée pour ajuster le volume d'alcool .

    Bousinage *

    Le « bousinage » est le brûlage de l’intérieur du fût, qui influence ensuite les arômes et la couleur  du whisky .

    « Bousinage » se traduit en anglais par « toasting » ou  par « char » du fût, selon l’intensité de la chauffe. On parle aussi de  « barrel toasting». En anglais on peut dire « cask toasting » ou « cask charring » selon le niveau de chauffe.

    Plus le bousinage est poussé, plus il influence la couleur, la vanille, les notes boisées, grillées et parfois fumées du whisky.

    Il ne faut pas le confondre avec la simple chauffe de cintrage des douelles, qui sert seulement à donner la forme au tonneau.

    On distingue généralement  4 stades :

    • léger pour obtenir des notes boisées et vanillées discrètes ;
    • moyen qui donne un équilibre entre bois, caramel et épices ;
    • fort qui apporte davantage de toasté, de fumé et de caramel intense ;
    • très fort, avec une carbonisation et une extraction plus puissante des composés du bois.
    1. https://privatewhiskysociety.com/glossary/bousinage/
    2. https://dico-du-vin.com/bousinage-tonnellerie/
    3. https://www.cavesa.ch/definition/bousinage

    Bras de Lyne *

    Le bras de Lyne (croquis ici)  est une  partie tubulaire en cuivre de l'alambic qui rejoint le condenseur

    Lors du process de distillation du whisky, le bras de lyne  joue un rôle sur le profil aromatique final du distillat. Son inclinaison  influence la progression des vapeurs qui vont se liquéfier.

    Si le bras est incliné vers le haut, les vapeurs les plus lourdes et les plus huileuses retombent dans la cuve par reflux, ne laissant passer que les éléments les plus légers et floraux.

    À l'inverse, une inclinaison vers le bas favorise le passage des molécules denses, produisant un alcool plus riche et corsé.

    On peut dire qu’il sert de « filtre mécanique »  permettant aux maîtres distillateurs de sculpter la texture et la complexité de l'eau-de-vie avant son passage en fût.

    Brassage *

    Le brassage est une  une étape de la transformation des céréales utilisées lors du process de fabrication du whisky mais aussi de la bière  . Le brassage agit comme catalyseur biochimique nécessaire à la fermentation qui va le suivre.

    Il consiste à mélanger du malt concassé  (le grist) avec de l'eau chaude au sein d'une cuve de brassage (le "mashtun" en anglais) .

    Sous l'influence de la  température contrôlée de l'eau de brassage, les enzymes naturellement présentes dans le grain s'activent pour décomposer l'amidon en sucres fermentescibles.

    Une fois cette phase terminée, le liquide obtenu, appelé moût ( wort en anglais ) , est filtré pour être séparé des résidus solides du grain.

    Sans cette conversion précise de l'amidon en sucre, les levures ne pourraient remplir leur office lors de l'étape suivante de la production :  la fermentation

    Brasseur *

    Le brasseur intervient à une étape de la production , le brassage , transformant les céréales maltées en un liquide sucré prêt pour la fermentation.

    Son action se concentre dans la cuve-matière appelée aussi « cuve de brassage »  (« mash tun » en anglais ), où il mélange la mouture de grain avec de l'eau chaude selon des paliers de température extrêmement précis.

    Cette opération, appelée l'empâtage, vise à activer les enzymes naturelles de l'orge permettant de  convertir l'amidon en sucres fermentescibles.

    L'objectif principal du brasseur est l'extraction optimale du moût, ou wort. Par un filtrage à travers le lit de grains, il récolte un liquide  sucré tout en éliminant les résidus solides.

    Cette phase a des conséquences pour le profil aromatique final, car la clarté du moût et la concentration en sucre influenceront directement le travail futur des levures et, par extension, la richesse des esters produits lors de la distillation.

    Brassin *

    Désigne la cuve où la bière est brassée, mais aussi le contenu de celle-ci.

    Brewing *

    Dans le contexte du whisky, le terme anglais « brewing » se traduit en français par « brassage ». Il désigne l’ensemble des opérations qui consistent à transformer les céréales (souvent l’orge maltée , mais pas que ) en un liquide sucré appelé moût (wort), étape préalable à la fermentation. Concrètement, le brassage inclut le concassage du malt, son mélange avec de l’eau chaude et l’extraction des sucres fermentescibles.

    Dans l’univers du whisky, ce « brassage » est très proche de celui de la bière : certains auteurs indiquent même que le whisky est, à ce stade, une sorte de « bière non houblonnée » destinée ensuite à être distillée (Bathgate, 2016). Après le brewing, le moût est fermenté par des levures pour produire un liquide alcoolisé appelé wash, qui sera ensuite distillé pour devenir whisky (Stewart, 2017).

    Ainsi, le brewing / brassage n’est pas la distillation, mais une étape amont essentielle qui prépare la matière première en libérant les sucres nécessaires à la production d’alcool. Il s’agit donc d’un pont technique entre la malterie et la fermentation, directement hérité des procédés brassicoles appliqués aux spiritueux.

    Brouillis *

    Dans le domaine du whisky et des eaux-de-vie, le terme français « brouillis » désigne le liquide obtenu après la première distillation d’un moût fermenté. Il s’agit d’un distillat intermédiaire, encore impur et faiblement alcoolisé, qui sera redistillé pour produire un spiritueux plus fin. En anglais, on le traduit généralement par “low wines” ou parfois “first distillate”. Ce brouillis contient déjà de l’alcool, mais aussi de nombreux composés volatils indésirables, ce qui explique la nécessité d’une seconde distillation appelée aussi  “spirit run”.

    Dans la production de whisky, ce processus est essentiel pour concentrer l’alcool et affiner les arômes. Le brouillis constitue donc une étape technique entre la fermentation et l’élaboration du distillat final. Il reflète une phase de transition où la matière première commence à acquérir son caractère alcoolique, sans encore atteindre la pureté recherchée.

    Broyage *

    Dans le cadre de la production du whisky, le terme français « broyage » se traduit en anglais par «milling» (ou parfois «grinding»).

    Il désigne l’étape où l’orge maltée est concassée dans un moulin afin d’obtenir une mouture appelée grist. Ce processus est essentiel, car il permet de fragmenter les grains tout en préservant partiellement les enveloppes, facilitant ainsi l’extraction des sucres fermentescibles lors du brassage.

    Un broyage trop fin peut nuire à la filtration, tandis qu’un broyage trop grossier réduit le rendement en sucres. Ainsi, le broyage constitue une étape d’équilibre technique necessaire pour avoir une qualité et l'efficacité necessaire  du procédé de distillation du whisky.

    Brut de fût *

    Le terme français « brut de fût » se traduit en anglais par «cask strength» ou «barrel proof». Il désigne un whisky embouteillé directement à la sortie du fût, sans dilution à l’eau, contrairement à la plupart des whiskies  qui sont dilué à un degré standard. Ainsi, son titre alcoométrique reflète fidèlement celui acquis durant la maturation en fût, souvent entre 50 % et 65 % vol., en fonction des conditions de maturation .

    Dans le monde du whisky, cette mention implique une expression plus intense et authentique du spiritueux : les arômes, les huiles et la structure ne sont pas atténués par une réduction. Cela permet aux amateurs d’explorer le produit dans son état le plus «pur», parfois en ajoutant eux-mêmes quelques gouttes d’eau pour ajuster le profil sensoriel.

    D’un point de vue technique, le « brut de fût » est lié à la dynamique du vieillissement en fût de chêne, où l’alcool évolue en concentration et en composition aromatique au fil du temps. Cette pratique met ainsi en avant le rôle central du fût comme « ingrédient » clé du whisky.

    Bung hole *

    Traduction en français : "trou de bonde"

    Butt *

    Le terme anglais « butt » se traduit en français par « fût » Il désigne ainsi  un contenant en bois utilisé pour la maturation du whisky, généralement issu du transport du xérès (sherry).

    Un butt est un fût  d’environ 480 à 500 litres, nettement plus grand qu’un baril classique ( 200 litres) .

    Ce format important influence directement la maturation : la surface de contact entre le bois et le liquide étant proportionnellement plus faible, l’évolution aromatique est souvent plus lente et plus douce.

    Historiquement, ces fûts proviennent d’Espagne et servaient à acheminer le xérès vers l’Écosse, où ils étaient ensuite réutilisés pour élever le whisky. Ils apportent des notes caractéristiques, comme les arômes de fruits secs, d’épices ou de raisins.

    Ainsi, le mot « butt » ne renvoie pas à une forme particulière mais à une catégorie de fût définie par sa grande capacité et son usage traditionnel, essentielle dans le style de nombreux whiskies.

    Quelques ref :

     50 références 

    Campbeltown *

     « Campbeltown » désigne d’abord une petite ville de la péninsule de Kintyre, en Écosse, mais dans l’univers du whisky il renvoie surtout à une région de production.

    Au XIXe siècle, Campbeltown fut l’un des grands centres du whisky écossais, au point d’être surnommée la « capitale mondiale du whisky ».
    Cette renommée venait d’une forte concentration de distilleries ( jusqu’à 20 semble-t-il voir plus) , alors qu’il n’en reste aujourd’hui que 3 en activité.

    Dans le verre, un whisky de Campbeltown est souvent décrit comme riche, huileux, légèrement fumé et marqué par une touche maritime, parfois iodée.

    Autrement dit, « Campbeltown » signifie à la fois un lieu, une histoire et une signature aromatique identifiable.

    Références

    Canadian Whisky

    Caramel *

    Le terme « caramel » désigne  2 choses lorsqu’on déguste un whisky :

    • un additif colorant  utilisé pour uniformiser la teinte du produit, sans modifier son profil  aromatique de manière majeure. Il en existe 3 sortes : E150a, celui qui est utilisable en matière de whisky, mais aussi E150b et E150c.  Aux USA elle n'est pas utilisable pour le bourbon. 
    • Il ne faut pas le confondre avec les notes de caramel perçues à la dégustation, qui renvoient à des arômes de sucre cuit, de toffee ou de confiserie issus surtout de la maturation en fût.

    Sur le plan sensoriel, dire qu’un whisky est «caramel » peut donc évoquer une impression gourmande, ronde et sucrée, mais pas la présence de sucre ajouté ou de caramel ajoutée qui est interdite par la réglementation de nombreux pays dont la communauté Européenne..

    La réglementation dans certains pays ( dont l'Allemagne ) oblige à inscrire sur l'étiquette la présence de E150 dans le whisky lorsque ce dernier est utilisé. Ce n'est pas le cas malheureusement pour beaucoup de pays.

    Référence

    cocktailmolotov./caramel-whisky/

    Voir sur W.L.E. :Process (whisky-lovers-encyclopediae.fr)

    Carbonisation *

    Carbonisation désigne le processus clé de chauffage intense de l'intérieur des fûts de maturation , souvent utilisé dans l'univers du whisky, par exemple dans le processus de fabrication du bourbon ( USA) .

    Cette opération crée une couche de charbon qui agit comme un filtre naturel et libère des composés aromatiques. Elle donne au whisky des notes de vanille, caramel et épices, tout en lui donnant sa teinte ambrée caractéristique.

    Les distilleries appliquent différents niveaux de « brûlage » , souvent au nombre de quatre , selon leurs recettes.  Il peut s’agir d’ un léger « toasting » ou d’ une carbonisation profonde pour plus de robustesse.

    Concernant les producteurs de bourbon, les fûts neufs subissent obligatoirement cette étape, ce qui n’est pas le cas en Europe. Ce « char » (se traduit en français par « bousinage » ou « carbonisation ») caramélise les sucres du bois, enrichissant le whisky lors de la maturation

    Cask *

    Dans le monde du whisky, le terme « cask » désigne le fût ( souvent de chêne)  utilisé pour la maturation et l'assemblage des whiskies.
    Ce contenant, souvent d'une capacité de 200 à 250 litres, diffuse au whisky ses arômes, couleurs et saveurs via le bois et les résidus de ses anciens contenus (sherry, bourbon ou vin).
    Traduit en anglais, par le mot  « fût » reste souvent identique, car c'est un mot anglais adopté tel quel dans le jargon international du whisky.
    Il se distingue du « barrel » américain (plus large) ou de la « barrique » française, soulignant une précision technique propre à l'Écosse et à l'Irlande.
    Les scotch whiskies, par exemple, doivent maturer en fûts de chêne (« oak casks ») pendant au minimum trois ans pour respecter la législation.
    Les types varient : first-fill ex-bourbon pour des notes vanillées, ex-sherry pour des fruits secs, ou rum casks pour des épices exotiques.
    Un « cask strength » whisky est embouteillé directement du fût, sans dilution, conservant une puissance autour de 50-65% vol.
    Les embouteillages « single cask » proviennent d'un seul fût, offrant une unicité rare et prisée des connaisseurs.
    Enfin, le choix du cask influence radicalement le profil sensoriel, faisant du maître de chais un artiste alchimique.

    Cask strength *

    Est dit "cask strength un whisky qui est mis en bouteille à la sortie du fût sans être dilué. De ce fait les taux d'alcool des whiskies cask strength sont toujours plus élevés , bien évidemment, que ceux des whiskies qui ont été dilués à la sortie des fûts. La gamme aromatique est plus riche

    Le degré peut dépasser les 60% vol. L'adjonction d'eau peut sublimer ou faire découvrir certains arômes ( cf chapitre sciences et whisky )

    Céréales *

    Dans le domaine du whisky, le terme « céréales » désigne l’ensemble des grains amylacés utilisés comme matière première pour la production de whisky, notamment l’orge (maltée ou non), le maïs, le seigle et le blé ou toute autre céréale. Ces céréales constituent la source d’amidon, lequel est transformé en sucres fermentescibles lors des étapes de maltage (le cas échéant) et d’empâtage.

    Le choix des céréales influence directement le profil aromatique du distillat : l’orge maltée apporte des notes maltées et biscuitées, le maïs une douceur sucrée, le seigle des caractères épicés, et le blé une texture plus ronde et douce. Dans les cadres réglementaires, notamment européens, la mention des céréales peut également intervenir dans la définition des catégories de whisky, en distinguant par exemple les whiskies de malt (à base d’orge maltée) des whiskies de grains (issus d’un mélange de céréales). En anglais, le terme « céréales » se traduit par « grains », un mot qui recouvre à la fois la matière première et, par extension, certains types de whisky tels que les « grain whiskies ».

    Ref : .lescereales.fr/wiki-des-cereales 

    Chais *

    le terme « chais » désigne les entrepôts ou bâtiments spécialisésl'on stocke et fait mûrir les fûts de whisky. Ces installations, souvent situées près des distilleries, jouent un rôle dans l'élaboration du whisky en permettant une maturation contrôlée sous l'influence de facteurs climatiques et environnementaux.

    Le mot français « chai », employé au pluriel « chais », se traduit en anglais par « warehouses » ou plus « bonded stores »

    Historiquement ancré dans la viticulture, le chai a été adapté à la « whisky industry » pour abriter les fûts en chêne pendant des années, favorisant l'extraction des arômes et tanins.

    Le « maître de chai », ou « warehouse master », supervise ces opérations, veillant à la qualité et à la traçabilité des stocks.

    lerobert.com /chais

    wiktionary.org/chai

    /Ouv/Media/Whisky.pdf

    Chais sous douane *

    désigne des entrepôts de stockage agréés par les autorités fiscales où les spiritueux, tels que le whisky, mûrissent en suspension de droits d’accises et de TVA.

    Dans ce cadre réglementaire, l'imposition n'intervient qu'au moment de la mise à la consommation, permettant aux producteurs de préserver leur trésorerie durant les longues années de maturation.

    Ces enceintes sont soumises à un contrôle administratif strict, incluant des scellés et des relevés réguliers pour comptabiliser la "part des anges", cette fraction évaporée naturellement. Ce régime d'entrepôt fiscal garantit la traçabilité du produit tout en facilitant les transactions internationales avant l'acquittement définitif des taxes.

    En anglais, le terme se traduit par : Bonded warehouse.

     

     

     

    Charcoal filtration *

    La filtration au charbon de bois, désignée sous le terme technique de Charcoal filtration, constitue une étape physico-chimique dans l'élaboration de certains whiskey, particulièrement le Tennessee Whiskey via le Lincoln County Process.

    Ce procédé consiste à faire percoler le distillat de grains à travers une colonne de charbon de bois d’érable avant sa mise en fût. Sur le plan moléculaire, le charbon agit comme un agent adsorbant, capturant les esters lourds et les huiles de fusel responsables de l'âpreté du distillat brut.

    Cette opération affine le profil organoleptique du liquide en éliminant les impuretés, favorisant ainsi une texture plus onctueuse et une plus grande pureté aromatique avant l'interaction prolongée avec le bois de chêne lors du vieillissement.

    Charcoal mellowing *

    Le Charcoal mellowing, traduisible en français par « adoucissement au charbon de bois », désigne un procédé de filtration spécifique à l'élaboration du Tennessee Whiskey, connu sous le nom technique de Lincoln County Process.

    Cette étape intervient après la distillation mais avant la mise en fûts : le distillat blanc s'écoule lentement à travers une couche épaisse de charbon d'érable à sucre. Sur le plan chimique, ce passage permet d'absorber les composés organiques lourds et les huiles de fusel, tout en favorisant une oxydation précoce.

    Il en résulte une réduction significative de l'astringence et une texture plus souple en bouche, distinguant ainsi ce profil aromatique de celui du Bourbon traditionnel par une rondeur accrue et des notes fumées subtiles.

    Charring *

    Le terme anglais « charring », qui se traduit en français par carbonisation ou bousinage, désigne le procédé thermique par lequel l'intérieur des fûts de chêne est brûlé de manière intense.

    Dans l'industrie du whisky, cette technique modifie la structure chimique du bois en dégradant l'hémicellulose en sucres simples, favorisant ainsi la caramélisation.

    La couche de carbone résultante agit comme un filtre actif, adsorbant les composés soufrés indésirables tout en libérant des arômes de vanille et d'épices grâce à la décomposition de la lignine. Ce degré de brûlage, classé par niveaux d'intensité , généralement 4, est un facteur déterminant du profil organoleptique et de la coloration finale du distillat durant son vieillissement.

    Chauffe aromatique *

    La chauffe aromatique désigne une étape de la tonnellerie où l'intérieur des douelles de chêne est soumis à une source de chaleur contrôlée afin de modifier la structure physico-chimique du bois.

    Contrairement au bousinage structurel, cette phase vise à dégrader les polymères naturels ( tels que la lignine, les hémicelluloses et les tanins )  pour générer des composés volatils spécifiques.

    Sous l'effet de la thermolyse, le bois libère des molécules aromatiques comme la vanilline, le gaïacol aux notes fumées ou le furfural aux accents de caramel.

    Ce processus détermine le profil organoleptique futur du whisky, régulant l'intensité du transfert de saveurs entre le contenant et le distillat lors de la maturation.

    Traduction : Le terme « chauffe aromatique » se traduit en anglais par aromatic toasting.

    Chauffe de cintrage EN TRAVAUX

    Chauffe directe EN TRAVAUX

    Chêne *

    Bois le plus souvent utilisé pour la confection des fûts compte tenu de ses caractéristiques aromatiques mais aussi de perméabilité.

    Chill-filtered / not chill-filtered EN TRAVAUX

    Chill filtration *

    Filtration à froid en français . Pour pratiquer une filtration à froid , la température du whisky est baissée entre 0 et -2°C, ce qui permet d'extraire une grande partie d'acide gras à l'origine de l'aspect trouble constaté dans les whiskies titrant à moins de 46% vol. La chill filtration est ainsi pratiquée uniquement pour un problème esthétique. Il n'est pas exclu que cela entraine un changement lors de la dégustation des whiskies . Ce changement selon certains auteurs ne seraient pas facilement perceptible lors de la dégustation.

     

    De ce fait de nombreux whisky lovers préfèrent déguster les whiskies non filtrés à froid.

    Claret finish EN TRAVAUX

    Clearic EN TRAVAUX

    Coeur de chauffe EN TRAVAUX

    Coeur de distillation EN TRAVAUX

    Coffey still *+EN TRAVAUX

    Coffre à alcool EN TRAVAUX

    Cognac finish EN TRAVAUX

    Col de cygne *

    Partie supérieure et coudée de l’alambic à repasse ( wash still et spirit still )  qui fait la liaison avec le condenseur. L'angle, la hauteur et l'épaisseur du col de cygne ont une action sur les caractéristiques du new make et donc du whisky

    Colonne EN TRAVAUX

    Color EN TRAVAUX

    Column still EN TRAVAUX

    Condensation EN TRAVAUX

    Condenser EN TRAVAUX

    Condenseur EN TRAVAUX

    Condenseur à serpentins EN TRAVAUX

    Condenseur multitubulaire à calandre EN TRAVAUX

    Congénères EN TRAVAUX

    Congeners EN TRAVAUX

    Continuous still EN TRAVAUX

    Contrebande *

    Distillation et/ou distribution illégale de whisky ( nous concernant). Le terme anglais  de "bootlegging" fait référence à la flasque qui était souvent cachée dans la jambière des bottes que les contrebandiers highlandais portaient.

    Corn EN TRAVAUX

    Corn whiskey EN TRAVAUX

    Corps **

    Traduction en anglais : body

    Fait référence à la viscosité que l'on ressent en bouche lors de la dégustation d'un whisky ( ou du vin d'ailleurs). 

    Dans le whisky, le terme anglais "body"  désigne la sensation de corps ou de matière en bouche. 
    Il correspond à l’impression de densité, de richesse et de texture que le whisky laisse lors de la dégustation.
    Un whisky peut avoir un "body" léger, moyen ou puissant, selon sa composition et sa méthode de fabrication.
    Cette sensation dépend notamment de l’alcool, des huiles, des acides gras et de certains composés issus de la fermentation et du vieillissement.
    Ainsi, le body participe à la rondeur, à l’onctuosité et à la structure générale du whisky.

    Couleur EN TRAVAUX

    Coupe EN TRAVAUX

    Cratur EN TRAVAUX

    Cuivre EN TRAVAUX

    Cut EN TRAVAUX

    Cuvée *

    C'est un lot de fûts de whisky remplis en même temps pour la maturation

    Cuve de brassage *

    Cuve de brassage appellée aussi mash-tun ou "cuve matière". Elle est généralement en acier ou en cuivre plus rarement .Elle  comporte des grands bras rotatifs munis de râteaux qui vont tourner et brasser le contenu de la cuve . Habituellement, la cuve est ronde, surmontée d'un dôme en  cuivre ou en acier inoxydable . Certains mashtun n'ont pas de couvercle. Le fond du mashtun est constitué d'un tamis. Sous ce tamis se trouve un bac de stockage , l'underback.

     

    Cuve de fermentation EN TRAVAUX

    Cuve de germination *

    Dans l’industrie du whisky, appelée aussi « Saladin box  » ou « Saladin malting box  » , une "cuve de germination" désigne un système de germination « mécanisé » de l'orge, inventé par le Français Eugène Saladin dans les années 1940.
    Ce dispositif, en forme de grande cuve allongée (souvent 50 m de long), permet de retourner mécaniquement le malt en cours de germination grâce à des lames ou chaînes sous un faux plancher aéré.
    Il assure une aération contrôlée et homogène, optimisant le processus de maltage tout en réduisant la main-d'œuvre manuelle.
    Adopté par des distilleries comme Tamdhu en 1950, il marque une avancée technique dans la production de malt pour single malts écossais.
    En anglais, on le traduit par Saladin box ou Saladin malting box.

    privatewhiskysociety/distillerie-tamdhu-saladin box/

    cotwe.normandie.free.fr/case de saladin

    28 références 

    Dark grain

    Décarbonisation Recarbonisation EN TRAVAUX

    Dégustation *

    Evaluation formelle lorsqu'on goûte un whisky. On y évalue la couleur, les jambes , les sensations olfactives et gustatives . C'est ce que j'appelle "la dégustation à la traditionnelle" car on peut aussi déguster un cocktail à base de whisky. Des associations de whisky lovers se réunissent parfois pour "déguster" ("à la traditionnelle") certains whiskies choisis . Les participants échangent leurs avis. Cela s'appelle aussi " participer à une dégustation". Cette notion d'échange fait partie  des habitus des whisky lovers.

    Déversage EN TRAVAUX

    Devil's cut

    Diastase EN TRAVAUX

    Diluant *

    C'est une boisson non alcoolisée que l'on peut rajouter à un whisky pour en faire un cocktail

    Dilution EN TRAVAUX

    Distillat EN TRAVAUX

    Distillation *

    La distillation, dans le cadre du whisky, est une opération de séparation et de concentration de l’alcool réalisée à partir d’un liquide fermenté appelé wash (bière de céréales).
    Elle repose sur le principe physique selon lequel l’alcool s’évapore à une température plus basse que l’eau.

    Le wash est chauffé dans un alambic (pot still ou colonne), provoquant l’évaporation des composés volatils, principalement l’éthanol.

    Ces vapeurs sont ensuite dirigées vers un condenseur où elles redeviennent liquides.
    Le distillat obtenu est plus riche en alcool et en composés aromatiques que le liquide initial.
    La distillation permet également une sélection qualitative grâce à la séparation des fractions : têtes, cœur et queues.

    Seul le cœur de chauffe est généralement conservé pour l’élaboration du whisky.
    La forme de l’alambic et la méthode de distillation influencent fortement le profil aromatique final.
    Cette étape est essentielle pour affiner la pureté, la texture et la complexité du futur spiritueux.
    Elle précède obligatoirement la maturation en fût, qui parachève le développement du whisky.

     Classiquement la majorité des scotchs sont distillés 2 fois , parfois trois fois ce qui est plus fréquent en Irlande.

    Distillation continue EN TRAVAUX

    Distillation discontinue ( ou par lots ) EN TRAVAUX

    Distillerie *

    Lieu où se déroule la distillation

    Distillerie en sommeil / silencieuse EN TRAVAUX

    Distillery EN TRAVAUX

    Double distillation EN TRAVAUX

    Doubler EN TRAVAUX

    Double wood EN TRAVAUX

    Douelles / douves EN TRAVAUX

    Douglas Fir

    Draff EN TRAVAUX

    Dram *

    Terme utilisé pour désigner une dose de whisky. Les écossais disent " prendre un "wee dram" . Cela pourrait correspondre à "prendre un petit verre" ou " un petit coup" en France. Bien que les écossais peuvent dans ce cas se servir un "bon verre" comme nous pourrions dire en France !

    C’est en Écosse que le mot dram aurait  été utilisé pour la première fois pour décrire un verre de whisky. Les Drams proviennent de l’ancien système d’apothicaire anglais et sont utilisés pour mesurer des unités de volume liquide. Un dram est égal à 1/8 d’once, ou 3,697 millilitres. Il faut préciser que la dose habituelle de whisky versée dans les débits de boissons est de 2,5 à 3 cl soit 25 à 30 ml . Ne pensez pas qu'on ne vous versera pas 3 ou 4 ml de whisky en Ecosse si vous demandez " a wee dram please !"

    Dram vient du mot grec drachmē, qui signifie « poignée ».  Ce n’est pas une mesure officielle; Finallement un dram correspond à  « toute quantité de whisky que vous pourriez avaler en une bouchée »

    Drêches *

    résidus solide récupéré au fond de la cuve de brassage ( mash tun ). La drèche est récupérée  pour la nourriture du bétail ou pour l'agriculture en tant qu'engrais

    Drum

    Dunnage EN TRAVAUX

    Dunnage warehouse EN TRAVAUX

    Duty *

    Ce sont les taxes que le distillateur doit verser et qui tiennent compte de la quantité d'alcool produite. 

    Degré naturel

    17 références 

    Eau de vie EN TRAVAUX

    Echantillon *

    Petite dose de whisky dans une mignonette destinée à une degustation

    Embouteillage *

    La mise en bouteille ou  embouteillage  consiste à transférer le whisky de son fût de maturation  vers les bouteilles  destinées à la distribution commerciale.

    L'opération de mise en bouteille suit généralement une progression précise visant à garantir la stabilité du produit :

    1. Filtration : Élimination des résidus solides ou des particules en suspension.
    2. Réduction : Ajustement du taux d'alcool par l'ajout d'eau déminéralisée, sauf dans le cas des whiskies dits « brut de fût » (cask strength).
    3. Remplissage : Dosage précis du volume de liquide dans chaque flacon.
    4. Bouchage et étiquetage : Fermeture hermétique et application de la réglementation locale.

    On distingue 2 types d'embouteillages selon le lieu où il se déroule

    • L’official Bottling (OB) : Il s'agit d'un embouteillage officiel réalisé directement par la distillerie qui a produit le whisky. La marque sur l'étiquette correspond alors au nom de l'établissement producteur.
    • L’independent Bottling (IB) : Un embouteilleur indépendant achète des fûts à une distillerie . pour les mettre en bouteille sous sa propre marque. Cela permet souvent de découvrir des variantes de goûts différentes des versions officielles. L’embouteilleur indépendant a aussi la possibilité  acquérir  des fûts pour les faire mûrir avant de les commercialiser sous son propre label.

    Embouteillage indépendant

    Embouteillage officiel *

    C'est une mise en bouteille par la distillerie productrice

    Embouteilleur indépendant *

    Société qui achète des fûts issus d'une ou de plusieurs distilleries et qui les mets en bouteille elle même .

    En d'autres termes selon Edinburgh Whisky Academy "Entreprise ou particulier qui embouteille du whisky sous sa propre marque, achetant généralement du spiritueux auprès de distilleries et le faisant vieillir de manière indépendante. Ce terme n'est pas officiellement réglementé, mais couramment employé dans le milieu du whisky.

    Les mettant ainsi en bouteille les IB ( independent bottlers) offrent des éditions uniques ou spéciales qui ne peuvent souvent pas être trouvées dans la distillerie elle-même.

    Empâtage EN TRAVAUX

    Entrepôts *

    Lieu de stockage des fûts pour la maturation. On parle aussi de "chais"

    Entrepôt sous douane *

    Entrepôt de maturation de whisky qui sont verrouillés dans l'attente de réglement des taxes aux services des douanes.

    Enzyme EN TRAVAUX

    Ester EN TRAVAUX

    Ethanol *

    L’éthanol (alcool éthylique) est le principal alcool présent dans le whisky et le vecteur essentiel de ses arômes.
    Il est produit lors de la fermentation alcoolique, lorsque les levures transforment les sucres du moût en alcool et en dioxyde de carbone.
    Chimiquement, il s’agit d’un composé organique de formule C₂H₅OH appartenant à la famille des alcools.
    Dans le whisky, il constitue la base du distillat issu de la distillation des céréales fermentées.
    Son rôle ne se limite pas à l’alcoolisation : il agit comme solvant, permettant l’extraction et la stabilisation des composés aromatiques.
    Il influence également la perception sensorielle, en modulant la volatilité des arômes et la sensation de chaleur en bouche.
    Au cours de la maturation en fût, il participe aux réactions chimiques avec le bois, contribuant à la complexité du whisky.
    Son degré est ajusté par réduction à l’eau avant embouteillage pour atteindre le titre alcoométrique souhaité.
    Enfin, sa concentration détermine en grande partie la structure, l’équilibre et la puissance globale du whisky.

    Examen olfactif *

    C'est le fait de sentir le whisky et d'en déterminer les arômes. C'est certainement par cette technique que tu découvriras la plus grande quantité d'arômes . L'organe de l'olfaction ( le nez)  a beaucoup plus de recepteurs  olfactifs  que l'organe gustatif ( bouche et langue )

    Exchequer *

    « L'Exchequer »  n'est ni une personne, ni un bureau, ni un registre mais une institution centrale de l'administration royale médiévale écossaise principalement chargée des finances et de la justice financière du royaume d’Ecosse.  

    « The Exchequer Rolls » sont les registres tenus par « The Exchequer » Ce sont les registres ou les archives produits par le service de l'Échiquier. Ces rouleaux de parchemin contenaient les comptes, les rapports d'audit et les décisions de la cour.

    ORIGINE DU NOM

    Le nom Échiquier (Exchequer) provient du tapis ou de la table recouverte d'un tissu à carreaux noir et blanc (rappelant un échiquier, d'où le terme), qui servait à l'origine de méthode de calcul pour les comptes. Les différentes sommes d'argent ou jetons étaient déplacés sur les carreaux pour faciliter les additions et les soustractions, à une époque où le système de numération romain rendait les calculs complexes.

    Lien avec le Whisky :

    La toute première mention du whisky écossais (1494) provient des Exchequer Rolls, qui  enregistrait l'envoi de malt à Frère John Cor pour produire de l'« aqua vitae » sur ordre du roi. Il s'agissait d'une dépense de matière première commandée par l'administration générale.

    FONCTIONS :

    L’exchequer avait 3 fonctions principales

    • Il supervisait la perception de toutes les recettes royales, tels que les droits de douane, les impôts, les redevances féodales , les amendes, fermages royaux, etc..
    • L'Échiquier était également une cour de justice traitant des litiges de toutes les affaires fiscales
    • Il exerçait l'audit des comptes présentés par les différents fonctionnaires locaux ( percepteurs des douanes  , intendants royaux etc.).

    COMPOSITION

    L'Exchequer  était un corps institutionnel qui se réunissait souvent deux fois par an composé:

    • du Chancelier d'Écosse (Chancellor of Scotland) , chef nominal de l'Échiquier.
    • du Lord Grand Trésorier (Lord High Treasurer) : Bien qu'il gère les dépenses directes du roi , son activité était soumise au contrôle de l'Échiquier.
    • de contrôleurs, les auditeurs et les clercs et de fonctionnaires qui effectuaient le travail comptable , de contrôle et d'enregistrement.

     

    DISPARITION DE L’EXCHEQUER

    L'Échiquier d'Écosse, en tant que corps administratif et judiciaire indépendant de la Couronne écossaise, a été supprimé par l'Acte d'Union de 1707  qui a fusionné les royaumes d'Écosse et d'Angleterre pour former le Royaume-Uni de Grande-Bretagne. En conséquence, l'administration fiscale et la collecte des revenus (douanes, accises, etc.) ont été progressivement centralisées à Londres, sous l'autorité du Trésor et de l'institution anglaise homologue.

    DE NOS JOURS

    L'institution de l'Échiquier d'Écosse, telle qu'elle existait au Moyen Âge et au début de la période moderne, a été démantelée après l'Acte d'Union de 1707. Ses fonctions ont été absorbées et réparties entre de nouvelles institutions britanniques centralisées et, plus récemment, entre les organes de l'Écosse dévolue.

    En effet l'Écosse a retrouvé un Parlement écossais et un gouvernement exécutif (le Scottish Government) en 1999 (dévolution), qui gèrent les finances dans leurs domaines de compétence. Cependant, la souveraineté fiscale et l'institution centrale d'audit et de collecte relèvent toujours, dans une large mesure, du système du Royaume-Uni.

    Ainsi,  nos jours ( fin 2025 ), les fonctions de l'ancien Échiquier sont remplacées par une structure à 2 niveaux :

    1. Fonctions Fiscales et Budgétaires Centrales (Niveau Royaume-Uni)

    La responsabilité principale de la fiscalité et de la gestion budgétaire de l'ensemble du Royaume-Uni est exercée par :

    • HM Treasury (Trésor de Sa Majesté) : C'est l'équivalent moderne du Trésor et de l'Échiquier combinés. Il est dirigé par le Chancellor of the Exchequer (Chancelier de l'Échiquier), qui est le ministre des Finances du Royaume-Uni. Bien que le nom "Chancelier de l'Échiquier" soit conservé, la fonction n'est plus écossaise mais britannique.
    • HM Revenue and Customs (HMRC) : C'est l'agence exécutive chargée de la collecte des impôts et des droits de douane et d'accise à travers le Royaume-Uni, y compris l'Écosse.
    1. Fonctions de Gestion des Finances Publiques Écossaises (Niveau Écosse)

    Avec la dévolution de 1999 (établissement du Parlement écossais), de nouvelles structures gèrent les finances dans les domaines où l'Écosse dispose d'une autonomie législative (santé, éducation, justice, etc.) :

    • Le Cabinet Secretary for Finance and the Economy : C'est le ministre des Finances du Gouvernement écossais (Scottish Government). Il prépare et gère le budget écossais, qui est financé par un transfert de fonds de Westminster et, de plus en plus, par les impôts écossais dévolus.
    • Audit Scotland : Cette organisation indépendante remplit une fonction d'audit public pour les organismes du secteur public écossais, assurant le contrôle des dépenses du gouvernement écossais. Elle joue un rôle d'examinateur des comptes similaire à l'une des fonctions historiques de l'Échiquier.

    En résumé, la structure centralisée médiévale a été remplacée par un système bicéphale : les grandes décisions fiscales et la collecte de la majorité des impôts sont gérées par les institutions britanniques (Trésor de Sa Majetée et HMRC), tandis que les dépenses et l'audit des fonds dévolus sont gérés par les institutions écossaises (Ministre des Finances écossais et Audit Scotland).

    Exciseman *

    Ancien terme anglais qui désigne l'agent des douanes chargé de déterminer  la quantité d'alcool distillé . A l'issue de quoi il fixe le montant de la taxe à payer. En français on parle de "jaugeur".

    Expression EN TRAVAUX

    Extra maturation / affinage *

    Le terme anglais est finish ou finishing . Après la maturation , le whisky peut être affiné . Pour cela , il est transféré dans un fût d'origine et de caractéristiques différentes de celui dans lequel il a maturé ( par exemple vin, porto , sherry, madère etc...) . Cela permet de bénéficier d'un vieillissement prolongé mais différent .  Cet affinage produira , en quelque sorte ,une double maturation. Il va apporter une complexité des arômes et des saveurs.La durée peut s'étendre , en général , de 3 à 24 mois voir plus . Le temps d'affinage est habituellement plus court que celui de la maturation

    28références 

    Fatty acids *

    Acides gras en français 

    groupe de composés aromatiques formés pendant la fermentation . Ils apportent richesse et sensation en bouche et réagissent  avec les alcools pour former des esters .

    Feints *

    C'est le résidu le plus lourd du wash ou des low wines . Leur température d'évaporation est la plus élevée

    Feints still

    Fermentation *

    C' est le processus biochimique par lequel des sucres fermentescibles  ( glucose par exemple) sont transformés en alcool (éthanol) 

    Dans le cadre de la fabrication du whisky, la fermentation  alcoolique débute lorsqu'on rajoute des levures au "mash".

    Fermenteur EN TRAVAUX

    Fermentescible (sucre) *

    Un sucre fermentescible est un sucre simple contenant une ou 2 molécules de glucose , qui sera capable de subir une fermentation et donc de produire de l'alcool.

    L'amidon , qui est un sucre complexe, est infermentescible car il ne peut pas subir directement une fermentation. Il faut pour cela qu'il soit scindé en sucres simples ( glucose et fructose par exemple ), ce qui est fait au cours du maltage.

    Filtration à froid *

    Procédé de filtration qui vise à supprimé les acides gras  du whisky afin qu'il ne se trouble pas en cas de rajout d'eau ou en cas de température basse. Ce procédé est surtout réservé aux whisky titrant à moins de 46% vol.

    Vous pouvez trouver des infos et des vidéo ici :Process fabrication | Whisky Lovers Encyclopediae (whisky-lovers-encyclopediae.fr)

    ou de façon lus détaillée ici : 

    Filtration / Process fabrication | Whisky Lovers Encyclopediae (whisky-lovers-encyclopediae.fr)

    Filtration sur charbon de bois *

    Méthode de filtration initiée pour les whiskey du Tennessee. Avant embouteillage, le whiskey est filtré au travers d'une couche de charbon d'érable. Cela rend le whiskey plus moelleux, lui conférent un goût différent.

    Finale *

    C'est l'arrière goût du whisky que l'on ressent à l'issu de la déglutition. Elle peut être courte ou longue. On décrit les différents arômes ressentis.

    Finish

    Finishing *

    Finition EN TRAVAUX

    Fino EN TRAVAUX

    First fill**

    Traduction en français : « premier remplissage »

    C’est un fût qui, après avoir contenu un autre alcool (sherry, porto, vin, rhum, bourbon, etc.), reçoit pour la première fois du distillat de whisky .
    Un fût de premier remplissage apporte une influence aromatique plus forte et plus rapide au whisky (couleur, sucrosité, notes fruitées ou épicées …) parce que le bois est encore chargé des composés du contenu précédent et réagit fortement avec le nouveau distillat.
    Par contre, un « refill » (deuxième remplissage ou plus) donnera une extraction plus douce et plus lente, laissant davantage d’expression au caractère du distillat lui-même.

    Un fût de xéres de 1er remplissage n'a contenu que du xérès avant de reçevoir un distillat destiné à une maturation de whisky

    First fill cask

    Flasque EN TRAVAUX

    Flaveur *

    Terme dérivé de l’anglais flaveur  que l’on traduit en français par «  saveur » ou  « goût ».

    Plutôt que de parler de « goût », un terme ambigu qui au sens strict renvoie à l’organe de la gustation (donc  à la perception des 5 saveurs primaires par la langue ), les scientifiques préfèrent parler de « flaveur » .

    Selon le Larousse c'est l' ensemble des sensations olfactives, gustatives et tactiles ressenties lors de la dégustation d'un produit alimentaire.

    De façon plus technique

     L'Association française de normalisation « l'AFNOR », dans Analyse sensorielle – Vocabulaire, NF ISO 5492, mai 1992, définit la flaveur ainsi :

    « Ensemble complexe des sensations olfactives, gustatives et trigéminales perçues au cours de la dégustation. La flaveur peut être influencée par des impressions tactiles, thermiques, algiques et/ou kinesthésiques. »

    La flaveur  est ce qui est perçu en bouche, grâce aux signaux envoyés au cerveau par les 3 sens  que sont:

    - l'odorat ( pour les arômes ),

    - le goût ( pour les 5 saveurs :sucré, acide, salé, amer , umami) 

    - le toucher ( pour les sensations tactiles intrabuccales telles que dur, mou, chaud , froid, tiède, picotements , brûlure,  etc...) 

    Flavored whiskey ( USA) EN TRAVAUX

    Flight EN TRAVAUX

    Floor malting EN TRAVAUX

    Foreshots **

    Traduction en français : tête de distillation

    C'est le distillat le plus volatile issu du wash ou des low wines et qui a donc une température d'évaporation la plus basse. Aussi appelé  "heads"

    Dans le process de fabrication du whisky, la tête de distillation désigne la première fraction du distillat obtenue lors de la seconde distillation, effectuée dans l'alambic de seconde distillation (spirit still).

    Lorsque le liquide entre en ébullition, les composés les plus volatils, dont le point d'ébullition est inférieur à celui de l'éthanol, s'évaporent en premier.

    Cette coupe contient une concentration élevée d'esters légers, mais également des substances indésirables, voire toxiques, comme le méthanol et l'acétate d'éthyle, qui apportent des notes piquantes et un caractère agressif.

    En raison de cette composition, le distillateur sépare  cette fraction du reste de la coulée grâce au coffre  à alcool  (spirit safe).

    La tête de distillation est systématiquement écartée du cœur de chauffe (liquide destiné à devenir le distillat puis le whisky)  et est redirigée vers les distillations suivantes pour y être recyclée.

    Le moment précis de la coupe entre la tête et le cœur détermine l'équilibre aromatique initial du spiritueux.

    Four EN TRAVAUX

    Four grain bourbon whiskey ( USA) EN TRAVAUX

    Fraction de distillation EN TRAVAUX

    Fusel oil or fusel alcohol

    Fût *

    Le fût est un terme générique qui désigne tout récipient en bois fabriqué par un tonnelier, quelle que soit sa capacité.

    Il a aussi bien une contenance de 50 litres  que 200 litres .

    C’est le mot “parapluie” qui englobe toutes les formes de contenants en bois : barriques, tonneaux .

    Selon le site Diproma

    • "Fût"  est le nom générique.
    • "Barrique"  est un format standard de 225 L (vins de Bordeaux) / 228 L (vins de Bourgogne)
    • "Tonneau" est historiquement un grand contenant d’environ 1 000 L.

    Un fût est donc  un contenant en bois dans lequel le distillat  est stocké pour bénéficier d'une maturation. On parle , couramment , aussi de "tonneau". En Ecosse pour avoir la dénomination de " scotch whisky" ils doivent être bois de chêne.

    Le dictionnaire Larousse  indique que "le fût est un tonneau où l'on met le vin, le cidre, l'eau-de-vie, etc. "  Il cite barrique et  futaille comme étant des synonymes de fût. 

    Désolé la langue française est complexe ....

    Fût actif *

    Fût unique *

    28 références 

    Gaïacol *

    Composé aromatique appartenant à la famille des phénols, largement associé aux whiskies tourbés.
    Il se forme principalement lors de la combustion de la tourbe utilisée pour sécher l’orge maltée.
    Présent dans la fumée de tourbe, il est ensuite adsorbé par le malt puis partiellement transféré au distillat.
    Le gaïacol est considéré comme l’un des marqueurs chimiques majeurs du caractère fumé.
    Sur le plan sensoriel, il évoque des arômes de fumée douce, de bois brûlé, de goudron léger et parfois de notes médicinales.
    Sa perception dépend de sa concentration et de son interaction avec d’autres phénols (comme les crésols).
    Il possède un seuil de détection relativement bas, ce qui le rend influent même à faible dose.
    Au cours de la maturation, sa perception peut évoluer et s’intégrer à des notes plus complexes.
    Le gaïacol contribue ainsi fortement à l’identité des whiskies fortement tourbés, notamment d’Islay.

    Gauger EN TRAVAUX

    Germination EN TRAVAUX

    Ghost distillery EN TRAVAUX

    Ginger ale EN TRAVAUX

    Goût *

    Le goût est un des 5 sens  dont l’organe est la langue. Le goût permet en effet de détecter et de renseigner sur les 5 « saveurs ». Lorsqu’on évoque le « goût » au sens commun du terme, il s’agit en fait de la « flaveur ».

    Les 5 saveurs sont : sucré , salé, acide, amer , umami

    Grain Irish whiskey EN TRAVAUX

    Grain whisky EN TRAVAUX

    Green malt EN TRAVAUX

    Grist *

    Le grist est une farine grossière , c'est le malt moulu prêt à être brassé dans le "mash". Ce sont des particules très  fines très inflammables et qui necessitent des précautions lors du stockage et des manipulations.

    Hauts vins EN TRAVAUX

    Heads**

    Traduction en français : tête de distillation

    C'est le distillat le plus volatile issu du wash ou des low wines et qui a donc une température d'évaporation la plus basse. Aussi appelé  "foreshots"

    Dans le process de fabrication du whisky, la tête de distillation désigne la première fraction du distillat obtenue lors de la seconde distillation, effectuée dans l'alambic de seconde distillation (spirit still).

    Lorsque le liquide entre en ébullition, les composés les plus volatils, dont le point d'ébullition est inférieur à celui de l'éthanol, s'évaporent en premier.

    Cette coupe contient une concentration élevée d'esters légers, mais également des substances indésirables, voire toxiques, comme le méthanol et l'acétate d'éthyle, qui apportent des notes piquantes et un caractère agressif.

    En raison de cette composition, le distillateur sépare  cette fraction du reste de la coulée grâce au coffre  à alcool  (spirit safe).

    La tête de distillation est systématiquement écartée du cœur de chauffe (liquide destiné à devenir le distillat puis le whisky)  et est redirigée vers les distillations suivantes pour y être recyclée.

    Le moment précis de la coupe entre la tête et le cœur détermine l'équilibre aromatique initial du spiritueux.

    Highball EN TRAVAUX

    High wines EN TRAVAUX

    High rye bourbon / ryed bourbon EN TRAVAUX

    Higher alcohol

    Highlands EN TRAVAUX

    Hogshead ( hoggies) *

    fût d'une capacité de 250 litres (environ)

    Honey pot

    Hoop

    Huile de Fusel *

    Les huiles de fusel, dont le nom dérive de l'allemand signifiant « mauvais alcool », constituent un groupe de composés organiques à chaîne carbonée longue, tels que l’isoamylalcool, le butanol et le propanol. Ces alcools supérieurs sont générés lors de la fermentation du moût de whisky par le métabolisme des levures, particulièrement sous l'influence de températures élevées.

    Lors de la distillation en alambic, ces substances se concentrent principalement dans les queues de distillation en raison de leur point d’ébullition élevé et de leur nature hydrophobe, adoptant une consistance huileuse caractéristique.

    Si une concentration excessive peut engendrer des notes de solvant indésirables, un dosage maîtrisé est capital pour l'identité du spiritueux. Contrairement à la vodka qui recherche la neutralité, le whisky tire sa richesse de ces huiles : lors de la maturation en fût, elles réagissent avec les acides pour former des esters, transformant des arômes lourds en notes complexes de fruits, d'épices et de fleurs. La gestion précise de la « coupe » lors de la distillation est donc l'art de convertir ces sous-produits bruts en vecteurs de complexité sensorielle.

    ALCOOL DE FUSEL  versus  HUILE DE FUSEL

    Sur le plan technique, il n’existe aucune différence de nature chimique entre les alcools de fusel et les huiles de fusel ; ces termes désignent les mêmes alcools supérieurs (propanol, isobutanol, alcool isoamylique). La distinction est purement sémantique et physique.

    Le terme « alcools de fusel » fait référence à leur structure moléculaire issue du métabolisme des levures

    L’appellation « huiles » décrit leur comportement physique lors de la distillation. Ayant une solubilité limitée dans l'eau et un point d'ébullition élevé, ces composés s'accumulent dans les queues de distillation où ils ont une consistance visqueuse et un aspect gras. Ainsi, on évoque le terme  « d'huiles de fusel » pour souligner leur texture huileuse et leur résidu persistant dans l'alambic, mais elles demeurent chimiquement des alcools.

    Références

    Hydromètre EN TRAVAUX

    Independant bottler EN TRAVAUX

    Independant bottling ( I.B.) EN TRAVAUX

    Irish whiskey EN TRAVAUX

    Islay EN TRAVAUX

    Islay finish EN TRAVAUX

    Isomère *

    Se dit de composés chimiques ayant la même formule d'ensemble, mais des propriétés différentes dues à un agencement différent des atomes dans la molécule.

    21  références 

    Jauger

    En jargon de tonnellerie et de négoce, jauger consiste à mesurer la capacité totale ou le volume de liquide contenu dans un fût de whisky.

    Cette technique repose historiquement sur l’usage d’une règle graduée appelée « verge de jauge », que l'on introduit par la bonde du tonneau.

    En combinant la profondeur atteinte et le diamètre des fonds, le jaugeur calcule le volume initial .

    Cette mesure est necessaire pour déterminer la quantité d'alcool pur soumise aux taxes douanières.

    Aujourd'hui, bien que les balances électroniques de haute précision et les débitmètres numériques se généralisent lors du remplissage, le jaugeage traditionnel demeure une méthode de contrôle importante dans les chais. Il permet , entre autres , d'évaluer l'impact de la part des anges en mesurant le volume résiduel d'un fût après plusieurs années de maturation.

    Jerez

    Jigger

    Jura

    Kentucky *

    C'est un  états  aux Etats Unis d'Amérique . C'est le comté de bourbon situé au Kentucky qui a donné son nom au célèbre whiskey américain. La grande majorité des distilleries de Bourbon whiskey se trouvent au Kentucky. Mais, réglementaire le Bourbon peut être produit dans n'importe quel état des USA  (contrairement au Tennessee whiskey qui ne peut être  fabriqué que dans le Tennessee)

    Keepers of quaich EN TRAVAUX

    Kiln *

    Four de séchage du malt. Les kilns traditionnels en Ecosse ont un toit en forme de pagode

    Kiln drying

    Kilning EN TRAVAUX

    King O' Drinks

    Koji *

    Le kōji (麹) est une culture de micro-organismes, principalement le champignon Aspergillus oryzae, utilisée pour saccharifier les matières amylacées.
    Dans le cadre du whisky, il remplace partiellement ou totalement le maltage en produisant des enzymes (amylases) capables de transformer l’amidon en sucres fermentescibles.
    Traditionnellement employé au Japon pour le saké et le shōchū, son usage dans le whisky reste marginal mais en expansion.
    Il permet de travailler des céréales non maltées (riz, orge, patate douce, etc.) sans recours exclusif au malt.
    Le kōji influence directement le profil aromatique en générant des notes umami, fruitées ou lactiques.
    Il modifie aussi la texture du moût, souvent plus riche et plus complexe sur le plan enzymatique.
    La fermentation qui suit peut être plus diversifiée, avec une production accrue d’acides et d’esters spécifiques.
    Certaines distilleries expérimentales japonaises et occidentales explorent son potentiel pour créer des styles hybrides.
    Son usage pose toutefois des défis de maîtrise microbiologique et de reproductibilité.
    Ainsi, le kōji constitue une alternative enzymatique et aromatique innovante dans l’élaboration contemporaine du whisky.

    ATTENTION

    Selon le Règlement (UE) 2019/787, la saccharification doit être assurée uniquement par les enzymes du malt.
    L’ajout d’un agent externe comme le kōji (Aspergillus oryzae) introduit une source enzymatique qui ne semble pas être autorisée.
    Même en complément, cela semble sortir du cadre strict de la définition légale du whisky.
    Le produit resterait un distillat de céréales, mais ne pourrait pas être étiqueté “whisky”.
    Donc, réglementairement : le kōji semble ne pas être compatible avec le whisky européen.

    L.A.P.

    Larmes EN TRAVAUX

    Levure *

    Une « levure » désigne un micro-organisme vivant appartenant au règne des champignons. Il s’agit de cellules unicellulaires capables de provoquer la phase de fermentation qui suit le brassage durant le process du whisky.

    En français, « levure » correspond à l’anglais yeast. Elle joue un rôle majeur dans la transformation des sucres en alcool et en dioxyde de carbone.

    Dans le cadre de la production du whisky, la levure intervient après le brassage : elle est ajoutée au moût sucré pour déclencher la fermentation. Elle influence directement le profil aromatique du distillat, en produisant des composés tels que les esters, responsables de notes fruitées ou florales.

    Il existe différentes souches de levures, sélectionnées pour leurs performances fermentaires ou leurs apports aromatiques spécifiques. Certaines distilleries utilisent des levures industrielles standardisées, tandis que d’autres expérimentent avec des levures plus rares ou indigènes.

    En résumé, la levure est un élément invisible mais essentiel, véritable moteur biologique de la transformation du sucre en alcool, et un acteur clé dans la construction du caractère d’un whisky.

    **************************************************

    Infos ici :https://www.whisky-lovers-encyclopediae.fr/fabrication-du-whisky/process#fermentation 

    ou de façon plus compléte ici : Mycologie / Sciences & Whisky | Whisky Lovers Encyclopediae (whisky-lovers-encyclopediae.fr) 

    Autres informations au mot " yeast" du glossaire de WLE

    Lincoln County Process (LCP) EN TRAVAUX

    Lomond still

    Lowlands EN TRAVAUX

    Low wines ( bas vins ) *

    Les « bas vins », ou low wines, désignent le distillat liquide issu de la première étape de distillation effectuée dans l'alambic de lavage (wash still).

    À ce stade, le mélange possède un titre alcoométrique volumique oscillant entre environ 20 % et 25 %.

    Ce produit intermédiaire résulte de la condensation des vapeurs d'alcool et d'eau provenant du brassin fermenté.

    Bien que débarrassé d'une partie des résidus solides, il contient encore des impuretés et doit faire l'objet d'une seconde distillation dans l'alambic de seconde distillation (spirit still). Cette phase ultérieure permet de concentrer l'éthanol et d'affiner le profil aromatique pour obtenir l'eau-de-vie finale.

     

    Distillat tirant aux alentours de 20%vol. obtenu après la première distillation en "pot still". Ce distillat passera ensuite dans le "spirit still" pour subir une seconde voir troisième distillation.

    Low wines still

    Lyne arm

    Conduit traditionnellement en cuivre reliant le pot still au condensateur. Son angle est variable ( horizontal , ascendant ou descendant ) et influe sur le caractère et les arômes du whisky

    Lyne pipe*

    52 références 

    Madère EN TRAVAUX

    Madeira EN TRAVAUX

    Madeira drum EN TRAVAUX

    Maïs *

    Céréale rentrant dans la mashbill du bourbon à hauteur de 51% au minimum

    Maize

    Maître assembleur *

    Responsable de la composition des whiskies lors de la mise en bouteille

    Maître distillateur

    Personne responsable de l'ensemble de la production du whisky *

    Malt *

    Grain de céréale qui a commencé à germer. A la suite de ce début de germination, les grains sont séchés dans un four (kiln ) pour la stopper.  Le plus souvent c'est de l'orge qui est utilisé . Cependant  le froment, le blé, le seigle ou encore le sorgho peuvent être utilisés.

    Maltage *

    Processus qui permet de transformer les grains , très souvent d'orge, mais pas uniquement en malt

    Maltage au sol / sur aire *

    Méthode traditionnelle de maltage de l'orge. Les graines d'orge sont répandues sur un sol plat de pierre afin d'obtenir leur germination 

    Maltage en tambour EN TRAVAUX

    Malterie EN TRAVAUX

    Malt Scotch whisky EN TRAVAUX

    Malt Irish whisky EN TRAVAUX

    Malt vert EN TRAVAUX

    Malt whiskey EN TRAVAUX

    Malt whisky EN TRAVAUX

    Malting EN TRAVAUX

    Malting floor EN TRAVAUX

    Maltings EN TRAVAUX

    Malting drum **

    Traduction en français : tambours de maltage.

    C'est un équipement industriel cylindrique et rotatif utilisé pour automatiser les étapes de germination et de séchage de l'orge, remplaçant ainsi le traditionnel maltage au sol.

    Après l'étape du trempage, l'orge humide est introduite dans ce grand cylindre en acier  qu'est le tambour de maltage.

    Ce dernier tourne lentement sur son axe de façon intermittente.

    Cette rotation continue permet d'aérer la masse de grains, d'uniformiser la température et d'empêcher les radicelles de s'entrelacer en un bloc compact.

    Le tambour est équipé de capteurs précis et de systèmes de ventilation qui insufflent un air conditionné en température et en humidité, permettant un contrôle rigoureux du développement enzymatique du malt vert.

    Dans certains systèmes modernes dits "tambours universels" (SGKV), le touraillage peut être effectué directement dans la même enceinte en y injectant de l'air chaud. Ce procédé standardisé permet d'optimiser l'espace, de réduire la main-d'œuvre et de garantir une qualité de malt hautement homogène.

    Manzanilla EN TRAVAUX

    Mariage EN TRAVAUX

    Marrying EN TRAVAUX

    Marrying cask

    Marrying process

    Marsala EN TRAVAUX

    Mash EN TRAVAUX

    Mashbill *

    Le terme anglais « mashbill » désigne la recette précise en pourcentage massique des céréales broyées qui compose le moût avant fermentation.» En français, il  se traduit par « recette de grains » ou « mélange  des céréales », de manière plus descriptive, par « composition de la mouture ». Par exemple « 70% maïs, 16% seigle, 14% orge maltée. »

    Cette recette est importante  car la proportion relative de chaque céréale détermine le profil aromatique primaire du distillat : le maïs apporte de la rondeur sucrée, le seigle du piquant épicé, et l'orge maltée les enzymes nécessaires à la saccharification ainsi que des notes biscuitées.

    La mashbill définit la structure chimique du moût avant même le début de la fermentation.

    Mashing EN TRAVAUX

    Mash tun *

    C'est une cuve de brassage en acier ou en cuivre

    Master blender EN TRAVAUX

    Master distiller EN TRAVAUX

    Matrice ( effet matrice ) *

    En analyse chimique, l'effet de matrice décrit l'influence de l'environnement chimique d'un atome sur l'intensité de son signal.

    Maturation *

    La maturation désigne la période de séjour obligatoire du distillat en fûts de bois, durant laquelle le temps et l'interaction avec le chêne transforment l'alcool blanc en whisky . Cette étape obligatoire dure minimum 3 ans selon les normes européennes et Ecossaises. Elle vise à stabiliser le caractère du whisky par un échange lent avec l'environnement et le bois, aboutissant à l'équilibre final des saveurs et à sa coloration naturelle. A savoir cependant que certains producteurs utilisent , parfaitement légalement le colorant E150a . Ce colorant caramel E150a est l'adjuvant colorant dont l'usage est strictement encadré pour garantir l'uniformité chromatique des différentes cuvées de whisky sans en modifier les propriétés gustatives originelles.

    Personnellement je préfère le terme de "maturation" à celui de "vieillissement " qui est parfois employé . Ce choix ne relève pas d'une simple nuance sémantique, mais d'une distinction technique entre la durée chronologique et l'évolution qualitative.    

    En effet, le terme vieillissement désigne principalement une mesure temporelle , passive. Il comptabilise le nombre d'années durant lesquelles un produit est conservé, sans nécessairement qualifier les transformations chimiques à l'œuvre. Dans un contexte biologique ou industriel général, le vieillissement peut également porter une connotation de déclin ou de dégradation des propriétés initiales. Il décrit un état statique où le temps s'écoule.

    À l'inverse, la maturation définit un processus actif et transformateur. Elle implique une interaction constante entre le distillat, le bois du fût et l'environnement extérieur. Ce processus repose sur trois piliers physico-chimiques :

    • L'extraction : Le liquide dissout les composés aromatiques du bois (tannins, lignines, vanilline...).

    • L'absorption : Le charbon issu du brûlage interne du fût agit comme un filtre, éliminant les composés soufrés indésirables.

    • L'oxydation : Par la porosité du bois, l'oxygène pénètre dans le fût, permettant la formation d'esters complexes responsables de la richesse aromatique.

    Mélange de céréales EN TRAVAUX

    Mention d'âge *

    Durée pendant laquelle le whisky a maturé en fûts. Concernant les blends, l'âge mentionné est celui du whisky le plus jeune qui fait partie du mélange. La mention d'âge n'est pas toujours inscrite sur les étiquettes.

    Mesure viscométrique EN TRAVAUX

    Middle cut *

    Partie du distillat qui va servir à la confection du whisky. Le middle cut est récupéré après écoulement  des foreshots (têtes) et est stoppé pour le séparer des feints ( queues) . Foreshots et feints sont souvent réutilisées dans les distillations ultérieures.

    Mignonette *

    bouteille de 5 cl ( soit 50 ml) ce qui correspond à environ 2 drams

    Millésimé *

    Un whisky millésimé est un whisky distillé sur une seule année

    Miniature EN TRAVAUX

    Mise en bouteille *

    La mise en bouteille ou  embouteillage  consiste à transférer le whisky de son fût de maturation  vers les bouteilles  destinées à la distribution commerciale.

    L'opération de mise en bouteille suit généralement une progression précise visant à garantir la stabilité du produit :

    1. Filtration : Élimination des résidus solides ou des particules en suspension.
    2. Réduction : Ajustement du taux d'alcool par l'ajout d'eau déminéralisée, sauf dans le cas des whiskies dits « brut de fût » (cask strength).
    3. Remplissage : Dosage précis du volume de liquide dans chaque flacon.
    4. Bouchage et étiquetage : Fermeture hermétique et application de la réglementation locale.

    On distingue 2 types d'embouteillages selon le lieu où il se déroule

    • L’official Bottling (OB) : Il s'agit d'un embouteillage officiel réalisé directement par la distillerie qui a produit le whisky. La marque sur l'étiquette correspond alors au nom de l'établissement producteur.
    • L’independent Bottling (IB) : Un embouteilleur indépendant achète des fûts à une distillerie . pour les mettre en bouteille sous sa propre marque. Cela permet souvent de découvrir des variantes de goûts différentes des versions officielles. L’embouteilleur indépendant a aussi la possibilité  acquérir  des fûts pour les faire mûrir avant de les commercialiser sous son propre label.

    Mise en sommeil EN TRAVAUX

    Misting

    Mixer EN TRAVAUX

    Mizunara EN TRAVAUX

    Monkey Shoulder

    Moonshine *

    Terme américain désignant du whiskey produit illégalement, pendant la prohibition . Le terme est resté.

    Mouthballed EN TRAVAUX

    Moût *

    "Wort" en anglais. Liquide obtenu après la séparation des éléments solides en fin de brassage

    Mouture EN TRAVAUX

    Mouture de malt EN TRAVAUX

    26 références 

    NAS **

    La mention NAS (No Age Statement), ou « Sans Mention d’Âge », désigne un whisky dont l’étiquette ne précise pas la durée de maturation en fûtsEn vertu des réglementation l’affichage d’un âge sur une bouteille de whisky reste facultatif.

    Lorsqu'il est mentionné, cet âge doit obligatoirement correspondre à celui du composant LE PLUS JEUNE entrant dans la composition du produit final, qu'il s'agisse d'un Single Malt ou d'un Blended Whisky.

    Les producteurs choisissent souvent cette formule pour plus de liberté dans l’assemblage, surtout quand ils veulent privilégier le profil aromatique plutôt qu’un chiffre.

    Ils peuvent ainsi utiliser des fûts variés, des finitions différentes, et rechercher un style plus précis.

    Cela ne veut pas dire que le whisky est jeune ou de mauvaise qualité.

    Références consultées

    Neat *

    Dans le cadre d’une dégustation de whisky, le  terme « neat » désigne un mode de consommation spécifique au cours duquel  le spiritueux est servi pur, sans aucun ajout ni transformation. Contrairement aux préparations « on the rocks », cette méthode exclut l'usage de glace, mais aussi d'eau ou d'autres composants de mixologie. Le breuvage est versé directement de la bouteille dans un verre, idéalement de forme tulipe pour favoriser la concentration des arômes, et dégusté à température ambiante.

    Cette pratique permet d'apprécier l'intégrité du profil organoleptique voulu par le maître distillateur, en préservant la texture huileuse et la puissance alcoolique originelle du distillat. Elle constitue la norme analytique lors des séances de dégustation professionnelle et technique.

    Négociant *

    Le négociant, que l’on appelle aussi embouteilleur indépendant, joue un rôle majeur dans l’univers du whisky. Imaginez-le comme un véritable explorateur de saveurs : au lieu de se contenter de produire et vendre sa propre marque, il part à la recherche de fûts soigneusement sélectionnés auprès de différentes distilleries. Ensuite, il prend le temps de les faire vieillir dans ses propres chais, souvent avec des méthodes ou des finitions originales qui sortent des sentiers battus. Grâce à cette approche quasi artisanale, le négociant propose aux amateurs des whiskies uniques, parfois issus d’un seul fût ou de petits lots, avec des profils aromatiques inattendus. C’est aussi l’occasion de découvrir des distilleries rarement accessibles, voire fermées au public, et d’élargir l’expérience de dégustation bien au-delà de ce que propose la grande production.

    New oak EN TRAVAUX

    New make / new make spirit *

    C'est l'alcool qui sort des alambics et qui va être conservé pour subir la maturation

    Nez *

    Description des odeurs du whisky.

    Le whisky est un des soiritueux offrant la palette aromatique la plus large. Plusieurs centaines d'arômes ont déjà été décrits. Les progrets de la science permettent maintenant de les identifier sur le plan chimique.

    No chill-filtering EN TRAVAUX

    No chill filtration EN TRAVAUX

    Non age statement (NAS)

    Non filtré à froid EN TRAVAUX

    Nose EN TRAVAUX

    Nosing EN TRAVAUX

    Nosing glass EN TRAVAUX

    Oak EN TRAVAUX

    Oat whiskey / whiskey d'avoine EN TRAVAUX

    Octave (cask) *

    Type de fût d'une contenance de 50 litres environ

    Odeur *

    Selon le Larousse « c’est une émanation volatile [de molécules aromatiques] qui se dégage de quelque chose et que l'on perçoit par l'odorat » (l’odorat est un des 5 sens dont l’organe est le nez ). Autrement dit ce sont des molécules aromatiques qui pénètrent par le nez et qui vont stimuler l’odorat.

    Ainsi :

    • une molécule aromatique qui est perçue en bouche, donc par voie retro nasale, est un arôme
    • une molécule aromatique qui est perçue par le nez , donc par voie ortho nasale , est une odeur

    Official bottling ( O.B.) EN TRAVAUX

    Oloroso EN TRAVAUX

    On the rocks *

    Désigne une boisson servie avec des glaçons .Des auteirs pensent que l'expression « on the rock » remonte à l’époque où les écossais refroidissaient leur whisky en utilisant des fragments de galets prélevés dans le lit de la rivière refroidis par elle . Certains pensent simplement que cette expression montre  à quoi ressemblent des morceaux de glace lorsqu’ils sont cassés d’un gros bloc. 

    Organe des sens / organe sensoriel *

    D’après le dictionnaire de l’Académie de Médecine , les « organes sensoriels sont ceux  qui reçoivent les impressions du monde extérieur. Ils appartiennent aux appareils de la vie de relation. Ils sont au nombre de cinq : organe du toucher, organe du goût, organe de l’olfaction, organe de la vue et organe de l’ouïe. Chaque organe sensoriel comporte schématiquement deux parties : des éléments nerveux cellulaires récepteur des impressions périphériques, et des organes chargés de protéger ces cellules et de les mettre dans les meilleures conditions de réceptivité. »

    Organic whisky EN TRAVAUX

    Organoleptique *

    Les qualités organoleptiques d’un whisky désignent l’ensemble des caractéristiques perceptibles par les sens humains lors de sa dégustation. Elles constituent la traduction sensorielle du style de production (matières premières, fermentation, distillation, maturation) et forment la base de toute analyse descriptive et comparative.

    Elles se structurent autour de quatre axes principaux : olfactif, gustatif, trigéminal et visuel.

    Orge *

    Traduction en anglais : barley

    L'orge (Hordeum vulgare) figure parmi les céréales les plus anciennement utilisée , dont la culture remonte à plus de 10 000 ans. Cette graminée se distingue par sa robustesse et sa capacité d'adaptation à des conditions climatiques variées.

    Sur le plan botanique elle se divise en deux grandes catégories selon la disposition des grains sur l'épi : l'orge à deux rangs et l'orge à six rangs.

    Bien qu'une part importante de la production mondiale soit destinée à l'alimentation animale, l'orge occupe une fonction importante dans l'industrie agroalimentaire destinée à la population.

    En nutrition humaine, elle apporte des fibres , notamment des bêta-glucanes, reconnus pour leurs effets bénéfiques sur la régulation du cholestérol.

    L'orge est largement utilisée dans la PRODUCTION DU WHISKY, particulièrement pour les  single malts .

    Le choix de cette céréale découle de sa concentration élevée en amidon et sa richesse enzymatique, propriétés optimisées lors du maltage.

    Le maltage permet la conversion de l'amidon en sucres fermentescibles, lesquels seront ultérieurement transformés en alcool par les levures lors de la fermentation.

    Original Gravity (O.G.)

    Orge maltée EN TRAVAUX

    Ouillage EN TRAVAUX

    36  références 

    Pagoda (roof) EN TRAVAUX

    Pagode EN TRAVAUX

    Palais *

    Description du gooût, des saveurs d'un whisky

    Palate EN TRAVAUX

    Part des Anges *

    C'est la quantité en pourcentage de l'alcool qui s'évapore des fûts lors de la maturation. Certaines distilleries parlent du pourcentage annuel , certaines précisent aussi le pourcentage en tenant compte de la durée totale de maturation ( ce qui me parait plus parlant)

    Patent still EN TRAVAUX

    Peat EN TRAVAUX

    Peated

    Peated EN TRAVAUX

    Pedro Ximènez (PX) EN TRAVAUX

    Penetration line

    Perlage EN TRAVAUX

    Phénols EN TRAVAUX

    Pig

    Pipes

    Points de coupe EN TRAVAUX

    Poit dhub EN TRAVAUX

    Poitin EN TRAVAUX

    Polymères EN TRAVAUX

    Poteen EN TRAVAUX

    Port finish EN TRAVAUX

    Port (porto) EN TRAVAUX

    Port (pipe)*

    Le port pipe est un type de fût d'une contenance de 650 litres environ

    Pot ale*

    Résidu présent dans le "wash still" utilisé pour la nourriture du bétail ou pour la fertilisation des terres

    liquid left after the first distillation when making whisky which can be used in animal food or fertilizer

    Pot still **

    Traduction en français : Alambic à repasse

    Alambic en cuivre traditionnel dans lequel a lieu la distillation du whisky

    C'est d’une grosse bouilloire servant de base relié à un col de cygne puis à un condenseur. La base est souvent en forme d’oignon (« oignon shape ») ou encore de sphère (« boil ball ») . Il existe d'autres formes ( poire , cloche )

    De façon plus précise :

    Un « pot still » est un terme anglais qui désigne  un alambic traditionnel utilisé pour distiller le whisky.

     il s'agit d'un appareil de distillation discontinu en cuivre qui chauffe une cuve remplie de liquide fermenté (le wash) entrainant une  vaporisation de  l'alcool et de ses arômes, puis , dans un second temps , condense ces vapeurs pour obtenir le distillat.

    Les pot stills travaillent par lots (batch) contrairement aux colonnes à distillation continue. Ils conduisent généralement à des distillats titrant entre, environ,  60 et 80% ABV, ce qui permet de conserver davantage de composés aromatiques présents dans le wash.

    La forme du pot still (cuve, col de cygne, bras de lyne) et la manière de couper têtes/alcools de tête/cœur/queues influencent fortement le profil aromatique final.

    En pratique, de nombreux whiskies de caractère (notamment certains single malts et les Irish « single pot still ») sont produits en pot stills pour préserver complexité et texture.

    Les pot stills sont traditionnellement en cuivre parce que ce métal favorise des réactions chimiques (liaison des soufrés, polissage des arômes) bénéfiques au goût.

    Leur fonctionnement nécessite souvent plusieurs distillations successives (deux ou trois passes) selon le style souhaité.

    Enfin, le terme français courant pour "pot still" est "alambic à repasse" ou simplement "alambic" quand le contexte précise le type de distillation. (Traduction : "pot still" → "pot still" en anglais.)

     

    Pot still whisky EN TRAVAUX

    Pot still irish whiskey EN TRAVAUX

    Poteen **

    Traduction en français : « petit pot »

    Le terme  « uisce poitín » (ou simplement poitín) ne désignait ni exclusivement une production clandestine, ni uniquement un distillat de céréales.

    À l'origine, le terme « uisce poitín » (ou simplement « poitín » ,prononcé pot-chine) désigne simplement l'eau-de-vie produite dans un petit alambic (pota en gaélique), sans distinction de légalité, et sans maturation historiquement. Ce n'est qu'après l'introduction des taxes de la Couronne britannique et l'interdiction de la distillation privée en 1661 que le poitín est devenu synonyme de distillation clandestine (par opposition au Parliament Whiskey officiel).

    Concernant les matières premières : Si l'orge maltée, l'orge non maltée, l'avoine, le blé et le seigle constituaient la base historique traditionnelle de ce distillat , les distillateurs ont massivement intégré la pomme de terre à partir du XVIIIe siècle, ainsi que la betterave sucrière, la mélasse ou le lactoséum (milk whey) selon les disponibilités économiques et agricoles locales.

    Aujourd'hui, il bénéficie depuis 2008  d'une Indication Géographique protégée en tant que spiritueux traditionnel irlandais, et des versions légales sont commercialisées sous le nom d'« Irish Poitín ». Il représente un symbole historique de la culture gaélique.

    PPM**

    PPM signifie « parts per million », soit « parties par million » en français.
    C’est une mesure de la concentration de phénols dans l’orge maltée, après le touraillage au contact de la tourbe. Les whisky lovers , parlent  aussi de « phenol parts per million » ou de « phenol ppm ».

    Plus le PPM est élevé, plus le malt a reçu de fumée de tourbe et peut donner un caractère tourbé ou fumé plus marqué.

    Il faut toutefois savoir que le chiffre mesuré sur le malt ne correspond pas exactement au goût final dans la bouteille.
    En effet, une partie des phénols se perd pendant la distillation et la maturation .

    C’est la raison pour laquelle certaines distilleries font aussi connaître le « ppm » avant l’embouteillage.Lisez bien l’étiquette , demandez des renseignements à votre caviste et n’hésitez pas à contacter la distillerie ils sont souvent très heureux de nous donner des précisions.

    Premier remplissage**

    Traduction en anglais : « first fill »

    C’est un fût qui, après avoir contenu un autre alcool (sherry, porto, vin, rhum, bourbon, etc.), reçoit pour la première fois du distillat de whisky .
    Un fût de premier remplissage apporte une influence aromatique plus forte et plus rapide au whisky (couleur, sucrosité, notes fruitées ou épicées …) parce que le bois est encore chargé des composés du contenu précédent et réagit fortement avec le nouveau distillat.
    Par contre, un « refill » (deuxième remplissage ou plus) donnera une extraction plus douce et plus lente, laissant davantage d’expression au caractère du distillat lui-même.

    Un fût de xéres de 1er remplissage n'a contenu que du xérès avant de reçevoir un distillat destiné à une maturation de whisky

    Prohibition **

    Terme qui correspond à la période de 1920 à 1933  durant laquelle, aux Etats-Unis, la production, la vente , le transport,  l'importation et l'exportation de toute boisson alcoolisée  furent interdites par le 18ᵉ amendement de la Constitution des USA . Cette loi entraina une distillation illégale avec contrebande ( avec le bien connu Al Capone).

    D'autres pays ont adopté des lois de prohibition identiques au début du xxe siècle. Essentiellemen la Russie de 1914 à 1925 et la Finlande de 1919 à 1932 

    Cette interdiction, réclamée par les ligues de tempérance et les milieux évangéliques, a entraîné :

    • La fermeture de nombreuses distilleries américaines
    • L'essor du marché noir et du crime organisé (bootleggers, speakeasies)
    • La contrebande massive de whisky écossais via le Canada et les Bahamas
    • L'invention des cocktails pour masquer le goût d'alcools de faible qualité

    La Prohibition prit fin en 1933 avec le 21ᵉ amendement, sous la présidence de Franklin D. Roosevelt.

    Proof *

    Terme désignant le taux d'alcool que contient un spiritueux .La définition de " proof"  dans le cadre d' "ABV" varie d'un pays à l'autre. Aux Etats Unis 100 proof équivalent à 50 ABV.

    HISTORIQUE

    Le terme "proof" remonte au 16ème siècle en Angleterre, lorsque les spiritueux étaient taxés à des taux différents en fonction de leur teneur en alcool.

    A cette époque il avait été mis au point un test d'inflammibilité ( plus que discutable aujourdh'ui ... ) qui était le « test de la poudre à canon ».

    C'était une méthode rudimentaire qui était censée déterminer la quantité d’alcool éthylique contenue dans différents lots de rhum. Les représentants du gouvernement trempaient de la poudre à canon dans les spiritueux qu’ils mesuraient et les enflammaient par la suite.

    Si le spiritueux  prenait feu, cela indiquait que le spiritueux contenait plus de 57% d’alcool ( donc plus d'alcool que d'eau !!) . C’est la quantité minimale qui était fixée, à cette époque, à 100

    Le terme « proof » ( preuve en français)  a été retenu dans ce système de .... preuve. Cependant, la norme moderne n’est plus basée sur le test de la poudre à canon. et heureusement !!!

    Au milieu du 19ème siècle, 50% ABV est devenu la base pour étiqueter les spiritueux à « 100 preuves » aux États-Unis. C’est pourquoi le système de "proof" actuel consiste simplement à doubler l’ABV (alcool par volume) des boissons alcoolisées par 2 pour déterminer le taux en " proof"

     

    Proof gallon

    Puncheon *

    Fût ayant une capacité entre 475 et 500 litres

    Pur *

    on qualifie de pur un verre à whisky servi sans diluant  ( eau ou autre) ni glaçons

    Pur(e) malt (whisky) EN TRAVAUX

    Purificateur EN TRAVAUX

    31 références 

    Quaich *

    Le mot "Quaich" vient du mot gaélique "cuach", qui signifie tasse. C'est un éécipient traditionnel écossais utilisé pour boire du whisky. Il serait originaire des Highlands Il est en forme de bol peu profond, )à fond plat et ayant muni de 2 poignets. Il est en général en acier ou en étain  voir en argent massif. On en trouve en bois ou en corne de boeuf. Lors des mariages on l'appelle un " loving cup" ; il est rempli de whisky, généralement par la mariée, puis est passé à tous les invités pour qu’ils y boivent une fois les démarches légales terminées. 

    Quartaut EN TRAVAUX

    Quarter cask *

    Dans l'industrie du whisky, le terme « quarter cask » désigne un type de fût de maturation en chêne dont la capacité équivaut  au quart de celle d'un fût standard appelé "butt"  (traditionnellement utilisé pour le xérès et ayant une capacité d' environ 500 litres).

    De ce fait , un quarter cask  a une contenance  entre 125 et 130 litres .

    Du fait de ses dimensions réduites, le rapport entre la surface de bois en contact  avec le distillat et le volume de ce dernier est nettement plus élevé que dans les fûts de grande taille (tels que les hogsheads ou les barrels).

    Cette configuration facilite les échanges chimiques ( extraction des composés phénoliques, des tannins et de la vanilline du chêne)  tout en favorisant une oxydation plus rapide du spiritueux.

    Les distillateurs emploient fréquemment les quarter casks pour effectuer des affinages (finishings) de quelques mois, permettant d'apporter rapidement de la rondeur et des notes boisées intenses au whisky, compensant ainsi la relative brièveté du séjour par une interaction de contact optimisée.

    Quercus EN TRAVAUX

    Le terme Quercus désigne le genre botanique des chênes, un élément majeur dans l'élaboration du whisky, puisque la maturation  en fûts de bois de chêne détermine la majeure partie du profil aromatique et de la couleur de la boisson.

    Au cours de la maturation, l'alcool interagit avec les composants chimiques du bois, tels que la lignine, les tannins et les lactones de chêne.

    Deux espèces principales dominent l'industrie du whisky. D'une part, le Quercus alba (chêne blanc américain) apporte des notes douces de vanille, de noix de coco et de caramel, largement favorisé pour la maturation du Bourbon et du Scotch whisky de second remplissage.

    D'autre part, le Quercus robur (chêne pédonculé européen) confère des saveurs plus sèches, riches en épices, en fruits secs et en tannins

    Quercus Alba

    Quercus petrarea

    Quercus robur

    Queues de distillation **

    Traduction en anglais : « tails »

    Les « queues de distillation » désignent la dernière fraction de liquide recueillie lors de la distillation d’un futur whisky, après la tête et le cœur.
    Elles contiennent surtout des alcools lourds (huiles de fusel) et des composés aromatiques très forts, parfois désagréables (goût gras, terreux ou amer).
    Cette fraction est en général jugée trop lourde et peu intéressante pour le palais, donc elle n’est pas retenue dans le cœur destiné au vieillissement.
    Les queues sont souvent réinjectées dans la charge suivante (avec les bas‑vins ou low wines) pour être redistillées plutôt que jetées.

    Rackhouse**

    Un rackhouse  ( terme utilisé surtout aux USA)  est un entrepôt ( chais)  utilisé pour la maturation  les fûts de whiskey (surtout bourbon), souvent appelé aussi rickhouse ou warehouse.

    Il s’agit d’un bâtiment, généralement en bois ou en brique, où les fûts sont empilés sur des structures horizontales (les ricks ou racks) sur plusieurs étages.
    Ces chais sont en général non climatisés, ce qui expose les spiritueux aux variations naturelles de température et d’humidité hors saison.

    Les fluctuations thermiques poussent le whisky à entrer et sortir du bois, facilitant l’extraction de vanille, de caramélisation et d’épices du chêne.

    La position du fût dans le rickhouse (étage haut, moyen ou bas) crée des « microclimats » différents, ce qui donne des whiskys plus puissants en haut et plus doux en bas pour des fill dates identiques.

    Références 

    Rancio EN TRAVAUX

    Réaction de Maillard EN TRAVAUX

    Rectificateur **

    Traduction en anglais : rectifier

    Dans l'industrie de la production du whisky, le rectificateur désigne une des 2 colonnes d’un  alambic à colonne, également appelé alambic continu ou Coffey still. Contrairement à l'alambic à repasse traditionnel qui procède par distillations successives et séparées, le système à colonne fonctionne de manière ininterrompue. 

    Le dispositif se compose de deux colonnes principales : l'analyseur (analyzer) et le rectificateur (rectifier).

    Le rôle spécifique du rectificateur est de purifier et de concentrer les vapeurs d'alcool provenant de l'analyseur. 

    Visuellement, l’intérieur de cette colonne est divisé par une série de plaques horizontales perforées. Les vapeurs chaudes montent à travers ces plateaux tandis que le résidu de brassage froid circule en sens inverse à l'intérieur d'un long tube serpentin. 

    Ce double flux thermique provoque une condensation et une revaporisation successives à chaque niveau de la colonne. 

    Ce processus élimine progressivement les éléments les plus lourds et les impuretés pour ne laisser s'échapper, au sommet, qu'un esprit hautement rectifié, léger et titrant généralement entre 90 % et 94 % d'alcool par volume. C'est cet alcool qui sert de base au whisky de grain.

    Rectifier **

    Traduction en français : rectificateur

    Dans l'industrie de la production du whisky, le rectificateur désigne une des 2 colonnes d’un  alambic à colonne, également appelé alambic continu ou Coffey still. Contrairement à l'alambic à repasse traditionnel qui procède par distillations successives et séparées, le système à colonne fonctionne de manière ininterrompue. 

    Le dispositif se compose de deux colonnes principales : l'analyseur (analyzer) et le rectificateur (rectifier).

    Le rôle spécifique du rectificateur est de purifier et de concentrer les vapeurs d'alcool provenant de l'analyseur. 

    Visuellement, l’intérieur de cette colonne est divisé par une série de plaques horizontales perforées. Les vapeurs chaudes montent à travers ces plateaux tandis que le résidu de brassage froid circule en sens inverse à l'intérieur d'un long tube serpentin. 

    Ce double flux thermique provoque une condensation et une revaporisation successives à chaque niveau de la colonne. 

    Ce processus élimine progressivement les éléments les plus lourds et les impuretés pour ne laisser s'échapper, au sommet, qu'un esprit hautement rectifié, léger et titrant généralement entre 90 % et 94 % d'alcool par volume. C'est cet alcool qui sert de base au whisky de grain.

    Réduction EN TRAVAUX

    Red line

    Reek

    Refill cask **

    Traduction en français « fût de remplissage » 

    Les fûts de remplissage sont des fûts déjà utilisés auparavant pour vieillir du whisky, puis remplis à nouveau avec un autre distillat.Par opposition au premier remplissage, ils donnent en général moins de couleur, de « bois » et d’arômes issus du fût, car ce dernier a déjà été largement “extrait”.Le whisky y mature donc plus lentement et de façon plus douce, avec souvent davantage de place pour le caractère du distillat lui-même.

    On parle aussi de second remplissage ou de re-remplissage quand le fût a déjà servi plusieurs fois.

    Refill barrel **

    Traduction en français « fût de remplissage » 

    Les fûts de remplissage sont des fûts déjà utilisés auparavant pour vieillir du whisky, puis remplis à nouveau avec un autre distillat.Par opposition au premier remplissage, ils donnent en général moins de couleur, de « bois » et d’arômes issus du fût, car ce dernier a déjà été largement “extrait”.Le whisky y mature donc plus lentement et de façon plus douce, avec souvent davantage de place pour le caractère du distillat lui-même.

    On parle aussi de second remplissage ou de re-remplissage quand le fût a déjà servi plusieurs fois.

    Reflux**

    Reflux est un terme en anglais et en français

    En distillation du whisky, le reflux désigne le phénomène par lequel une partie des vapeurs d’alcool qui montent dans le chapiteau de l’alambic se condense et retombe dans le pot au lieu de ressortir vers le condenseur.

    Ce retour de « vapeur liquéfiée » permet une nouvelle phase de distillation, ce qui a pour effet de purifier et d’affiner le distillat, en éliminant certaines molécules plus lourdes ou grasses.

    Plus le reflux est important, plus le new make est léger, fin et délicat en arômes,. À l’inverse, un reflux faible donne un distillat plus gras et corsé, avec davantage de notes lourdes et huileuses.

    Le niveau de reflux est influencé par la forme de l’alambic , mais aussi par la vitesse de chauffe ,et la pression dans la colonne.

    Remplissage ( fûts de )**

    Traduction en anglais « refill cask » ou « refill barrel »

    Les fûts de remplissage sont des fûts déjà utilisés auparavant pour vieillir du whisky, puis remplis à nouveau avec un autre distillat.Par opposition au premier remplissage, ils donnent en général moins de couleur, de « bois » et d’arômes issus du fût, car ce dernier a déjà été largement “extrait”.Le whisky y mature donc plus lentement et de façon plus douce, avec souvent davantage de place pour le caractère du distillat lui-même.

    On parle aussi de second remplissage ou de re-remplissage quand le fût a déjà servi plusieurs fois.

    Re-remplissage **

    Traduction en anglais« refill cask » ou « refill barrel» 

    Les fûts de re-remplissage sont des fûts déjà utilisés auparavant pour vieillir du whisky, puis remplis à nouveau avec un autre distillat.Par opposition au premier remplissage, ils donnent en général moins de couleur, de « bois » et d’arômes issus du fût, car ce dernier a déjà été largement “extrait”.Le whisky y mature donc plus lentement et de façon plus douce, avec souvent davantage de place pour le caractère du distillat lui-même.

    On parle aussi de second remplissage ou de re-remplissage quand le fût a déjà servi plusieurs fois.

    Résidus protéagineux EN TRAVAUX

    Ricks**

    Les ricks sont des supports ou rangées de stockage où l’on place les fûts de whisky, le plus souvent couchés, dans un entrepôt de maturation appelé rickhouse ou warehouse.
    Le mot « ricks » désigne donc la structure qui maintient les barriques .
    Ce mot est  surtout  surtout employé dans le cadre du bourbon et du  whiskey américain .

    La position du fût sur les ricks compte beaucoup, car la chaleur, l’humidité et la circulation d’air varient selon l’endroit.


    Les étages supérieurs sont souvent plus chauds et donnent des whiskies plus puissants et plus marqués par le bois.
    Les étages inférieurs sont plus frais et produisent souvent des maturations plus lentes et plus douces.  Donc, deux fûts remplis le même jour peuvent donner des profils différents à cause de leur place dans le rickhouse.

    Références:

     

    Rickhouse **

    Un rickhouse  ( terme utilisé surtout aux USA)  est un entrepôt ( chais)  utilisé pour la maturation  les fûts de whiskey (surtout bourbon), souvent appelé aussi rackhouse ou warehouse.

    Il s’agit d’un bâtiment, généralement en bois ou en brique, où les fûts sont empilés sur des structures horizontales (les ricks ou racks) sur plusieurs étages.
    Ces chais sont en général non climatisés, ce qui expose les spiritueux aux variations naturelles de température et d’humidité hors saison.

    Les fluctuations thermiques poussent le whisky à entrer et sortir du bois, facilitant l’extraction de vanille, de caramélisation et d’épices du chêne.

    La position du fût dans le rickhouse (étage haut, moyen ou bas) crée des « microclimats » différents, ce qui donne des whiskys plus puissants en haut et plus doux en bas pour des fill dates identiques.

    1. com/rickhouse/
    2. /rickhouse/
    3. /origin-of-the-term-rickhouse
    4. /the-secret-life-of-the-rickhouse
    5. /what is a rickhouse
    6. com/rickhouse-

    Robe *

    C'est la couleur du whisky . Le new make est incolore. Après maturation la robe va dépendre du fût utilisé. Attention parfois les producteurs utilisent du colorant E150 . Ils n'ont pas l'obligation réglementaire de le préciser . Cependant, souvent ,les producteurs , lorsqu'ils n'utilisent pas de colorant l'indiquent sur l'étiquette " sans colorant"  ou " couleur naturelle " ou "uncolored".

    Roue des saveurs EN TRAVAUX

    Rum barrel EN TRAVAUX

    Rummagers EN TRAVAUX

    Run EN TRAVAUX

    Rye EN TRAVAUX

    Rye bourbon EN TRAVAUX

    Rye malt whiskey ( USA) EN TRAVAUX

    Rye whiskey ( USA) /EN TRAVAUX

    74 références 

    Saladin ( malting) box *

    Dans l’industrie du whisky, la « Saladin box  » ou « Saladin malting box  » désigne un système de germination « mécanisé » de l'orge, inventé par le Français Eugène Saladin dans les années 1940.
    Ce dispositif, en forme de grande cuve allongée (souvent 50 m de long), permet de retourner mécaniquement le malt en cours de germination grâce à des lames ou chaînes sous un faux plancher aéré.
    Il assure une aération contrôlée et homogène, optimisant le processus de maltage tout en réduisant la main-d'œuvre manuelle.
    Adopté par des distilleries comme Tamdhu en 1950, il marque une avancée technique dans la production de malt pour single malts écossais.
    En anglais, on le traduit par Saladin box ou Saladin malting box.

    privatewhiskysociety/distillerie-tamdhu-saladin box/

    cotwe.normandie.free.fr/case de saladin

    Saccharification

    Saccharomyces cerevisiae *

     Ce nom pouvant paraitre un peu barbare provient des racines du grec " saccharo" qui veut dire sucre  et "myces" qui veut dire champignon. " cerevisiae" vient du latin " cervisia" qui évoque Cérés la déesse des moissons et aussi "cervoise" la fameuse bière des Gaulois !

    Le Saccharomyces cerevisiae est  ainsi un microorganisme unicellulaire appartenant au règne des Fungi ( levure ) . Communément désignée sous le nom de « levure de bière » ou « levure de boulanger », cette espèce de levure bourgeonnante est l'agent biologique majeur de la fermentation alcoolique. Sa fonction primaire consiste à métaboliser ( transformer)  les sucres fermentescibles ( principalement le maltose et le glucose issus de l'hydrolyse de l'amidon des céréales ) pour les transformer en éthanol ( alcool) et en dioxyde de carbone. Ce processus biochimique se déroule en conditions anaérobies, c’est-à-dire en l'absence d'oxygène, au sein de la cuve de fermentation (le washback).

    Dans l'industrie du whisky, l'intérêt de « saccharomyces cerevisiae » dépasse la simple production de degré alcoolique.

    Elle est responsable de la biosynthèse de composés secondaires essentiels, tels que les esters, les alcools supérieurs (huiles de fusel) et les acides organiques, qui constituent le profil aromatique primaire du « wash ».

    Bien que les distilleries utilisent souvent des souches sélectionnées pour leur rendement élevé et leur tolérance à l'alcool, le métabolisme de la levure influence directement les notes fruitées, florales ou épicées du distillat final.

    La gestion de la température et de la durée de fermentation permet ainsi au producteur de moduler la complexité organoleptique de la solution avant son passage dans l'alambic.

    Sample *

    Dans l'industrie et la culture du whisky, le terme sample (ou échantillon) désigne une petite quantité de distillat conditionnée dans un flacon de verre de faible contenance, généralement comprise entre 2 cl et 6 cl.

    Cette pratique remplit plusieurs fonctions distinctes au sein du marché :

    • L'analyse technique : Pour les maîtres de chai et les assembleurs, le sample permet de contrôler l'évolution du vieillissement d'un fût sans altérer l'intégrité de la pièce de bois.
    • La dégustation comparative : Les amateurs utilisent ces formats pour découvrir des références rares ou onéreuses sans avoir à acquérir une bouteille standard de 70 cl. Cela facilite l'éducation du palais par la multiplication des expériences sensorielles à moindre coût.
    • Le fractionnement de collection : Dans les cercles de passionnés, le "sampling" consiste à diviser une bouteille de collection en plusieurs flacons pour en partager le contenu avec d'autres dégustateurs.

    Le format doit respecter une  neutralité chimique et son étanchéité doit être assurée par un bouchon à vis pouvant être muni d'un joint . Ces précautions visent à limiter l'oxydation, un phénomène chimique qui modifie le profil aromatique du whisky au contact de l'oxygène.

    Sans mention d'âge **

    La mention NAS (No Age Statement), ou « Sans Mention d’Âge », désigne un whisky dont l’étiquette ne précise pas la durée de maturation en fûtsEn vertu des réglementation l’affichage d’un âge sur une bouteille de whisky reste facultatif.

    Lorsqu'il est mentionné, cet âge doit obligatoirement correspondre à celui du composant LE PLUS JEUNE entrant dans la composition du produit final, qu'il s'agisse d'un Single Malt ou d'un Blended Whisky.

    Les producteurs choisissent souvent cette formule pour plus de liberté dans l’assemblage, surtout quand ils veulent privilégier le profil aromatique plutôt qu’un chiffre.

    Ils peuvent ainsi utiliser des fûts variés, des finitions différentes, et rechercher un style plus précis.

    Cela ne veut pas dire que le whisky est jeune ou de mauvaise qualité.

     

    Références consultées

    Sarrasin EN TRAVAUX

    Sassenach EN TRAVAUX

    Saveur *

    La saveur est une sensation perçue par la langue qui est l’organe des sens dit gustatif. La langue fait la distinction entre  5 saveurs primaires :

    • Le sucré comme le saccharose (sucre) ;
    • Le salé comme le chlorure de sodium (sel de table) ;
    • L’amer comme la quinine ( café , artichaud )
    • L’acide comme l'acide citrique (contenu dans le citron) ;
    • L’umami comme les glutamates ( viandes )

    La langue ne déterminer pas le goût mais les saveurs.

    N.B. : La notion du découpage cartographique de langue selon les 5 saveurs est désuète et totalement INEXACTE. Malheureusement elle est encore enseignée dans certains établissements scolaires et apparait sur de multiples sites du web.

    Scotch ou Scotch whisky

    Le terme " scotch" est utiliser pour désigner le whisky écossais à l'exclusion de tout autre whisky.Il existe une réglementation précise sur la définition du scotch que vous pouvez trouver ICI

    Scotch Malt Whisky Society (SMWS) *

    La Scotch Malt Whisky Society, fondée à Édimbourg en 1983, est une association de membres qui embouteille et vend du whisky single cask, single malt. Elle achète des fûts individuels à plus de 170 distilleries de whisky de malt en Écosse et dans le monde pour les vendre. Actuellement la SMWS  s'est diversifiée en propose aussi des bourbon , rhum , cognac,gin et armagnac.

    Sec *

    Certains alcools  dont le whisky peuvent se déguster "sec" c'est à dire  sans aucun ajout d'un autre liquide et sans glaçon.

    Second remplissage EN TRAVAUX

    Séchage EN TRAVAUX

    Second refill cask

    Seigle *

    Céréale dite " barbue" utilisée dans la production du whisky. Les USA sont des gros producteurs de " rye whiskey".

    Le seigle appartient à la famille des Poacées comme toutes les céréales . Son nom latin Sécale  signifie « ce que l’on coupe ». On l'utilise pour dans la recette du  pain de seigle ( certainement plus connu que le whisky de seigle ...) et  pour nourrir les animaux d’élevage.

    Semi-lauter mashtun

    Sens *

    C’est Aristote (384 -322 av. J.-C) a déterminé que nous avions cinq sens. La physiologie moderne en dénombre en fait plus . Mais nous resterons sur les 5 sens qui nous intéressent généralement lors d’une dégustation de whisky .

    Les sens sont des  perceptions sensorielles. Ils nous  permettent de percevoir diverses informations qui seront :

    • captées par un ou des organes des sens (goût et odorat fonctionnent en synergie )
    • puis transmises au cerveau pour y être analysées
    • puis révélée à notre conscience.

    De façon un peu simpliste car le cerveau est très complexe , on peut dire que

    Le sens de l’odorat va capter les odeurs avec le nez qui va envoyer l’information  dans la zone du cerveau appelée bulbe olfactif qui va l’interpréter

    Le sens du goût va capter les saveurs avec la langue et va envoyer les informations au niveau du cortex gustatif du cerveau qui va les interpréter

    Le sens de l’ouïe avec va capter les bruits avec  les oreilles et va envoyer les informations au cortex auditif du cerveau , qui va les interpréter

    Le sens du toucher avec la peau et les muqueuses va capter les informations tactiles et les envoyer dans les lobes pariétaux du cerveau

    le sens de la vue  avec les yeux va capter les informations visuelles  et les envoyer dans le lobe occipital du cerveau

    Chaque sens va nous permettre d’avoir des sensations grâce aux organes des sens et du cerveau qui va analyser

    On retiendra  ici que les sens de l’olfaction et de la gustation sont complémentaires  . Ils sont d’ailleurs liés entre eux sur le plan anatomique et travaillent en synergie que le plan physiologique.

    Serpentin (de refroidissement) *

    • Traduction en anglais :  worm  (le tube lui même )
    • worm tube ( le tube et la cuve d'eau ) 

    Le serpentin désigne un système de condensation traditionnel utilisé pour liquéfier les vapeurs d'alcool à la sortie du col-de-cygne de l'alambic.

    Ce dispositif est constitué d'un long tube de cuivre enroulé en spirale, qui plonge à l'intérieur d'une grande cuve en bois ou en métal constamment alimentée en eau froide.

    Au fur et à mesure que les vapeurs chaudes descendent le long de cette structure hélicoïdale, le contact thermique avec les parois refroidies par l'eau déclenche leur condensation.

    Sur le plan physico-chimique, le serpentin offre une surface de contact entre le cuivre et le liquide nettement inférieure à celle des condensateurs tubulaires modernes.

    Cette interaction limitée réduit la filtration des composés soufrés par le cuivre, ce qui tend à produire un distillat plus lourd, charnu et d'une grande complexité aromatique.

    Bien que minoritaire aujourd'hui, ce procédé reste privilégié par certaines distilleries soucieuses de préserver un caractère de distillat robuste et traditionnel.

    Sherry EN TRAVAUX

    Sherry butt *

    Fût d'une capacité de 500 litres ayant contenu du sherry ( xérès) , utilisé dans le vieillissement du whisky. Le terme anglais " butt" qui se traduit ici par "fût" ou "tonneau" a de multiples significations....

    Setback

    Shell Condenser

    Sherry cask EN TRAVAUX

    Shiel *EN TRAVAUX

    Pelle en bois  plate utilisée traditionnellement pour retourner les grains d'orge humides  répartis sur l'aire de maltage 

    Silent still EN TRAVAUX

    Single barrel whiskey EN TRAVAUX

    Single cask *

    whisky mis en bouteille  provenant d'un seul et unique fût.

    Souvent , mais pas obligatoirement , ce whisky " single cask" est aussi un "cask strength" c'est à dire qu'il a été embouteillé sans être dilué.

    Single grain *

    Whisky de grain provenant d'une seule distillerie

    Single grain scotch whisky *

    Un whisky écossais distillé dans une seule distillerie à partir d'eau et d'orge maltée avec ou sans grains entiers d'autres céréales maltées ou non maltées, et qui ne correspond pas à la définition du whisky écossais single malt.

    A Scotch Whisky distilled at a single distillery from water and malted barley with or without whole grains of other malted or unmalted cereals, and which does not comply with the definition of Single Malt Scotch Whisky.

    Single malt whisky **

    Terme anglais  voulant dire " malt unique" mais employé en anglais par les francophones 

    Le terme « single malt » désigne une catégorie réglementaire et technique de whisky qui répond à deux critères fondamentaux de production.

    Tout d'abord, l'adjectif « single » indique que le spiritueux provient obligatoirement d'une seule et unique distillerie.

    Ensuite, le mot « malt » signifie que la céréale utilisée pour la fabrication doit être exclusivement de l'orge maltée, excluant tout autre grain comme le maïs, le seigle ou le blé non malté.

    Le processus de fabrication impose également une distillation discontinue dans des alambics en cuivre, traditionnellement de type pot still.

    Bien qu'un single malt soit le produit d'un seul site de production, il résulte généralement de l'assemblage de plusieurs fûts d'âges et de types différents au sein de cette même distillerie, afin de garantir la constance du profil aromatique de la marque.

    Si le flacon provient d'un seul et unique fût, il prend alors la mention spécifique de single cask.

    Single malt scotch whisky *

    Un whisky écossais single malt, élaboré, fermenté et distillé dans une seule distillerie à partir d'eau et d'orge maltée, sans ajout d'autres céréales, par distillation discontinue dans des alambics en cuivre. Le whisky écossais single malt doit être mis en bouteille en Écosse.

    Single malt Irish whiskey *

    Le single malt Irish whiskey est une catégorie de whisky irlandais définie par la réglementation officielle irlandaise (Technical File de l'Indication Géographique « Irish Whiskey »).

    Il est produit exclusivement à partir d'un moût composé à 100% d'orge maltée, sans ajout d'autres céréales ni sucres fermentescibles. Le whisky provient d'une seule distillerie, d'où le terme « single ».

    Il est distillé au pot still (alambic traditionnel en cuivre), généralement en triple distillation pour obtenir un profil léger et pur.

    La maturation est au minimum de trois ans en fûts de bois sur l'île d'Irlande (République d'Irlande ou Irlande du Nord).

    Les fûts ne sont pas obligatoirement en chêne, contrairement au scotch single malt.

    Il doit titrer au minimum 40% vol. à l'embouteillage.

    La mention « single malt » est réservée protégée par des textes réglementaires en particuliers dans le dossier d'enregistrement de l'IG « Irish Whiskey » auprès de l'UE (Règlement d'exécution UE 2014/599 et suivants)

    Singlings**

     Terme américain désignant le distillat brut issu de la première distillation (équivalent du low wine européen), titrant généralement entre 25% et 35% d'alcool.

    single and single *

    il s'agit d'un embouteilleur indépendant Son site : ICI

    Slàinte *

    Terme gaélique classique pour trinquer, pour porter un toast   qui veut dire " à ta santé" . Il faut prononcer "slantché" .Formule classique pour porter un toast. . Il s'agit  d'un raccourci de "slàinte mhath", "sIàinte mhor" (à ta bonne santé, à ta très bonne santé). Prononcer « slantché vâ, slantché vor ».

    Slàinte mhath *

    Terme gaélique classique pour trinquer, pour porter un toast   qui veut dire " à ta bonne santé" . Prononcer "slantché vâ" .

    De façon raccourci on dit simplement "Slàinte "

    Slàinte mhor *

    Terme gaélique classique pour trinquer, pour porter un toast   qui veut dire " à ta très bonne santé"  à prononcer " «slantché vor ».

    De façon raccourci on dit simplement "Slàinte "

    Small batch whiskey EN TRAVAUX

    Small grain

    Smuggler

    Smuggling

    Solera EN TRAVAUX

    Soufre EN TRAVAUX

    Sour mash *

    Peut se traduire en français par " moût acide" ou " moût aigre". La réalité n'a rien à voir avec le goût du whiskey , même, si ta bouteille porte la mention " sour whiskey".

    Il s'agit en fait d'une technique essentiellement utilisée aux USA pour le Tennessee whiskey ou le Bourbon. 

    Cela consiste à utiliser des résidus d’une fermentation précédente , y compris de la levure usagée, appelés « back set » ,  qui est ajoutée ou relancée au début du processus de fermentation.

    Le « backset » est le liquide qui reste après la distillation d’un lot précédent. Il contient de l’eau, des drêches et des acides résiduels. Rajouter ce backset au nouveau moût permet de contrôler le niveau de pH à un niveau plus acide , d’éviter le développement de certaines bactéries  et d’assurer ainsi une certaine cohérence d’un lot à l’autre.

     

    Sour-mash whiskey

    Sourmashing *

    USA Appelé aussi backset . Le liquide non alcoolique , acide,  résiduel appelé aussi  " les  vinasses" recueilli à l'issue de la première distillation est ajouté à l'empâtage dans le fermenteur. Cela augmente l'acidité de l'empâtage et facilite la fermentation. Cette technique concernant le brassage qui est utilisée dans la fabrication du bourbon et du tennessee whiskey.

     

    Sourcé EN TRAVAUX

    Sparge water

    Speyside EN TRAVAUX

    Speakeasy EN TRAVAUX

    Specific gravity

    Spelt

    Spelt whiskey ( USA) EN TRAVAUX

    Spent lees *

    Ce sont les résidus de distillation qui subsistent au fond de l'alambic de seconde distillation( spirit still) titrant moins de 1% d'alcool. Ils sont éliminés ou utilisés par les agriculteurs  ou comme nourriture pour les animaux

    Spirit EN TRAVAUX

    Spiritueux ou boissons spiritueuses *

    Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ( en France ) 

    Les boissons spiritueuses  ( spiritueux ) sont obtenues soit directement par distillation de produits fermentés naturellement, soit par macération de végétaux dans de l’alcool éthylique ou des distillats d’origine agricole.

    On peut aussi les fabriquer en ajoutant à l’alcool éthylique ou aux distillats, des arômes, des sucres, certains produits édulcorants ou d’autres produits agricoles. Enfin, ces boissons peuvent être mélangées à d’autres boissons, spiritueuses ou non.

    Le titre alcoométrique minimum des spiritueux est de 15 % vol, ce qui correspond principalement aux eaux-de-vie (whisky et vodka etc ), aux apéritifs anisés et aux liqueurs.

    Selon le Larousse , la définition est plus simple ...."Se dit d'une boisson qui contient un fort pourcentage d'alcool comme l'armagnac, le cognac, le whisky, le gin, etc."

    Sur le plan réglementaire européen les boissons spiritueuses sont définies par l'article 2 du "RÈGLEMENT (UE) 2019/787 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 17 avril 2019 " que vous pouvez télécharger ICI

    Spirit receivers EN TRAVAUX

    Spirit safe *

    Sorte d'armoire transparente, fermée à clef , à partir de laquelle le stillman ( distillateur)contrôle la séparation du "middle cut" ( milieu de chauffe) entre les "foreshots"  (têtes de distillation) et les "feints" (queues de distillation). Historiquement les contrôles  de l'alcool produit de " l'excisemen " ( contrôleur des impôts ) se faisait au niveau  du "spirit safe".  Seuls le directeur de la distillerie et l'exciseman avaient une clef. De nos jours les clés sont généralement gardées par le directeur de la distillerie.

    Stave

    Spirit still **

     Traduction en français : alambic de seconde distillation

    « spirit still » désigne le second alambic en cuivre utilisé lors d'une double distillation discontinue, typique des single malts écossais et irlandais ( et de bien autres ) .

    Son rôle principal consiste à distiller le liquide issu de la première distillation (low wines ou bas vins) , titrant environ 20 à 25 % d'alcool , afin d'en concentrer les vapeurs et d'atteindre un degré alcoolique supérieur, généralement compris entre 65 et 70 % vol.

    C’est à la sortie de cet alambic que le maître distillateur procède à la coupe des fractions de distillation, séparant les têtes et les queues chargées d'impuretés pour ne conserver que le cœur de chauffe (the heart).

    La forme géométrique spécifique, la hauteur du col de cygne et le niveau d'interaction du cuivre de ce second alambic déterminent de manière irréversible le profil aromatique, la texture et la légèreté du distillat final avant son entonnage. Ce prodil aromatique sera complété par la maturationn en fûts qui va suivre.

    Still *

    Parmis les multiples significations données par les traductions en français on retiendra ici celle d'Alambic 

    Stillage *

    C'est le résidu de distillation

    Dans le cadre du processus de production de spiritueux, et plus particulièrement du whisky, le stillage (également appelé spent wash, pot ale ou vinasse) désigne le liquide résiduel qui demeure au fond de l'alambic après l'achèvement d'un cycle de distillation.

    Nature et Composition

    Lorsque le mélange fermenté (moût)  est chauffé dans un alambic, l'éthanol et les composés volatils s'évaporent pour être recueillis et condensés. Le liquide qui ne s'évapore pas constitue le stillage. Sa composition chimique est complexe :

    • Eau : Elle représente la majeure partie du volume.

    • Matières organiques : Des restes de céréales non fermentées et des levures mortes.

    • Minéraux et nutriments : Des protéines, des acides aminés et des glucides résiduels.

    • Composés aromatiques : Certains éléments lourds qui influencent le profil final si le stillage est réutilisé.

    Fonctions et Valorisation

    Le traitement du stillage varie selon les méthodes de production et les impératifs environnementaux de la distillerie :

    1. Le procédé "Sour Mash" : Dans la production de Bourbon et de certains whiskies, une partie du stillage (appelée backset) est introduite dans la cuve de brassage suivante. Cette pratique permet de réguler le pH du moût et d'assurer une continuité aromatique entre les lots.

    2. Alimentation animale : Le stillage est souvent filtré pour séparer les solides des liquides. Les résidus solides, riches en protéines, sont séchés pour devenir des "drêches de distillerie" utilisées comme complément alimentaire pour le bétail.

    3. Production d'énergie : Certaines distilleries modernes utilisent la digestion anaérobie pour transformer la charge organique du stillage en biogaz, contribuant ainsi à l'autosuffisance énergétique de l'usine.

    Stillman *

    Se traduit par " distillateur". C'est la personne qui est chargée de la distillation dans les distilleries .

    Still room EN TRAVAUX

    STR **

    acronyme STR  signifie  "Shaved, Toasted and Re-charred (parfois appelé Scraped, Toasted and Re-charred)

    Traduction en Français : "R.B.C." Raboté, Boussiné, Carbonisé  ( rarement ou jamais utilisé) 

    Le sigle STR désigne un procédé spécifique de reconditionnement des fûts, principalement appliqué aux barriques ayant contenu du vin rouge.

    Élaborée par le Dr Jim Swan, cette méthode de rajeunissement du bois s’articule autour de trois étapes successives indispensables.

    La première consiste à raboter l'intérieur du fût de quelques millimètres afin de retirer la couche superficielle saturée de vin, tout en conservant les arômes profondément imprégnés dans la douelle.

    Le bois subit ensuite une chauffe douce et prolongée qui dégrade la structure de la cellulose pour libérer les sucres du bois et générer des notes vanillées et briochées.

    Enfin, un bousinage intense par flamme directe crée une couche de carbone active, assurant la filtration des composés soufrés du distillat. Ce traitement thermique permet d’accélérer la maturation en apportant une grande complexité aromatique aux jeunes whiskies, caractérisée par des notes d'épices douces et de fruits mûrs.

    Straight

    Straight (USA) EN TRAVAUX

    Straight bourbon *

    C'est un american whiskey élaboré à partir d'un mélange de céréales contenant au minimum 51 % de maïs. Distillé à un degré ne dépassant pas 80%, il vieillit en fûts de chêne neufs (préalablement brûlés) pendant deux ans minimum, avant d'être embouteillé à un degré supérieur ou égal à 40%.

    Straight whiskey EN TRAVAUX

    Stripping column

    Stripping run

    Strong wort

    SWA *

    Initiales de la "Scotch Whisky Association"; C'est une association qui a été créée le le 17 avril 1942. Elle défend l'intégrité et la réputation du scotch whisky dans le monde. Elle saisie les juridictions compétentes pour lutter contre les faussaires ou pour dénoncer des commercialisations trompeuses . Par exemple , elle peut saisir une juridiction lorsqu'elle pense que tel nom donné à tel whisky non écossais peut faire croire qu'il a été fabriqué en Ecosse. Elle a aussi pour but d'informer la population sur les dangers de l'alcool et encourage à boire raisonnablement.

    Swan neck

    27 références 

    Tails **

    Traduction en anglais : « queues de distillation»

    Les « queues de distillation » désignent la dernière fraction de liquide recueillie lors de la distillation d’un futur whisky, après la tête et le cœur.
    Elles contiennent surtout des alcools lourds (huiles de fusel) et des composés aromatiques très forts, parfois désagréables (goût gras, terreux ou amer).
    Cette fraction est en général jugée trop lourde et peu intéressante pour le palais, donc elle n’est pas retenue dans le cœur destiné au vieillissement.
    Les queues sont souvent réinjectées dans la charge suivante (avec les bas‑vins ou low wines) pour être redistillées plutôt que jetées.

    Tambour de maltage**

    Traduction en anglais : malting drum.

    C'est un équipement industriel cylindrique et rotatif utilisé pour automatiser les étapes de germination et de séchage de l'orge, remplaçant ainsi le traditionnel maltage au sol.

    Après l'étape du trempage, l'orge humide est introduite dans ce grand cylindre en acier  qu'est le tambour de maltage.

    Ce dernier tourne lentement sur son axe de façon intermittente.

    Cette rotation continue permet d'aérer la masse de grains, d'uniformiser la température et d'empêcher les radicelles de s'entrelacer en un bloc compact.

    Le tambour est équipé de capteurs précis et de systèmes de ventilation qui insufflent un air conditionné en température et en humidité, permettant un contrôle rigoureux du développement enzymatique du malt vert.

    Dans certains systèmes modernes dits "tambours universels" (SGKV), le touraillage peut être effectué directement dans la même enceinte en y injectant de l'air chaud. Ce procédé standardisé permet d'optimiser l'espace, de réduire la main-d'œuvre et de garantir une qualité de malt hautement homogène.

    Tanins ou Tannins *

    Substance organique contenue dans de nombreux végétaux, tels que les bois (chêne, châtaignier, acacia, québracho), les racines (bruyère, badan), les feuilles (sumac, gambier ,thé) etc...

    Les tannins sont libérés par le bois des fûts qui permettent la maturation du whisky. Cela donne des notes amères au whisky avec parfois des sensations de sécheresse de la langue

    Tasting EN TRAVAUX

    Tasting note EN TRAVAUX

    TAV EN TRAVAUX

    Tennessee *

    Etat américain gros producteur de whiskey situé au Sud des États-Unis. Il est entouré au nord par le Kentucky et la Virginie, à l'est par la Caroline du Nord, au sud par la Géorgie, l'Alabama et le Mississippi et à l'ouest par l'Arkansas et le Missouri. Sa capitale  est Nashville.

    Des circuits reliant les distilleries sont organisés ce qui permet d'allier découverte de l'état à la découverte du Tennessee whiskey ( seul état des USA bénéficiant d'une "indication géographique protégée" . Le bourbon , produit essentiellement dans le Kentucky peut être produit sur tout le territoire des USA, ce qui n'est pas le cas pour le Tennessee whiskey.

    Tennessee Whiskey (USA) EN TRAVAUX

    Tête de distillation**

    Traduction en anglais "heads" ou "foreshots"

    Dans le process de fabrication du whisky, la tête de distillation désigne la première fraction du distillat obtenue lors de la seconde distillation, effectuée dans l'alambic de seconde distillation (spirit still).

    Lorsque le liquide entre en ébullition, les composés les plus volatils, dont le point d'ébullition est inférieur à celui de l'éthanol, s'évaporent en premier.

    Cette coupe contient une concentration élevée d'esters légers, mais également des substances indésirables, voire toxiques, comme le méthanol et l'acétate d'éthyle, qui apportent des notes piquantes et un caractère agressif.

    En raison de cette composition, le distillateur sépare  cette fraction du reste de la coulée grâce au coffre  à alcool  (spirit safe).

    La tête de distillation est systématiquement écartée du cœur de chauffe (liquide destiné à devenir le distillat puis le whisky)  et est redirigée vers les distillations suivantes pour y être recyclée.

    Le moment précis de la coupe entre la tête et le cœur détermine l'équilibre aromatique initial du spiritueux.

    Thin stillage

    Thumper EN TRAVAUX

    Titre alcoolique EN TRAVAUX

    Titre alcoolique volumétrique EN TRAVAUX

    Toastage *

    Méthode de chauffe des fûts .

    Le bois est le facteur clé dans la qualité du tonneau, les tonneliers sélectionnent le meilleur chêne en sattachant à leur origine géographique. Lorsque le fût est assemblé avec ses douelles le tonnelier va plaçer le tonneau sur un feu. Cette étape est appelée la « chauffe ». Le « toast » du bois peut être léger, moyen ou lourd, une décision que le vigneron prend en fonction du style de vin qu'il va vieillir et des arômes qu'il veut lui conférer.
    Une fois la chauffe terminée, le bois est malléable et peut être graduellement arqué et resserré en forme de tonneau.

    Toasting *

    méthode de chauffe des fûs dont l'impact est moins important que la carbonisation.

    Tonneau EN TRAVAUX

    Tonnelier EN TRAVAUX

    Touraillage **

    Traduction en anglais : kilning

    Le touraillage constitue l'étape finale du processus de maltage, succédant à la germination de l'orge. Cette opération consiste à sécher le « malt vert » ,  le grain d'orge ayant commencé à germer ,  en le soumettant à un courant d'air chaud à l'aide d'un four (kiln en anglais ) qui se trouve dans un bâtiment dédié appelé « touraille » 

    L'objectif premier du touraillage est d'interrompre brutalement le développement de la plante en abaissant le taux d'humidité du grain de 45% à environ 4% ou 5%, ce qui permet de stabiliser et de conserver le malt.

    Au-delà de cette fonction , le touraillage joue un rôle important dans la genèse des arômes du futur whisky.

    Le contrôle précis des températures déclenche les réactions de Maillard et la caramélisation des sucres, responsables de notes de biscuit, de pain grillé ou de céréales torréfiées. C'est également au cours de cette phase que le distillateur peut introduire de la fumée de tourbe dans le flux d'air chaud, permettant aux composés phénoliques de se fixer sur le grain humide pour conférer au spiritueux son identité fumée.

    Touraille **

    Traduction en anglais : "kiln"

    La touraille désigne  le bâtiment dans lequel se déroule l'opération de touraillage. C'est un four de grande dimension,  surmonté d'une cheminée emblématique de l'Ecosse  en forme de pagode  ( "pagode roof" en anglais ) .

    La touraille se compose :

    - d' un foyer au niveau inférieur, où brûle le combustible (exemple :la tourbe , un bois choisi ),

    - d' une grille perforée à l'étage supérieur, sur laquelle est étalée le malt vert.

    La chaleur et la fumée émises par le  foyer montent à travers les perforations de la grille,

    - traversent la couche de malt vert  ce qui entraine son séchage ainsi que des réactions chimiques .

    Tourbage EN TRAVAUX

    Tourbe **

    Traduction en anglais : "peat"

    La tourbe est une matière organique fossile, formée par la décomposition lente de végétaux , principalement des sphaignes, des bruyères et des herbes ,  dans un milieu saturé en eau et pauvre en oxygène.

    Accumulée sur des millénaires dans les tourbières, elle a historiquement servi de combustible traditionnel en Écosse . Elle est aussi utilisée par de nombreuses distilleries pour le séchage de l'orge maltée , ou d’autres céréales .

    Lors de cette étape du maltage, la combustion de la tourbe libère une fumée chargée de composés chimiques aromatiques appelés phénols, tels que le gaïacol ou le crésol. Ces molécules se fixent sur l'écorce du grain humide, imprégnant durablement la céréale.

    Ces phénols transmettent  ainsi au whisky son profil aromatique particulier. La note  phénolique  de ce séchage se traduit, pour le whisky ,  par des notes médicinales, antiseptique, maritimes, fumées ou de goudron, caractéristiques des malts de certaines régions telle que l'île d'Islay. On retrouve aussi des arômes  , de brulé, de suie, de cendre,de hareng fumé, de bacon fumé .

    L'intensité de ce caractère est mesurée en « parties par million » (ppm) de phénols présents sur le grain le plus souvent après le séchage voir, plus rarement ,  au moment de l’embouteillage.

    Bien que l'orge maltée demeure la céréale la plus fréquemment  liée à l'usage de la tourbe, cette dernière est également exploitée avec d'autres céréales au cours  la production de whisky, bien que cela reste plus confidentiel ou expérimental.

    Le seigle est la principale autre céréale à faire l'objet de séchage à la tourbe. Certaines distilleries, notamment en Scandinavie ou aux États-Unis, élaborent des rye whiskies à partir de seigle malté soumis aux fumées de tourbe, associant ainsi les notes épicées et sèches naturelles de la céréale à des nuances fumées.

    Le blé malté est également parfois séché à la tourbe pour intégrer des assemblages complexes ou des expressions particulières de single grain.

    Concernant le maïs, la tourbe n'intervient généralement pas sur le grain brut (qui n'est pas malté pour la production de bourbon ou de corn whiskey).  Cependant  certaines distilleries introduisent une nuance tourbée soit en incorporant un faible pourcentage d'orge maltée hautement tourbée à la recette de céréales (mashbill), soit en utilisant des fûts ayant préalablement contenu du whisky tourbé lors de la maturation du distillat de maïs.

    Tourbé EN TRAVAUX

    Traitement STR EN TRAVAUX

    Triple distillation**

    Traduction en anglais: “triple distillation” 

    La triple distillation est un procédé de fabrication du whisky où le distillat passe trois fois dans l’alambic, au lieu de deux.
    Elle sert à purifier davantage l’alcool et à éliminer une partie des composés les plus lourds.
    Le résultat est souvent un whisky plus léger, plus doux et parfois plus fruité.

    Cette méthode est surtout associée au whisky irlandais, même si elle existe aussi dans quelques distilleries écossaises ( Auchentoshan , Glasgow Distillery Company ).

    Après la première chauffe, on obtient un liquide intermédiaire plus alcoolisé. Une deuxième distillation affine encore ce liquide. La troisième distillation permet de sélectionner un cœur de chauffe plus net et plus propre.

    Ce procédé influence donc autant le degré alcoolique que le profil aromatique. Il lui donne un style différent.

    Triticale EN TRAVAUX

    Tub condenser

    Tumbler EN TRAVAUX

    23 références 

    Uisce beatha eireannach *

    Dans l’industrie du whisky, « Uisce beatha Éireannach » désigne le whiskey irlandais.

    En gaélique irlandais, uisce beatha signifie littéralement « eau de vie », et Éireannach veut dire « irlandais ».

    L’expression se traduit donc en français par « eau-de-vie irlandaise », ou dans le cadre du whiskey  « whiskey irlandais ».
    Dans un contexte technique ou commercial, il sert à désigner un spiritueux produit en Irlande selon les règles propres à cette appellation.

    diffordsguide.com/uisce-beatha-eireannach    

    terresceltes.net/le-whiskey-irlandais

    Uisce poitin ou uisce poteen **

    Traduction en français : « petit pot »

    Le terme  « uisce poitín » (ou simplement poitín) ne désignait ni exclusivement une production clandestine, ni uniquement un distillat de céréales.

    À l'origine, le terme « uisce poitín » (ou simplement « poitín » ,prononcé pot-chine) désigne simplement l'eau-de-vie produite dans un petit alambic (pota en gaélique), sans distinction de légalité, et sans maturation historiquement. Ce n'est qu'après l'introduction des taxes de la Couronne britannique et l'interdiction de la distillation privée en 1661 que le poitín est devenu synonyme de distillation clandestine (par opposition au Parliament Whiskey officiel).

    Concernant les matières premières : Si l'orge maltée, l'orge non maltée, l'avoine, le blé et le seigle constituaient la base historique traditionnelle de ce distillat , les distillateurs ont massivement intégré la pomme de terre à partir du XVIIIe siècle, ainsi que la betterave sucrière, la mélasse ou le lactoséum (milk whey) selon les disponibilités économiques et agricoles locales.

    Aujourd'hui, il bénéficie depuis 2008  d'une Indication Géographique protégée en tant que spiritueux traditionnel irlandais, et des versions légales sont commercialisées sous le nom d'« Irish Poitín ». Il représente un symbole historique de la culture gaélique.

    Uisge beatha / uisce beatha **

    Uisge beatha et uisce beatha sont les racines gaéliques du whisky, signifiant tous deux « eau de vie ».

    Dans l'industrie du whisky, uisge beatha (prononcé « oosh-ka bah-ha ») est le terme gaélique écossais, introduit par des moines médiévaux pour désigner l'aqua vitae latine, un esprit distillé médicinal à base d'orge. Au fil du temps, uisge (eau) s'est abrégé en « whisky » en Écosse.

    Son voisin irlandais, uisce beatha (prononcé « ish-ka bah-ha », avec un « c »), partage la même origine chez les moines celtiques, évoluant vers « whiskey » irlandais..

    1. com/-uisge-beatha
    2. com/origins-of-the-word-whisky
    3. com/-uisge-beatha
    4. historic-uk.com/HistoryofScotland/Uisge-Beatha

    unchillfiltered *

    Le whisky dit « non filtré à froid » (unchillfiltered) conserve l'intégralité de ses composants organiques après la distillation. Contrairement au procédé standard qui refroidit le liquide vers 0°C pour précipiter et extraire les esters et les protéines, cette méthode laisse les acides gras en suspension.

    D'un point de vue structurel, ces éléments agissent comme des vecteurs de texture, offrant une sensation plus huileuse et complexe en bouche.Bien que le whisky puisse devenir trouble par l'ajout d'eau ou de glace , un phénomène purement esthétique , cette absence de filtration préserve l'identité aromatique originelle du distillat.

    C'est une approche privilégiée par les amateurs recherchant l'authenticité du fût sans altération technique.

    Underback

    Usquebaugh *

    Le terme « usquebaugh » désigne à l’origine l’ancêtre du whisky, issu de la transposition en anglais du gaélique uisce beatha signifiant « eau de vie ».

    Dans l’industrie actuelle, il renvoie surtout à l’histoire du spiritueux : celui‑ci désignait au XVIᵉ siècle une eaudevie de céréales distillée en Écosse et en Irlande, souvent aromatisée aux épices et sucrée, proche d’un cordial. Peu à peu, ce produit évolua vers une distillation plus pure et moins masquée, donnant naissance au whisky moderne.

    En contexte professionnel, « usquebaugh » sert donc moins à désigner un style de whisky contemporain qu’à souligner ses racines linguistiques et historiques: c’est l’étape antérieure à la mise en place des normes de production du whisky tel que nous le connaissons aujourd’hui.

    La prononciation la plus courante en anglais est « USK‑wi‑baw ».
    En transcription phonétique (IPA) : /ˈʌ.skwɪ.bɔː/.   . Soit dire: « uh‑skwi‑baw » avec un accent tonique sur la première syllabe.

    1. com/ phonétique/usquebaugh
    2. com/dictionary/usquebaugh
    3. com-usquebaugh
    4. fr/ usquebaugh

     

    Valinch *

    Pipette permettant de prélever un échantillon de whisky directement dans le fût

    Dans l'industrie du whisky, le terme « Valinch » désigne un tube métallique allongé, généralement en cuivre, utilisé pour prélever de petits échantillons directement depuis les fûts de maturation.

    Ce principe de fonctionnement repose sur un système de vide : en obstruant un orifice supérieur avec le doigt, on aspire le whisky naturel, non filtré à froid ni coloré, même dans les barriques à faible niveau dues à l’évaporation de la « part des anges ».

    Les master blenders s’en servent ainsi pour évaluer régulièrement la maturation, en transvasant l’échantillon dans un verre de nez afin d’analyser les arômes et l’évolution

    La PRONONCIATION du terme « Valinch »  se fait généralement comme /ˈvælɪntʃ/ en anglais écossais.  En phonétique API simplifiée, cela donne « VA-linch », avec un accent sur la première syllabe et un « ch » doux comme dans « church » En  français, on l’approche par « va-lin-tch »

    1. com/ video prononciation “valinch”

    Vanille *

    En whisky, le terme « vanille » désigne avant tout une note aromatique chaude, crémeuse et légèrement sucrée, très fréquente dans les spiritueux élevés en fûts de chêne.
    Elle provient surtout de la dégradation des lignines du bois pendant la maturation , qui libèrent de la vanilline dans le whisky.
    On l’associe souvent aux bourbons, élevés en fûts de chêne neufs, qui donnent des saveurs vanillées plus marquées et généreuses.


    Dans les whiskies de malt ou de grain, c’est la combinaison de types de fûts (blanc américain, exsherry, etc.) qui affine la qualité de la vanille, entre gourmande, boisée ou légèrement lactée.
    En dégustation, une « touche vanillée » évoque une sensation de douceur, de moelleux et d’onctuosité, qui vient contrebalancer les effets plus secs ou épicés du bois.

    whisky-degustation.fr/vanille      

    Vanilline *

    La vanilline est un composé organique aromatique (aldéhyde phénolique) qui constitue le principal marqueur olfactif de la vanille dans le whisky.

    Durant le processus de maturation, l'interaction entre l'alcool et le bois de chêne provoque la dégradation thermique et chimique de la lignine, une macromolécule structurelle du bois. Cette décomposition libère des molécules de vanilline qui s'infusent progressivement dans le distillat.

    Ce phénomène est particulièrement accentué dans les fûts de chêne américain neufs ou fortement brûlés (bousinage), où la chaleur catalyse la libération de ces arômes doucereux.

    La vanilline apporte ainsi une rondeur caractéristique et des notes pâtissières qui équilibrent l'âpreté initiale du grain.

    Réf :

     

     

    Vat

    Vatted malt *

    Le vatted malt, aussi appelé blended malt ou pure malt, désigne un whisky issu exclusivement de malts d'orge, assemblés à partir de plusieurs single malts provenant de distilleries différentes. Contrairement au blended whisky classique, il ne contient aucun whisky de grain, garantissant une richesse aromatique 100% maltée.

    Ce type d'assemblage, autorisé depuis 1853, permet aux maîtres assembleurs de créer des profils uniques et réguliers, en équilibrant des single malts choisis pour leurs complémentarités gustatives fruitées, épicées ou fumées. Apprécié des connaisseurs pour sa complexité haut de gamme, il offre une texture soyeuse et des notes de céréales, vanille et fruits secs. Dans l'industrie du whisky écossais, ce terme a été progressivement remplacé par « blended malt » depuis 2009 pour plus de clarté réglementaire.

    1. e-monsite.com/-vatted-malt
    2. whisky-ecossais.fr/pur-malt-whisky.

    Vatting **

    Le terme « vatting » désignait autrefois l’opération consistant à assembler plusieurs fûts de whisky au sein d’une même cuve (appelée « vat ») avant leur embouteillage.

    Ce procédé technique concernait exclusivement les whiskies provenant d'une seule et unique distillerie.

    Lorsque le mélange associait des productions de plusieurs établissements distincts, le terme approprié était alors le « blending ». Afin d'éviter toute confusion entre ces deux notions, l’usage officiel du mot « vatting » a été abandonné, bien qu’il figure encore dans des textes historiques.

    C'est précisément grâce à cette méthode d’assemblage que la majorité des « single malts » contemporains maintiennent un profil gustatif stable et constant d’une année sur l’autre.

    Lors du séjour des whiskies dans la cuve, le maître assembleur peut également procéder à divers ajustements techniques indispensables. Ces interventions incluent la réduction du degré alcoolique par l'apport d'eau, la filtration du liquide, ainsi que l'éventuelle adjonction de colorant caramel pour harmoniser la robe du produit final.

    Références

     

     

    Verre de dégustation *

    Dans l’univers du whisky, le terme « verre de dégustation » désigne un contenant spécifiquement conçu pour révéler toute la complexité aromatique du whisky .Contrairement à un verre standard, sa forme est étudiée pour concentrer les arômes vers le nez tout en permettant une bonne oxygénation.Le modèle le plus connu reste le "Glencairn glass", reconnaissable à son buvant resserré et sa base évasée. Cette forme favorise l’analyse olfactive, étape essentielle de la dégustation professionnelle.

    Le verre de dégustation est généralement tenu par le pied ou la base afin d’éviter de réchauffer le liquide. Il permet également d’observer la robe, la viscosité et les larmes du whisky avec précision.Utilisé lors de dégustations techniques , il constitue un outil fondamental pour les distillateurs, assembleurs et amateurs éclairés. Son choix influence directement la perception des arômes et des saveurs.Le plus connu des amateurs de whisky est très probablement le verre Glencairn. Mais il y en a d'autres. A chacun de choisir le sien selon ce qu'il recherche ...

    Version *

    Le terme « version » désigne une déclinaison particulière d’un whisky , souvent une expression spécifique d’une même marque ou d’une même distillerie.
    On parle par exemple de « différentes versions » d’un single malt, selon le type de fût (sherry, bourbon, vin de porto), le millésime ou le degré d’alcool.
    Cette notion permet de distinguer les expressions d’une même gamme (standard, cask-strength, finish, small‑batch, etc.) tout en conservant une identité de base commune.

    Vidange **

    Traduction en anglais:  "emptying" ou "draining" 

    Le mot « vidange » , dans le cadre du whisky,  désigne l’action de vider complètement un fût dans une cuve, ou dans un autre fût , voir lors de la mise en bouteille .


    viscosité *

    La viscosité désigne la résistance d'un liquide à l'écoulement, du fait de la texture d’un liquide , et donc du whisky .  

    Cette viscosité peut être détectée visuellement . Elle s'observe en faisant pivoter le spiritueux dans le verre : plus le liquide est épais, plus il semble adhérer aux parois.

    Cette observation révèle ce que l'on appelle les « jambes » ou « larmes », ces traînées qui redescendent le long du verre après le mouvement rotatif de ce dernier.

    Des larmes épaisses et une descente lente suggèrent souvent une texture riche et onctueuse en bouche.

    À l'inverse, des larmes fines et une descente rapide indique une texture plus légère , moins riche et moins onctueuse .

    Toutefois, il faut garder à l'esprit que cette viscosité est influencée par de nombreux facteurs techniques. Elle dépend notamment du degré alcoolique, du type de fût utilisé pour la maturation , donc du processus de fabrication,.

    Bien que ces signes visuels soient fascinants, ils ne constituent qu'un indicateur de style et non un gage absolu de qualité.

    Vieillissement *

    Dans le domaine du whisky, le terme « vieillissement » désigne la période durant laquelle le distillat repose en fût de bois, généralement du chêne, afin de développer ses arômes et sa structure.

    Ce processus implique des échanges complexes entre le spiritueux, le bois et l’environnement, influençant la couleur, la texture et le profil sensoriel.

    Toutefois, je privilégie le terme « maturation », qui me semble plus précis et techniquement approprié. En effet, « vieillissement » suggère une simple progression temporelle, alors que « maturation » rend mieux compte des transformations chimiques et organoleptiques à l’œuvre.

    Le whisky ne se contente pas de vieillir : il évolue, s’enrichit et se transforme activement. Bien que les deux termes soient largement utilisés, « maturation » reflète davantage la réalité du processus et sa dimension qualitative.

    Vinasses EN TRAVAUX

    Vin muté *

    Le terme « vin muté » désigne un vin fortifié obtenu par l’ajout d’alcool (eau-de-vie) pendant la fermentation, stoppant ainsi le processus pour conserver les sucres naturels du raisin.

    Ce procédé, appelé mutage, produit des vins doux naturels (VDN) ou vins de liqueur, riches en sucres résiduels, avec un degré d’alcool élevé (15-22%), comme le Porto, le Banyuls , Xérès , Madère ou le Maury

    Son lien avec le whisky réside dans l’utilisation de vins mutés en finish : des fûts ayant contenu ces vins apportent des notes sucrées, fruitées, caramélisées et épicées au whisky.

    Par exemple, l'affinage ou la maturation complète d'un distillat de céréales en fût de Xérès, confère au whisky une teinte ambrée profonde ainsi que des arômes typiques de fruits secs ou confits , de noix ,d'épices et de rancio, enrichissant ainsi la structure initiale du distillat.

    références

    Vintage (whisky) *

    Le terme « vintage whisky » désigne un whisky lié à une année spécifique de distillation, souvent marquée par des conditions exceptionnelles de production, comme une orge ou un fût d’une qualité particulière. Issu du monde viticole où « vintage » évoque un millésime d’exception, il promet une expression unique du terroir et du climat de cette année-là. Contrairement à« l’ âge » , le vintage met l’accent sur l’identité temporelle et la rareté. Dans l’univers du whisky, essentiellement d’un single malt, il attire les amateurs en quête d’une année historique précise. Toutefois, sa commercialisation reste rare et est  réservée aux embouteillages limités vendues par les distilleries. Ce concept valorise la production d’un moment précis..

    Virgin oak *

    Dans le whisky, « virgin oak » se traduit par « chêne neuf »  , « virgin oak cask » par  « fût neuf en chêne ».
    Cela désigne un fût en bois de chêne qui n’a encore jamais servi à vieillir un autre alcool avant d’accueillir le whisky.
    Ce type de bois apporte des arômes plus marqués que les fûts déjà utilisés, notamment la vanille, les épices et des notes boisées plus sèches.
    Il est donc souvent employé pour donner plus d’intensité, de couleur et de structure au whisky.
    En Écosse, son usage reste relativement rare, car la maturation se fait traditionnellement dans des fûts ayant déjà contenu du bourbon ou du xérès.
    Quand il est utilisé en finition, le virgin oak peut renforcer le profil du whisky sans masquer totalement ses arômes de base.

    1. whiskymania.ca/les fûts 
    2. fr/couleur-du-whisky
    3. com/virgin-oak-

    Vol.*

    abréviation de volume parfois indiquée sur les bouteilles .exemple " taux ( sous entendu d'alcool) 40% vol." indique que 40% du volume est de l'alcool.

    Volume d'alcool *

    Mesure du taux d'alcool dans une boisson alcoolisée. Une whisky à 40% vol. indique que 40% de ce qui se trouve dans le verre est de l'alcool, le reste soit 60% est de l'eau mélangée avec divers congénères ( éléments autres que l'alcool tels que les esters, aldéhydes, phénols, acides gras et huiles de fusel...

     26 références 

    WAREHOUSE

    WHISKY

    Warehouse *

    Dans l'industrie du whisky, un warehouse désigne l'entrepôt dédié à la maturation des spiritueux en fûts de bois.

    Il s'agit souvent d'un bâtiment attenant à la distillerie, où les fûts reposent au minimum 3 ans (en Écosse) pour développer arômes et complexité.

    On distingue trois types principaux :

    • les dunnage traditionnels (en pierre, fûts empilés à 3 niveaux max sur sol brut),
    • les racked modernes (fûts sur racks jusqu'à 12 niveaux, avec chariots élévateurs) 
    • les palletisés récents (fûts sur palettes empilées jusqu'à 8 niveaux).

    Ces entrepôts optimisent conditions d'humidité, température et sécurité. Le choix influence le profil du whisky, les dunnage favorisant une maturation plus stable.

    Ref :

    1. whiskipedia.com/warehouses/
    2. braesidebond.co.uk/cask-warehouse-whisky-maturation-and-security 
    3. edinburghwhiskyacademy.com/whisky-warehousing
    4. whiskipedia.com/history-warehouse-maturation

     

    Wash **

    Traduction en français:   "bière de malt"

    La bière de malt (appelée wash en Écosse) est le liquide obtenu à l’issue de la fermentation alcoolique.
    C’est ce liquide, déjà alcoolisé, qui sera ensuite distillé.
    En d’autres termes, il s’agit du liquide produit lorsque les levures transforment les sucres fermentescibles issus de l’orge maltée en éthanol, en CO₂ et en composés aromatiques.

    RAPPEL DU PROCESSUS AVANT LA FERMENTATION :

    • Maltage : L’orge est germée puis séchée.
    • Concassage : Le malt est broyé pour faciliter l’extraction.
    • Brassage : Le malt concassé est mélangé à de l’eau chaude dans la cuve-matière (mash tun).
      Cette étape permet de convertir l’amidon en sucres fermentescibles grâce aux enzymes du malt.
    • Le liquide sucré obtenu est le moût (wort).

    Le moût est ensuite transféré dans les cuves de fermentation, les washbacks, où l’on ajoute des levures.
    La fermentation dure généralement 48 à 96 heures, selon les pratiques de la distillerie.

    DIFFERENCES ENTRE " BIERE DE MALT" & BIERE (de consommation)

    1. Absence de houblon
      Aucun houblon n’est utilisé. Le profil aromatique est dominé par les céréales, les esters et les composés produits par la levure.
    2. Teneur en alcool
      La bière de malt titre généralement entre 7 % et 10 % ABV, parfois jusqu’à 11 % selon les distilleries.
    3. Aspect et goût
      Liquide trouble, non filtré, au goût de céréales fermentées, souvent légèrement acide ou aigre, en raison de la présence de bactéries lactiques naturelles.

    RÔLE DANS LA PRODUCTION DE WHISKY

    La bière de malt est introduite dans l’alambic de première distillation, appelé wash still.
    Sous l’effet de la chaleur :

    • l’alcool et les composés volatils s’évaporent avant l’eau,
    • ces vapeurs sont condensées pour produire le low wines,
    • ce distillat sera ensuite redistillé dans le spirit still pour obtenir l’eau-de-vie (new make spirit) destinée à la maturation.

    REFERENCES

    Washback *

    Un « washback » est une cuve de fermentation , souvent en bois et parfois en acier, utilisée dans la production du whisky, dans laquelle le « wort » (liquide sucré obtenu après le brassage du malt) est transformé en « wash » grâce à l’action de la levure.

    Ce processus dure généralement deux à trois jours et débouche sur une sorte de bière faible, d’environ 5 à 8% d’alcool, qui servira de base à la distillation.

    Le terme anglais washback vient de la combinaison de wash (le liquide fermenté) et de back, qui désigne ici une cuve, par référence ancienne au contenant de brassage.

    On l’a ainsi baptisé  «washback » parce que c’est précisément dans cette cuve que l’on obtient le wash à partir du wort avant la distillation.

    1. .undiscoveredscotland. / washback
    2. com/washback/
    3. /pourquoi-certains-washbacks-sont-ils-en-bois-dautres-en-acier-inoxydable/

    wash still *

    Dans l’industrie du whisky, le terme « wash still » désigne le premier alambic de distillation, utilisé pour distiller le « wash », c’est-à-dire le moût fermenté.

    Son rôle est de séparer une première partie de l’alcool  du moût fermenté .

    Le liquide obtenu s’appelle les « low wines » . Ces derniers ont un degré alcoolique intermédiaire à celui qu’aura le distillat.

    Cette étape ne produit pas encore l’alcool final du whisky, mais prépare la seconde distillation.

    En pratique, le wash still est souvent un grand alambic en cuivre, conçu pour favoriser l’échange de chaleur et influencer le style du distillat.

    Ref:

    1. org/Whisky
    2. privatewhiskysociety /la-distillation
    3. enseignement Les whiskies -2018- .pdf
    4. com/difference-between-wash-stills-&-pot-stills

    Weak wort

    Wheat *

    Le terme « wheat » , mot anglais signifiant «  blé » (Triticum aestivum),, une céréale utilisée dans la composition de certains whiskies, notamment les « grain whiskies » ou les « wheat bourbons ». Il apporte douceur, rondeur et notes de vanille ou de pain au profil aromatique. Contrairement à l'orge maltée des single malts, le blé est employé pour sa capacité à produire un esprit plus léger et accessible, souvent dans les blends écossais ou les bourbons américains comme le Maker's Mark, où il remplace partiellement le seigle pour adoucir l'ensemble.

    référence utile ( débutants)  :

    locales.atscaf/guide-whisky.pdf

    Wheated bourbon *

    Un wheat bourbon désigne un bourbon ( whiskey américain) dans lequel le blé remplace le seigle comme céréale « assaisonnante », après le maïs (toujours présent à au moins 51% dans la « mash bill »). Ce type de bourbon est aussi appelé « wheated bourbon » ou « bourbon high wheat ». En français, on parle couramment de « bourbon au blé » ou de « bourbon à base de blé ».

    Le blé confère au spiritueux une bouche plus douce, plus ronde et moins épicée que les bourbons au seigle, avec des notes de miel, de vanille et de céréale légèrement toastée. Ce style est souvent apprécié pour son profil plus onctueux et sa fin de bouche plus lisse, ce qui le rend particulièrement accessible aux nouveaux amateurs. Dans l’industrie du whisky, le terme renvoie donc à une variante de bourbon définie par sa recette céréalière et son profil sensoriel plus doux.

    rabbitholedistillery.com/wheated-bourbon

    bourbonobsessed./wheated-bourbon

    redwoodempirewhiskey.com/wheated-bourbon-

    Wheat whiskey *

    Le terme « wheat whiskey » désigne un whisky dont la recette (« grain bill ») est composée majoritairement de blé, au moins 51 % dans le cas américain. Il s’agit donc d’une eau‑de‑vie de céréale obtenue par fermentation et distillation d’un moût de blé, souvent complété par d’autres céréales comme le maïs ou l’orge.[

    Contrairement au bourbon, qui utilise du maïs comme céréale principale, le wheat whiskey met le blé en avant pour un profil souvent plus doux, rond et moins épicé. Aux États‑Unis, il peut être qualifié de « straight wheat whiskey » s’il est vieilli au moins deux ans en fûts neufs de chêne charbonnés.

    Dans l’industrie du whisky, ce type de spiritueux apparaît à la fois sous forme de whiskies « wheated » (bourbons avec une bonne proportion de blé) et de whiskies de blé purs, soit en single or in, soit en blend ou en grain whisky.

    1. https://en.wikipedia.org/wiki/Wheat_whiskey
    2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Whisky_de_grain
    3. https://privatewhiskysociety.com/accueil/tout-savoir/encyclopedie/les-differents-whiskies/grain-whisky/
    4. https://locales.atscaf.fr/7900/Oenologie/guide-whisky0510-bat-ld.pdf
    5. https://www.whiskymag.fr/les-bases-pour-comprendre-le-whisky/

    Whiskey *

    Le terme « whiskey » désigne une eau‑de‑vie de céréales obtenue par distillation d’un moût de céréales maltées ou non, puis vieillie en fûts de bois, généralement en chêne.


    Dans l’industrie du whisky, il sert de catégorie générique pour de nombreux spiritueux, mais renvoie surtout aux productions irlandaises et américaines, qui orthographient « whiskey » avec un « e ».
    À l’inverse, Écosse, Canada et Japon et bien d'autres pays  privilégient l’orthographe « whisky » sans « e », ce qui permet de distinguer à la fois l’origine et la tradition de production.


    Aux États‑Unis, « American whiskey » regroupe plusieurs types réglementés (bourbon, rye, corn, etc.), chacun avec des règles strictes sur les céréales et les fûts.

    En Irlande, le « Irish whiskey » correspond à des whiskies souvent triple distillés, généralement très doux et légers en alcool.

    Le terme ne désigne pas une seule méthode, mais un ensemble de traditions céréalières où fermentations, distillations et vieillissements varient selon le pays et le style.

    Dans tous les cas, la durée minimale de vieillissement (souvent 3 ans) et l’usage de fûts de bois sont des critères clés pour qualifier une eau‑de‑vie de « whiskey »

     

     

    Whisky *

    Le terme « whisky » désigne un spiritueux obtenu par la distillation d’un moût de céréales fermentées, essentiellement de l’orge, mais aussi parfois du maïs, du seigle, de l’avoine ou du blé. Ce moût est d’abord saccharifié par des enzymes issues du maltage, puis fermenté aux levures avant d’être distillé dans un alambic. Le distillat est ensuite élevé en fûts de bois, généralement en chêne, qui lui confère couleur, structure et arômes. La durée minimale de maturation est fixée par la législation du pays (par exemple au moins 3 ans en Écosse pour un « Scotch whisky »). Le whisky est donc une eau‑de‑vie de céréales, clairement distincte des autres spiritueux par son origine grainière et son élevage en bois.

    1. whisky-lovers-encyclopediae.com/what-s-whisky
    2. cnrtl.fr/definition/whisky
    3. whiskymag.fr/bases-pour-comprendre-le-whisky
    4. dictionnaire-academie.fr/whisky 

     

    Whisky bio *

    Le terme « whisky bio » désigne un spiritueux dont les céréales (orge, blé, seigle) sont cultivées selon les normes de l'agriculture biologique, excluant tout pesticide, herbicide, engrais de synthèse ou OGM. Au-delà des matières premières, cette démarche impose souvent des procédés de production écoresponsables visant à réduire l'empreinte carbone et à favoriser la traçabilité :

    • Absence totale de produits chimiques de synthèse dans la culture des grains.
    • Utilisation de céréales non génétiquement modifiées.
    • Privilégie des méthodes de distillation et un vieillissement respectueux de l'environnement.
    • Certification par des organismes indépendants garantissant l'intégrité du produit.[

    La production de whisky bio cherche à valoriser le terroir et l'authenticité, Ce choix s'inscrit dans une quête de durabilité, alliant savoir-faire artisanal et respect de la biodiversité.

    1. https://lejournalduwhisky.com/whisky-bio/
    2. https://www.whiskybox.fr/blog/quest-ce-que-le-whisky-bio/
    3. https://arbre-a-biere.fr/whisky-bio-tendance

    Whisky de grain *

    Un « whisky de grain » (ou grain whisky) désigne un whisky produit à partir de céréales autres que l’orge maltée, ou de mélanges de céréales dans lesquels l’orge maltée joue un rôle secondaire (maïs, blé, seigle, orge non maltée, etc.).

    Il est généralement distillé dans un alambic à colonne (appareil continu), ce qui donne un spiritueux plus pur, plus neutre et plus léger que ceux obtenus en alambic à repasse.

    Dans l’industrie, la grande majorité du whisky de grain entre dans la composition des blended whiskies, où il sert de base souple pour adoucir et allonger les single malts plus aromatiques.

    Le terme « single grain » désigne un whisky de grain issu d’une seule distillerie, parfois embouteillé en tant que produit premium, même si c’est encore relativement rare.

    1. https://privatewhiskysociety.com/accueil/tout-savoir/encyclopedie/les-differents-whiskies/grain-whisky/
    2. https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/8371914/whisky-de-grain
    3. https://www.whisky.fr/achat/alcool/whiskies/types/grain-whisky.html
    4. https://klac.fr/c/37-whisky
    5. https://maisonbenjaminkuentz.com/ressources/type-de-whisky/single-grain
    6. https://www.graindinfusion.fr/post/le-whisky-en-bref

     

    Whisky de malt *

    Dans l'industrie du whisky, le terme « whisky indien » est fréquemment évoqué lors de débats réglementaires.  En effet , des  boissons commercialisée en Inde sous l'appellation « whisky », ne correspond pas systématiquement à la définition européenne du whisky.

    En pratique, le terme « whisky indien »  recouvre deux réalités très différentes :

    1. des single malts indiens de céréales entrant dans le cadre réglementaire européen
    2. des spiritueux indiens à base de mélasse ou d’alcool neutre, parfois assemblés ou non avec une faible part de véritable whisky , incompatibles avec le cadre réglementaire européen.

     

    Donc attention : lisez bien l’étiquette et renseignez-vous sur le process du produit.  Certains produits appelés « whisky » en Inde peuvent ne pas être distillés à partir de céréales ni forcément maturés comme l’exige la définition européenne.

    Cependant , depuis quelques décennies, l’Inde produit aussi de véritables whiskies de grain, notamment des single malts reconnus internationalement, comme Amrut, Paul John ou Rampur. Ceux-là sont bien des whiskies au sens technologique et ils sont généralement considérés comme des whiskies à part entière.

    Au total

    Le terme « whisky indien » ne signifie pas automatiquement la même chose partout. Dans un contexte professionnel, il faut donc préciser si l’on parle du marché indien dans son ensemble, ou d’un whisky indien conforme aux standards internationaux de production et de définition.

    1. https://en.wikipedia.org/wiki/Indian_whisky
    2. https://www.jardinvouvrillon.fr/2283-whisky-indien
    3. https://www.whiskymag.fr/amrut/
    4. https://www.heritage-whisky.fr/origines/inde/
    5. https://www.whisky-lovers-encyclopediae.com/pays-producteurs/asie/inde
    6. https://www.youtube.com/watch?v=PIUg3BBDb5k
    7. https://spiritory.com/fr/news/l-evolution-du-whisky-indien-et-son-impact-mondial-fr
    8. https://www.grandsmalts.fr/2013/12/13/inde-la-face-cachee-de-la-planete-whisky/
    9. https://spiritory.com/fr/blog/l-evolution-du-whisky-indien-et-son-impact-mondial-fr

    Whisky Indien *

    Le terme « whisky indien » entraine des questions : est ce vraiment un whisky au sens de la réglementation Ecossaise ou Européenne ? Pourquoi ? 

    Il faut savoir que  des  boissons commercialisées en Inde sous l'appellation « whisky », ne correspondent pas systématiquement à la définition européenne du whisky.

    Le terme « whisky indien »  désigne en fait 2 produits totalement différents :

    1. des single malts indiens , à base de céréales, entrant totalement dans le cadre réglementaire européen du whisky
    2. des spiritueux indiens à base de mélasse ou d’alcool neutre, parfois assemblés avec une faible part de véritable whisky , incompatibles avec le cadre réglementaire européen du whisky.

    Donc attention : lisez bien l’étiquette et renseignez-vous sur le process du produit.  Certains produits appelés « whisky » en Inde ne sont pas des whiskies au sens européen ou écossais du terme.

    Cependant , depuis quelques décennies, l’Inde produit aussi de véritables whiskies de grain. On peut citer  des single malts tels qu' Amrut, Paul John ou Rampur. Ces produits sont bien des whiskies ... pour les européens , entre autres  .

    Au total

    Le terme « whisky indien » ne signifie pas automatiquement la même chose partout. Lorsqu'on évoque un " whisky indien " il faut se demander s'il est bien conforme  aux standards internationaux de production et de définition.

    1. wikipedia.org/Indian_whisky
    2. jardinvouvrillon.fr/whisky-indien
    3. whiskymag.fr/amrut
    4. heritage-whisky.fr/inde
    5. whisky-lovers-encyclopediae.com/inde
    6. youtube.com/whisky indien
    7. spiritory.com/evolution-du-whisky-indien
    8. grandsmalts.fr/inde-face-cachee-de-la-planete-whisky
    9. www.whisky.fr/lexique

    Whisky loch *

    Le terme « whisky millésimé » désigne un whisky produit exclusivement à partir d'un distillat d'une année précise, sans mélange avec d'autres années.

    Il évoque une analogie avec le vin, où le millésime correspond à l'année de récolte, mais pour le whisky, il s'agit de l'année de distillation, souvent accompagnée de l'année d'embouteillage qui permettent de calculer l’âge.

    Contrairement à l'indication d'âge (ex. : 12 ans), qui mesure la durée minimale de maturation en fût, le millésime identifie l'origine temporelle exacte du spiritueux. Un whisky millésimé peut avoir n'importe quel âge, son unicité provient des conditions climatiques et du terroir de l’année du millésime.

    De ce fait ces whiskies sont produits en quantités limitées, ce qui en fait des éditions rares. Ils offrent un profil aromatique unique, influencé par le style de la distillerie, les fûts et les aléas annuels, sans garantie de supériorité systématique sur les non-millésimés.

    1. https://www.heritage-whisky.fr/types/millesime/
    2. https://cocktailand.fr/amp/articles/whisky-millesime-l-excellence-des-distilleries-francaises-448

     

    Whisky millésimé *

    Le terme « whisky millésimé » désigne un whisky produit exclusivement à partir d'un distillat d'une année précise, sans mélange avec d'autres années.

    Il évoque une analogie avec le vin, où le millésime correspond à l'année de récolte, mais pour le whisky, il s'agit de l'année de distillation, souvent accompagnée de l'année d'embouteillage qui permettent de calculer l’âge.

    Contrairement à l'indication d'âge (ex. : 12 ans), qui mesure la durée minimale de maturation en fût, le millésime identifie l'origine temporelle exacte du spiritueux. Un whisky millésimé peut avoir n'importe quel âge, son unicité provient des conditions climatiques et du terroir de l’année du millésime.

    De ce fait ces whiskies sont produits en quantités limitées, ce qui en fait des éditions rares. Ils offrent un profil aromatique unique, influencé par le style de la distillerie, les fûts et les aléas annuels, sans garantie de supériorité systématique sur les non-millésimés.

    1. https://www.heritage-whisky.fr/types/millesime/
    2. https://cocktailand.fr/amp/articles/whisky-millesime-l-excellence-des-distilleries-francaises-448

     

    White dog *

    Le terme « white dog » désigne, dans l'industrie du whisky (principalement aux États-Unis), l'alcool de grain distillé qui sort de l'alambic avant tout séjour en fût de chêne.

    Il s'agit donc du distillat pur, incolore et à haut degré alcoolique , qui constitue la base brute de ce qui deviendra, après maturation , le whisky (bourbon, rye, etc.).

    Le terme SERAIT apparu comme un jargon  d'initiés, utilisé par les distillateurs avant de devenir une appellation commerciale au début du XXIe siècle. Bien que son étymologie ne soit pas formellement établie, l'explication la plus courante suggère que le spiritueux est qualifié de « blanc » en raison de sa limpidité ( alors qu’il est transparent !) , et qu'il « mord » par sa force alcoolique élevée et son caractère brûlant.

    Il est parfois associé au terme « moonshine » (historiquement lié à la production clandestine) ou simplement appelé « new make » dans la terminologie anglo-saxonne plus large.

    Il convient de noter que, selon les réglementations, ce produit ne peut être qualifié légalement de « whisky » (notamment pour le bourbon aux États-Unis) tant qu'il n'a pas été soumis à un vieillissement conforme dans des contenants en chêne.

    1. https://www.spiritsanddistilling.com/dictionary/acref-9780199311132-e-718
    2. https://oakr.com/spirits-glossary/white-dog/
    3. https://enviroliteracy.org/what-is-white-dog-spirit/
    4. https://refletdereserve.com/quest-ce-que-le-whisky-blanc/
    5. https://spiritsanddistilling.com/dictionary/id/acref-9780199311132-e-718/
    6. https://pepite-depot.univ-lille.fr/LIBRE/EDSHS/2023/2023ULILH050.pdf

     

    Worm **

    • Traduction en français : serpentin
    • worm  (le tube lui même )
    • worm tube ( le tube et la cuve d'eau ) 

    Le serpentin désigne un système de condensation traditionnel utilisé pour liquéfier les vapeurs d'alcool à la sortie du col-de-cygne de l'alambic.

    Ce dispositif est constitué d'un long tube de cuivre enroulé en spirale, qui plonge à l'intérieur d'une grande cuve en bois ou en métal constamment alimentée en eau froide.

    Au fur et à mesure que les vapeurs chaudes descendent le long de cette structure hélicoïdale, le contact thermique avec les parois refroidies par l'eau déclenche leur condensation.

    Sur le plan physico-chimique, le serpentin offre une surface de contact entre le cuivre et le liquide nettement inférieure à celle des condensateurs tubulaires modernes.

    Cette interaction limitée réduit la filtration des composés soufrés par le cuivre, ce qui tend à produire un distillat plus lourd, charnu et d'une grande complexité aromatique.

    Bien que minoritaire aujourd'hui, ce procédé reste privilégié par certaines distilleries soucieuses de préserver un caractère de distillat robuste et traditionnel.

    1. https://www.masterofmalt.com/blog/post/what-are-worm-tubs-and-why-do-they-matter/
    2. https://www.whiskymag.fr/petit-dictionnaire-anglo-francais-du-whisky/
    3. https://www.smws.ch/fr/contes-du-worm-tub/
    4. https://jeffwhisky.com/what-is-a-wormtub/
    5. https://www.reddit.com/r/ReverendInsanity/comments/1lubk3a/the_liquor_worm_is_actually_inspired_to_a_real/
    6. https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000008291_fre
    7. https://www.reddit.com/r/CODZombies/comments/1jt7t05/chalkboard_codes/
    8. https://matheo.uliege.be/bitstream/2268.2/20582/4/Mémoire_Grégoire_McLeod_FINAL.pdf
    9. https://theses.fr/2012BOR14704.pdf

    Worm tub **

    • Traduction en français : serpentin
    • worm  (le tube lui même )
    • worm tube ( le tube et la cuve d'eau ) 

    Le serpentin désigne un système de condensation traditionnel utilisé pour liquéfier les vapeurs d'alcool à la sortie du col-de-cygne de l'alambic.

    Ce dispositif est constitué d'un long tube de cuivre enroulé en spirale, qui plonge à l'intérieur d'une grande cuve en bois ou en métal constamment alimentée en eau froide.

    Au fur et à mesure que les vapeurs chaudes descendent le long de cette structure hélicoïdale, le contact thermique avec les parois refroidies par l'eau déclenche leur condensation.

    Sur le plan physico-chimique, le serpentin offre une surface de contact entre le cuivre et le liquide nettement inférieure à celle des condensateurs tubulaires modernes.

    Cette interaction limitée réduit la filtration des composés soufrés par le cuivre, ce qui tend à produire un distillat plus lourd, charnu et d'une grande complexité aromatique.

    Bien que minoritaire aujourd'hui, ce procédé reste privilégié par certaines distilleries soucieuses de préserver un caractère de distillat robuste et traditionnel

    1. smws.ch/fr/contes-du-worm-tub
    2. masterofmalt.com/worm/
    3. oldpulteney.com/ worm-tubs-vs-shell-and-tube-condensers/
    4. smws.eu/worm-tubs
    5. whiskyadvocate.com/The-Worm-Tub
    6. youtube.com/
    7. scotchwhisky.com/ worm-tubes
    8. edinburghwhiskyacademy.com/distilleries-using-worm-tub-whisky-condensers

    Wort **

    Traduction en français :« moût »

    Il désigne le liquide sucré obtenu à l'issue de l'étape du brassage, après l'infusion des céréales maltées ou non dans de l'eau chaude.

    Contrairement au brassage de la bière, ce liquide n'est ni houblonné ni porté à ébullition.

    Une fois filtré, ce moût ,riche en sucres, est envoyé dans des cuves de fermentation (« washbacks »).

    Là, l'ajout de levures permet de transformer ces sucres en alcool et en gaz carbonique.

    Le « wort » change alors de nom pour devenir le « wash », une sorte de bière titrant généralement entre 6 et 8% vol., qui sera ensuite distillée.

    Xérès *

    Vin blanc fortifié  à l'eau de vie fabriqué historiquement dans la ville de Jerez de la Frontera dans le sud de  l'Andalousie (Espagne),  dont les fûts sont utilisés pour la maturation du whisky. On parle aussi de Sherry (anglais) ou de Jerez (espagnol)

    Le xérès est vieilli en fûts, en solera, et souvent sous voile, de manière à obtenir plusieurs catégories, dont le fino, le manzanilla ,l'oloroso le Pedro Ximenez .

    Les profils sont variables . on peut passer d’un Fino très sec à un Pedro Ximenez intensément sucré (jusqu’à 400 g/L).

    Le pedro ximenez est un cépage blanc, situé essentiellement dans la région de Montilla-Morilles. Selon les régions du Sud de l’Espagne il est travaillé différemment. Dans la région de Montilla, il peut servir à l’élaboration de vins fortifiés  mais aussi non fortifié. Ces vins doux sucrés donnent un vin très particulier, à la robe sombre, quasi noire, aux arômes de dattes et de café.

    Yeast *

    Le mot anglais “yeast” se traduit en français par levure.

    En matière de whisky, la levure est un micro-organisme vivant (généralement du genre Saccharomyces) utilisé lors de la fermentation : elle transforme les sucres issus du moût en alcool et en composés aromatiques.

    Elle joue un rôle impoetant dans le profil final du distillat, en produisant des esters, alcools supérieurs et autres molécules qui influencent les arômes fruités, floraux ou épicés du whisky.

    Dans les distilleries écossaises, l’espèce la plus couramment employée est Saccharomyces cerevisiae, sélectionnée pour sa robustesse et sa capacité à produire un rendement alcoolique élevé.

    Certaines distilleries expérimentent également des souches spécifiques ou des levures dites « de distillerie » et « de brasserie » afin de moduler les profils aromatiques.

    La durée de fermentation, généralement comprise entre 48 et 120 heures, influence fortement l’activité des levures : une fermentation longue favorise le développement de notes plus complexes (fruits mûrs, lactiques, parfois légèrement acidulées).

    Enfin, la gestion de la levure (fraîche, sèche, recyclée) ainsi que les conditions de température et d’oxygénation sont des paramètres techniques essentiels, étroitement contrôlés pour garantir la constance et la qualité du futur whisky.

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    mise à jour 20/05/2026